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Un projet américain se propose de payer les criminels pour qu'ils ne récidivent pas

Des manifestants participent à un rassemblement anti-violence et anti-armes à feu parrainé par One Million Moms (Un Million de Mères) à New York, le 21 janvier 2013.

Le conseil municipal de Washington, DC, veut financer un programme qui permettra de payer les jeunes "à risque" pour qu'ils ne se laissent pas tenter par la criminalité.

Les meurtres sont de nouveau en hausse dans de nombreuses grandes villes américaines après des années de baisse globale. À Washington, DC, le nombre d'homicides l’an dernier a même atteint un chiffre record en sept ans. Ce qui pousse des membres du conseil municipal de la capitale américaine à vouloir financer un programme qui consiste à verser de l'argent aux jeunes «à risque» pour ne pas commettre de crimes.

Erica Briscoe passait le plus clair de son temps à commettre des actes criminels, mais aujourd’hui elle est créatrice de mode en herbe. Elle apprend à fabriquer des vêtements pour jeunes. Elle a une nouvelle attitude face à la vie, dit-elle, grâce à ce programme de formation.

"Cela m'a vraiment ouvert les yeux et m’a permis de croire en moi et de me dire que je peux réussir. Je vais réussir. C’est sûr, parce que je suis bonne dans ce domaine", confie Erica qui se dit déterminée à ne pas répéter les erreurs du passé.

"J'allais à l'épicerie pour voler de la nourriture pour moi et mes jeunes frères et sœurs. Ensuite c’est allé plus loin : vol de voitures, voler les gens, entrer par effraction dans les maisons. J’ai servi une peine de neuf mois et demi dans un établissement pénitentiaire pour mineurs", ajoute-t-elle.

Erica a pu s’en sortir grâce en partie à un programme qui lui donne un soutien psychologique et lui permet de bénéficier d’une formation professionnelle. Ses efforts sont récompensés par une allocation de plus de 8 dollars de l'heure.

"On doit payer certaines personnes pour les ramener sur le droit chemin. Mais pour ma part, c’est différent. Je reçois beaucoup d'informations pour m’améliorer et progresser dans la vie", indique Erica.

Soit nous payons maintenant, soit nous paierons le prix fort plus tard
Ronald Moten, activiste

Le conseil municipal de Washington, DC, envisage ainsi de financer ce projet qui permettra de payer, conseiller et former les individus "à risque" afin qu’ils s’abstiennent de toute forme d’affaires illicites. Ronald Moten se bat pour ce programme.

"Pourquoi ne pouvons-nous pas investir pour aider les jeunes à se guérir de leur mal et devenir des citoyens productifs ? Soit nous payons maintenant, soit nous paierons le prix fort plus tard", affirme l'activiste Moten.

En sortant de prison, Ronald Moten est devenu activiste au sein de sa communauté à Washington. Il se souvient d'un programme couronné de succès il y a huit ans et qui octroyait 300 dollars par mois aux jeunes à risque pour qu’ils respectent la loi.

"Nous ne disons pas qu’il faut leur donner de la providence. Nous disons qu’il faut les soutenir ; leur offrir le transport, à manger pendant que nous transformons leur vie pour qu’ils deviennent de bons citoyens qui trouveront un emploi demain et qui le rendront à leur communauté", précise M. Moten.

Pour lui, le nombre de crimes violents à Washington avait diminué pendant quatre années d’affilée, et ce, jusqu’à l’abandon de ce programme d’agent. Mais pour les détracteurs, un nouveau projet de ce type aura peu de résultats et pourrait coûter la ville près d'un demi-million de dollars pour environ 200 personnes. La mairie ne dispose pas pour l’heure de cet argent.

"Nous offrons des récompenses pour des informations nous permettant à combattre la criminalité, mais nous ne payons pas les gens spécifiquement pour qu’ils ne commettent pas de crimes", déclare Vendette Parker qui fait partie de la police de Washington.

La police de Washington n’est pas en mesure de parler de l’efficacité d’un tel programme, mais des activistes comme Ronald Moten espèrent que les politiques ne feront pas barrage à un projet qui veut ramener les jeunes sur le droit chemin.

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Le loup n'est plus une espèce protégée aux Etats-Unis

Des loups gris hurlent dans une zone d'exposition du Centre international du loup à Ely, dans le Minnesota, en février 2008. (Photo AP / John Flesher)

L'administration de Donald Trump a confirmé jeudi que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux Etats-Unis. Elle révoque ainsi une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés.

L'annonce intervient quelques jours avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que de nombreux élus républicains du Midwest, terre électorale cruciale, réclamaient le retrait du loup de la liste protégée.

"Après plus de 45 ans sous un statut d'espèce protégée, le loup gris a excédé tous les objectifs de préservation en vue de son rétablissement", a déclaré le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt (les premières protections ont commencé en 1974).

La population de loups (Canis lupus) aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) est remontée à 6.000, selon le département de l'Intérieur, contre moins de 1.000 en 1967.

Le loup s'est redéveloppé dans la région des Rocheuses et a commencé à revenir dans l'Ouest. Sous la présidence de Barack Obama, il avait déjà perdu son statut protégé dans l'Idaho et le Montana.

Il reviendra désormais aux Etats de décider comment gérer les populations de loups, en autorisant ou non la chasse et les pièges. La mesure était réclamée par des éleveurs. Seul le "loup mexicain", présent dans le Sud-Ouest, restera protégé au niveau fédéral.

La communauté scientifique et un grand nombre d'élus, de citoyens et de militants s'opposaient à la révocation, car le loup n'a pas encore regagné tout son habitat historique.

L'ONG Earthjustice a promis de contester la décision en justice, accusant l'agence fédérale chargée de la protection des animaux de ne pas avoir suivi les procédures scientifiques normales.

"Choquée et attristée" par la décision de l'US Fish and Wildlife Service, Jane Goodall, célèbre avocate des animaux et spécialiste des primates, a expliqué que les loups ne pourraient plus étendre leurs territoires en raison de la chasse et des pièges.

"Les loups ont la même conscience, les mêmes émotions et la même intelligence que les chiens, voire plus", a dit Jane Goodall dans une vidéo. "Comment réagiriez-vous si votre chien était abattu pour que quelqu'un accroche sa tête sur un mur?"

Treize espèces ont perdu leur statut protégé depuis 2017 sous l'administration Trump. La liste inclut une chauve-souris, un gecko ou encore un campagnol.

Le célèbre rapace "bald eagle" (pygargue à tête blanche), animal symbole des Etats-Unis, a été retiré de la liste protégée en 2007.

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