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34 miliciens antibalaka centrafricains extradés de RDC


Des enfants observent le véhicule des casques bleus marocains, Bangassou, le 14 aout 2017

Trente-quatre membres de milices dites d'autodéfense antibalaka de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, dont leur chef "Pino Pino", ont été extradés de République démocratique du Congo où ils avaient été arrêtés en mai, a annoncé vendredi le ministre centrafricain de la Justice.

"Ils sont arrivés il y a deux jours (mercredi) et sont incarcérés à Bangui, dans l'attente de leur jugement" par la Cour criminelle, équivalent de la Cour d'assises en Centrafrique, a déclaré le ministre, Flavin Mbata.

Les audiences de la Cour criminelle doivent démarrer en juillet.

>> Lire aussi : Plus aucun "obstacle" aux enquêtes de la Cour pénale spéciale en Centrafrique

Ces miliciens antibalaka seront poursuivis pour "crimes de guerre, association de malfaiteurs, crime contre l'humanité, détention illégale d'armes et munitions de guerre, rébellion, assassinats et tentative d'assassinats, destruction des biens d'autrui et pillages".

"Pino Pino", un des chefs antibalaka de Bangassou, avait été arrêté le 16 mai avec 33 de ses hommes en RDC.

Certains d'entre eux seraient impliqués dans l'attaque et l'enlèvement de Casques bleus cambodgiens, en mai 2017 à Bangassou, selon le ministre de la Justice.

>> Lire aussi : Le retour prévu de l'armée suscite l'espoir à Bangassou en Centrafrique

Fin janvier, "Béré Béré", un autre chef d'un groupe d'autodéfense autoproclamé de cette ville, s'était rendu à la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui y commettent d'innombrables violences et exactions.

La chute cette année-là du président François Bozizé, renversé par l'ex-rébellion de la Séléka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka, prétendant défendre les non-musulmans.

Groupes armés issus de la Séléka et milices s'affrontent aujourd'hui pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

Avec AFP

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