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RDC

Un ranger tué dans le parc de Kahuzi-Biega

Les soldats de la Monusco patrouillent le long du parc national Kahuzi-Biega en RDC le 27 septembre 2005.

Un ranger du parc de Kahuzi-Biega a été tué par des rebelles dans l'Est de la République démocratique du Congo, a déclaré vendredi un porte-parole de cette réserve naturelle célèbre pour ses gorilles.

"La coalition des Maï-Maï Shukuru et Kirikicho actifs dans le territoire de Kalehe a attaqué le poste de patrouille des éco-gardes. Nous avons perdu un éco-garde et le poste de patrouille de Lemera a été saccagé", a déclaré à l'AFP Hubert Mulongoy, chargé de communication du parc de Kahuzi-Biega.

Il s'agit du deuxième garde tué depuis le début de l'année dans cette réserve naturelle, repaire d'une espèce rare de gorilles et gros atout touristique de la province du Sud-Kivu.

M. Mulongoy s'est aussi inquiété de possibles incidents avec la communauté pygmée locale qui s'est dite victime de violences de la part des rangers du parc. "Ce matin (vendredi) nous avons reçu un appel des Pygmées comme quoi nous les avons attaqués hier et ce matin", a-t-il dit, craignant une action de représailles.

En avril, la direction du parc avait dénoncé la mort d'un éco-garde dans des accrochages avec des Pygmées, contestant en même temps la mort d'un Pygmée.

Les relations entre le parc de Kahuzi-Biega et les riverains sont souvent tendues.

Mi-juillet, un Pygmée avait été tué et treize rangers avaient été blessés dans des violences autour de cette réserve.

Les Pygmées de la région considèrent qu'ils ont été chassés de leur milieu naturel . La direction du parc les accuse d'être revenus illégalement dans les limites du parc il y a un an. La province du Sud-Kivu est infestée par des milices et rébellions comme l'ensemble de l'est de RDC.

Le parc Kahuzi-Biega abrite 13 familles de gorilles. Ces primates appartiennent à une sous-espèce appelée les gorilles de plaines orientales (Gorilla beringei graueri), connue également sous le nom gorille de Grauer, indique le site internet du parc.

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Mille morts et 500.000 déplacés dans les violences en Ituri en 3 ans

Des soldats marocains de la Monusco patrouillent dans le territoire de Djugu ravagé par la violence, dans la province de l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 13 mars 2019.

Près de 1000 personnes ont été tuées et un demi-million ont été déplacées dans les violences en Ituri depuis décembre 2017, selon l'ICG.

"Depuis décembre 2017, des violences dans la province de l’Ituri ont fait près de 1 .000 morts et un demi-million de déplacés", écrit le Centre d'analyse politique International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié mercredi à Kinshasa.

Dans son rapport, ICG demande également aux autorités d'envisager de négocier "la reddition" de plusieurs milices.

"Le gouvernement congolais devrait privilégier une stratégie visant à négocier la reddition des milices Lendu tout en soutenant un dialogue plus vaste entre les Hema, les Lendu, et d’autres communautés de l’Ituri", estime l'ONG.

"Des acteurs externes, selon ICG, y compris de la province (voisine) du Nord-Kivu et des pays avoisinants, sont également impliqués dans ce conflit".

Le président congolais Félix Tshisekedi devrait "simultanément travailler avec les pays voisins pour qu’ils cessent tout appui aux assaillants de la région", estiment les auteurs du rapport, l'invitant à "mettre le conflit de l’Ituri à l’ordre du jour du nouveau forum quadripartite réunissant l’Angola, l’Ouganda, la RDC et le Rwanda".

Entre 1999 et 2003, un conflit entre les milices des deux communautés Lendu et Hema, instrumentalisé par l'Ouganda voisin, avait fait des dizaines de milliers de morts.

