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États-Unis

Un nombre record de démissions à la Maison Blanche

Le président Donald Trump entouré de quelques membres de son staff sur une photo postée sur son compte Twitter le 8 novembre 2017. (Twitter/Donald J. Trump)

Les départs et démissions de la Maison Blanche ont atteint un nombre record depuis le début de la présidence de Donald Trump le 20 janvier 2017.

Selon une étude réalisée par Kathryn Dunn Tenpas de l'Institut Brookings, plus d'un tiers des membres du personnel de l'administration Trump a quitté la Maison Blanche au cours de sa première année, un rythme qui éclipse de loin le taux de départ du personnel des cinq présidences précédentes.

Le rythme des démissions, des licenciements et autres départs de la Maison Blanche du président Donald Trump est deux fois supérieur comparé à la première année de George W. Bush en tant que président et le triple de la première année au pouvoir de Barack Obama.

Ce n'est pas seulement le nombre de départs qui est surprenant, c'est aussi leur rapidité. Un grand nombre de cadres supérieurs de Trump sont partis dès la première année.

"Six des douze postes de niveau 1 ont été abandonnés (Reince Priebus, chef de cabinet, Katie Walsh, chef de cabinet adjoint, Sean Spicer, attaché de presse, George Sifakis, adjoint au président et directeur du bureau de liaison publique, Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale, KT McFarland, conseiller adjoint à la sécurité nationale)", explique Kathryn Dunn Tenpas.

"En comparaison, Obama a perdu un conseiller (Greg Craig, avocat de la Maison Blanche), et George W. Bush n'a pas eu de changement dans ces postes de haut niveau", rappelle-t-elle.

Son étude étant sorti à la mi-janvier, l'auteure de l'étude n'a pas inclu un certain nombre de départs plus récents, y compris l'ancien secrétaire du personnel, Rob Porter; Rachel Brand, le troisième responsable du département de la Justice; et l'écrivain David Sorensen, tous partis la semaine dernière.

Selon elle, "comme le président s'appuyait sur bon nombre de ses relations dans le secteur privé et hésitait à embaucher ceux qui s'opposaient à lui pendant la campagne, l'absence d'expérience préalable de la Maison-Blanche dans les rangs des cadres supérieurs était flagrante".

Elle poursuit : "comme les caractéristiques de la campagne Trump et le personnel relativement restreint de la campagne ont limité le nombre de candidats expérimentés, ils ont créé de nouvelles opportunités pour de nombreuses personnes qui n'avaient pas d'expérience".

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Kobe Bryant est mort dans un accident d'hélicoptère

Kobe Bryant, âgé de 41 ans, ancien joueur de Los Angeles Lakers, 13 avril 2016.

Kobe Bryant, une des plus grandes stars NBA de tous les temps, est décédé dimanche matin dans le crash de son hélicoptère, survenu à Calabasas dans le sud de la Californie, ont annoncé le gouverneur de Californie et la maire de la ville.

"Nous pleurons la mort tragique et prématurée d'une icône californienne et d'une légende du basket-ball, Kobe Bryant", a écrit Gavin Newsom dans un communiqué.

Dans un e-mail à l'AFP, la maire de Calabasas Alicia Weintraub a confirmé cette information: "Oui, c'est confirmé", a-t-elle écrit.

Selon TMZ, le site américain d'actualités sur les célébrités, qui a annoncé le premier la tragédie, le basketteur, père de quatre enfants, était à bord de son hélicoptère privé avec quatre autres personnes, lorsque celui-ci est brusquement tombé, avant de s'enflammer. Aucune personne n'a survécu au crash. La cause de l'accident n'est pas encore connue.

Quintuple champion NBA avec les Lakers, son club de toujours, double champion olympique avec Team USA en 2008 et 2012, Bryant était un des plus grands basketteurs que l'histoire ait connue.

Sa mort a provoqué un tsunami de réactions empreintes de grande émotion, tandis que ni les Lakers ni la Ligue nord-américaine de basket n'avaient eux pas encore réagi.

"C'est une terrible nouvelle!", a tweeté dimanche le président américain Donald Trump.

"Je suis abasourdi, a commenté par le même canal l'ex-star de la NBA Scottie Pippen. C'est tout simplement un jour incroyablement triste et tragique." a-t-il encore écrit.

Quelques minutes après l'annonce de la mort de Bryant, avant même qu'elle ne soit confirmée, NBA TV a bouleversé ses programmes pour déjà évoquer sa mémoire.

Sur les parquets dimanche, huit matches sont au programme. Après concertation entre joueurs, franchises et la NBA, tous ont été maintenus en observant 24 secondes de silence en hommage au "Black Mamba", qui a d'abord porté le numéro 8 puis le 24 au cours de ses 20 années de carrière aux Lakers.

