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RDC

Violences dans un parc naturel en RDC : un Pygmée tué, 13 rangers blessés

Un jeune gorille de Grauer est aperçu dans le parc national de Kahuzi-Biega, dans le Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 5 novembre 2012.

Un Pygmée a été tué et treize rangers ont été blessés, dont trois grièvement, dans de nouvelles violences autour du parc naturel de Kahuzi Biega, repaire d'une espèce rare de gorilles dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi auprès de sources du parc.

"Une patrouille d'éco-gardes qui pourchassait deux braconniers est tombée mercredi dans une embuscade tendue par des Pygmées armés de machettes et de flèches", a déclaré à l'AFP Hubert Mulongoy, chargé de la communication du parc de Kahuzi-Biega, gros atout touristique du Sud-Kivu.

"Dans ces accrochages, nous avons enregistré treize blessés parmi les gardes du parc, dont trois grièvement, qui sont dans un état critique. Leur avenir est incertain", a-t-il ajouté. "Parmi les blessés graves, figure un dont les doigts ont été coupés à la machette".

"Le nommé lwaboshi Simba a reçu une balle dans ces accrochages et est mort sur le champ", a pour sa part déclaré à l'AFP Ntavuna Cizungu, représentant de la communauté pygmée riveraine du parc Kahuzi-Biega. Un autre pygmée a été blessé, ajoute-t-il.

"Nous enregistrons depuis quelques jours un regain de tension entre les peuples autochtones (Pygmées) et le parc de Kahuzi Biega", selon ce porte-parole du parc.

La direction du parc avait dénoncé la mort d'un éco-garde nommé Espoir fin avril dans de précédents accrochages, contestant la mort d'un pygmée alors.

Les communautés pygmées contestent leur mise à l'écart du parc de Kahuzi Biega.

La direction du parc les accuse d'être revenus illégalement dans les limites du parc il y a près d'un an, entre août et octobre 2018.

Les Pygmées se livrent depuis à des actes de "déforestation", avait expliqué en juin à deux journalistes dont un de l'AFP le directeur du parc, Dedieu Byaombe Balongelwa.

Certains Pygmées sont eux-mêmes des éco-gardes, avait constaté l'AFP à cette époque.

L'unité des "rangers" concernée par cette attaque est composée d'anciens militaires et policiers, membre d'une Unité de protection des parcs nationaux (PPN) créé par l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), selon une source de cette structure de l'État congolais.

Le parc Kahuzi-Biega abrite 13 familles de gorilles suivies par le parc dont celle de "Bonne année", un mâle que les visiteurs peuvent croiser à quelques kilomètres de l'entrée.

Ces gorilles appartiennent à une sous-espèce appelée les gorilles de plaines orientales (Gorilla beringei graueri), connue également sous le nom gorille de Grauer, indique le site internet du parc.

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Une centaine de morts dans les violences du Tanganyika depuis début 2020

Un pêcheur manœuvre pour amarrer son bateau sur le lac Tanganyika à Uvira le 22 mars 2015.

Une centaine de personnes sont mortes depuis le début de l'année dans les violences oubliées du Tanganyika dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont 18 ces derniers jours dans une zone minière, selon des sources locales et les Nations unies.

Ce mardi, le ministre de l'Intérieur de la province du Tanganyika a indiqué que 12 civils avaient été tués lors de l'attaque du groupe armé "Apa na pale" dans la région minière de Mugunga au centre de la province.

"Six assaillants ont été également tués" par les forces de sécurité, a détaillé à l'AFP le ministre provincial, Dieudonné Kamona, selon qui les violences ont eu lieu samedi et dimanche.


Les miliciens "Apa na Pale" "ont utilisé des Twa (Pygmées) lors de leurs attaques qui ciblaient essentiellement des sites d'exploitation artisanale de l'or", a-t-il ajouté.

Dans cette même province du Tanganyika, les affrontements entre les milices de la minorité pygmée (les Twa) et celles des Bantous majoritaires "ont déjà fait une centaine de morts parmi les civils depuis le début de l’année", écrit dans un rapport le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La présence du groupe armé Apa Na Pale dans la région "a également contribué à l’insécurité, étant donné la présence limitée des forces de sécurité dans la province", ajoute M. Guterres dans ce rapport en date du 18 juin.

En avril, l'armée congolaise a lancé "une série d’opérations contre les milices Twa (Pygmées) qui ont permis de les déloger des zones les plus peuplées".

Le conflit porte sur "le contrôle des ressources, notamment les ressources foncières et l’exploitation minière artisanale", ajoute M. Guterres dans son rapport trimestriel sur la RDC.

En 2016-2017, des dizaines de milliers de civils avaient fui les violences entre Pygmées et Bantoues dans la région. Des organisations humanitaires ont avancé le chiffre de 500.000 à 650.000 déplacés.

Des tentatives de réconciliation avaient eu lieu entre Bantous et Pygmées, qui s'estiment méprisés par la communauté majoritaire.

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Appels à manifester contre la commission électorale congolaise

Adolphe Muzito, Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi lors d'une réunion de Lamuka, 27 mars 2020. (Twitter Coalition Lamuka) (TwitterCoalition Lamuka)

Trois mouvements distincts ont lancé autant d'appels à manifester en République démocratique du Congo contre le choix controversé du nouveau président de la très stratégique Commission électorale nationale indépendante (Céni), respectivement pour les 9, 13 et 19 juillet.

Les quatre leaders de la coalition d'opposition Lamuka ont appelé mardi "le peuple congolais à manifester ce lundi 13 juillet, à Kinshasa et toute l'étendue du territoire, dans le strict respect des gestes barrière".

Cette coalition avait revendiqué la victoire pour son candidat, Martin Fayulu, à l'élection présidentielle de décembre 2018, officiellement remportée par Félix Tshisekedi.

Les leaders de Lamuka accusent l'actuel secrétaire exécutif de la Céni, Ronsard Malonda, dont l'Assemblée nationale a entériné le choix comme futur président de cette instance, d'avoir "contribué à tous les hold-ups électoraux depuis 2006".

Le Comité laïc de coordination (CLC, proche des catholiques) et des mouvements citoyens ont appelé pour le 19 juillet à "une grande marche pacifique de protestation, à Kinshasa et dans d'autres villes du pays".

Samedi, leur marche de plusieurs centaines de personnes a été dispersée par la police à son arrivée autour du Parlement.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du président Thisekedi, avait déjà convoqué ses partisans dans la rue à Kinshasa jeudi.

La nomination officielle du nouveau président de la Céni doit être validée par le chef de l'Etat.

La RDC vit toujours sous le régime de l'"état d'urgence" sanitaire face au Covid-19, prolongé pour la sixième fois lundi pour 15 jours, qui interdit normalement les rassemblements de plus de 20 personnes.

Les manifestations en RDC peinent souvent à rassembler au-delà du cercle de leurs organisateurs et leurs partisans, parfois payés pour descendre dans la rue.

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