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Un prêtre tué dans des combats entre groupes armés en Centrafrique


L'abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari a reçu une balle dans l'abdomen et est mort des suites de ses blessures dans des combats entre groupes armés à Bambari, Centrafrique, 29 juin 2018. (Facebook/ Firmin Gbagoua)

Un prêtre a été tué vendredi soir à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, tandis que des combats opposent des groupes armés depuis plusieurs jours dans la région de Kaga-Bandoro (nord), a annoncé samedi une porte-parole de l'ONU.

L'abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari, "a reçu une balle dans l'abdomen et est mort des suites de ses blessures", a déclaré à l'AFP Uwolowulakana Ikavi, porte-parole de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca).

En fin de journée vendredi, "des Peuls ont tiré sur le vicaire général au niveau de l'archevêché de Bambari et il a rendu l'âme à l'hôpital" dans la nuit de vendredi à samedi, a affirmé un habitant de Bambari sous couvert d'anonymat. "C'était quelqu'un de sérieux, souriant", a-t-il ajouté.

Au même moment, des combats se poursuivaient entre des membres de deux groupes armés et des miliciens dits "d'autodéfense" antibalakas plus au nord, près de Mbrès, dans la région de Kaga-Bandoro.

Ces combats entre d'une part, des membres du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) - issus de l'ex-rébellion de la Séléka - et de l'autre, les miliciens antibalakas, ont débuté le 22 juin, selon la porte-parole de la Minusca.

"Les combats ont entraîné d'autres violences. Des maisons ont été brûlées et les casques bleus ont été la cible d'attaque d'éléments armés", a-t-elle dit, ajoutant : "La situation dans la zone est très tendue". Elle n'a pas donné de bilan de ces combats.

Le démantèlement d'un barrage antibalaka par des éléments du MPC et du FPRC serait à l'origine de ces affrontements.

>> Lire aussi : 34 miliciens antibalaka centrafricains extradés de RDC

Les combats et les violences sont presque quotidiens sur la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique, sous la coupe de groupes armés et de milices qui y commettent de nombreuses exactions.

En 2013, la chute du président François Bozizé, renversé par l'ex-rébellion de la Séléka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka, prétendant défendre les non-musulmans.

Cinq ans après, les groupes issus de l'ex-Séléka et les milices antibalakas sévissent toujours et s'affrontent pour le contrôle des ressources de ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

Avec AFP

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