La disparition de "Black Mamba", l'un des sept joueurs à avoir inscrit plus de 30.000 points en carrière et une idole de plus d'une génération de sportifs, à commencer par LeBron James, intervient 25 jours après la mort de David Stern, l'ancien "commissionner" de la NBA qui l'avait fait prospérer et devenir une marque mondiale.

Procès de Trump: l'accusation boucle l'exposé de ses griefs

Destitution de Trump: Bataille entre démocrates et républicains au sénat

Les procureurs démocrates bouclent vendredi leur présentation du dossier d'accusation contre Donald Trump au quatrième jour d'un procès en destitution au Sénat où, malgré la portée historique des débats, pointe une certaine lassitude.

Après de longues heures à la barre, les sept élus de la Chambre des représentants reprendront la parole à la mi-journée pour dérouler leurs griefs contre le président des Etats-Unis, le troisième seulement à subir une telle épreuve.

Ils céderont la place samedi à la défense, qui disposera à son tour de 24 heures sur trois jours pour demander l'acquittement immédiat du locataire de la Maison Blanche. Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 élus sur 100), il est quasi certain de gagner son procès.

Les démocrates espèrent toutefois écorner son image, alors qu'il est en pleine campagne de réélection.

"Vous ne pouvez pas faire confiance à ce président pour qu'il fasse ce qui est bon pour ce pays", par contre il fait "ce qui est bon pour Donald Trump", a lancé le procureur en chef Adam Schiff dans une conclusion tard jeudi.

"Il doit être destitué car le bien et la vérité comptent. Sinon nous sommes perdus", a ajouté l'élu démocrate dans une envolée empreinte d'émotion.

Le leader des sénateurs démocrates Chuck Schumer a reconnu jeudi que ce discours "poignant" "s'adressait au bon sens des Américains".

- "Mensonges" -

Avant de participer au rassemblement annuel des militants anti-avortements, qui lui permet de cimenter sa base électorale, Donald Trump s'est plaint d'avoir "eu à endurer des heures et des heures de mensonges, de fraudes et de tromperies".

"Le coup monté de la destitution perturbe les élections de 2020", a-t-il reconnu sur Twitter, avant de se plaindre du calendrier: "mes avocats vont être obligés de commencer samedi, ce qu'on appelle la Vallée de la Mort en télé!"

L'un d'eux Jordan Sekulow fils de l'avocat personnel de Donald Trump Jay Sekulow a déclaré sur la chaîne Fox qu'ils allaient "attaquer toutes les inexactitudes" des procureurs. "On va plaider que le président était totalement dans son droit, tel que garanti par la Constitution", a-t-il ajouté.

Donald Trump se retrouve en procès parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle, et qu'il a au même moment gelé une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie.

Pour les démocrates, il a utilisé les moyens de l'Etat pour faire pression sur Kiev afin de "salir" son rival "en d'autres termes, de tricher à l'élection", selon les mots d'Adam Schiff. Et une fois "démasqué", il a gêné l'enquête du Congrès, lui reprochent-ils encore.

La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, l'a donc mis en accusation le 18 décembre pour "abus de pouvoir" et "entrave au travail du Congrès". Ce second chef sera au coeur des débats vendredi.

- "Du bon boulot" -

Pour ses partisans, l'impétueux président était dans son droit en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur les affaires du fils de Joe Biden, Hunter, dans ce pays gangrené par la corruption.

"Quand il s'agit de l'instance du président Trump" à demander une enquête sur les Biden, "je pense qu'il a raison", a encore déclaré vendredi l'influent sénateur républicain Lindsey Graham.

Fair-play, il a reconnu qu'Adam Schiff "avait fait du bon boulot", mais il lui a reproché d'avoir assuré que le président servait ses intérêts plus que ceux de l'Amérique: "cette décision revient aux électeurs".

D'autres sénateurs républicains ne se sont pas montrés aussi élégants, affichant clairement leur lassitude face à des arguments qui, de l'aveu même d'Adam Schiff, "se répètent" parfois.

Ils ont été vus haussant les épaules, ricanant ou piquant du nez pendant la présentation des démocrates. L'un d'eux a même écrit un grand "SOS" sur une feuille blanche lisible depuis la tribune réservée à la presse.

D'autres se sont régulièrement échappés dans l'antichambre de l'hémicycle, en violation des règles strictes du procès qui leur interdisent de parler, sortir de la salle d'audience, ou consulter leurs portables.

Le procès contre Trump se poursuit

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Donald Trump s'affiche avec les militants anti-avortement

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Quatrième jour du procès en destitution de Donald Trump

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