Les violences ont repris pour des motifs obscurs fin 2017, sans que cette fois l'Ouganda semble y jouer un rôle. Les attaques sont attribuées aux miliciens de la secte ethnico-mystique Coopérative pour le développement du Congo (Codeco, qui prétend défendre les Lendu). Les Hema n'ont pas reconstitué de milices, s'en remettant à l'autorité de l'État.

Cependant, selon ICG, "l’organisation de jeunes hema en groupes d’autodéfense qui érigent des barrages sur les routes de l’Ituri devraient alerter sur le risque d’une plus forte communautarisation du conflit".

Une délégation d'anciens chefs de guerre du conflit de 1999-2003 séjourne en Ituri depuis quelques jours pour tenter d'œuvrer pour la paix à la demande du président Tshisekedi.

Les tueries en cours en Ituri "pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale", a mis en garde la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda, le 4 juin dernier.

Depuis près de trois décennies, Kinshasa négocie les redditions des groupes armés avant d'intégrer combattants et commandants au sein de l'armée régulière sans jamais mettre fin à l'activisme des groupes armés et des milices dans sa partie orientale.

Confusion à Kinshasa autour de la démission supposée du chef des juges

Président ya Vour constitutionnelle Benoït Lwamba Bintu na Kinshasa, 19 janvier 2019. (Photo by Caroline THIRION / AFP)

La présidence de la RDC dit avoir pris acte de la démission du juge qui dirige la Cour constitutionnelle, mais ce dernier nie avoir démissionné.

Une controverse couve au sujet du plus haut juge de la RDC : ses pairs juges et la présidence du pays prétendent qu'il a démissionné, ce qu'il nie.

Mardi, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur de cabinet intérimaire du président congolais Félix Tshisekedi, a adressé une correspondance au Conseil supérieur de la magistrature pour accuser réception d'un procès-verbal dans lequel le Conseil - l'organe qui régule la justice - valide la démission du président de la Cour constitutionnelle, le juge Bénoit Lwamba Bindu.

Le président Tshisekedi "saisit cette occasion pour féliciter et remercier une fois de plus, le président démissionnaire pour les services rendus à notre justice", écrit le directeur de cabinet.

Mais selon l’avocat du juge Bénoit Lwamba Bindu, la lettre de démission brandie par le Conseil est fausse, son client n'a pas démissionné.

"Il n’y pas démission parce que celle-ci a été démentie par le président de la Cour constitutionnelle. Il s’en suit que les actes qui ont été posés en vertu de cette prétendue démission sont caducs. Le président reste en place", a déclaré à VOA Afrique Me Théodore Ngoyi, avocat du juge Lwamba Bindu.

Il explique que son client est en Europe depuis quelques temps pour des soins médicaux.

"Quand il va revenir, il aura la liberté de dire si oui ou non il a démissionné. Pour le moment, nous avons sa lettre qui dit qu’il n’a pas démissionné", précise Me Ngoyi.

Le président de la plus haute cour congolaise dit qu'il n'a pas démissionné
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Sans mâcher ses mots, l'avocat accuse des agents du service de renseignement de s'être introduits illégalement dans les bureaux du président de la Cour constitutionnelle qui est également président du Conseil supérieur de la magistrature.

"Ils ont cassé l’antichambre du bureau à la recherche des documents ou du sceau parce qu’on voudrait, semble-t-il, donner un numéro correct à la lettre de démission attribuée au président (de la Cour constitutionnelle)", explique Me Ngoyi.

Comme preuve, il précise que la fausse lettre de démission porte un numéro de référence qui en réalité correspond à un tout autre document.

"Cette lettre n’est pas passée par la cour", conclut Me Ngoyi.

En place depuis près de 20 ans, le juge Bénoit Lwamba Bindu est sous le coup de sanctions américaines: Washington lui reproche d'avoir contribué aux violations de droits de l'homme en RDC.

Le procès en appel de Vital Kamerhe fixé au 24 juillet

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Le président de la plus haute cour congolaise dit qu'il n'a pas démissionné

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Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa

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