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Un Nigérian soupçonné d'avoir torturé des migrants à mort arrêté en Italie

La police interpelle un migrant à Ventimiglia, Italie, 16 juin 2015.

La police italienne a annoncé l'arrestation d'un trafiquant de migrants nigérian de 25 ans se faisant appeler "Rambo" et soupçonné d'avoir torturé, violé et tué des migrants détenus en Libye.

"Une fois, j'ai vu Rambo le Nigérian tuer un migrant qu'il avait bâillonné et torturé pendant longtemps", a témoigné un migrant devant les enquêteurs d'Agrigente (Sicile), selon des propos cités dans un communiqué de la police.

Un autre a assuré avoir vu "personnellement deux personnes battues à mort par Rambo", un garçon mineur et un homme tué sous les yeux de son frère.

"Quand j'étais dans ce ghetto, il était impossible de s'échapper", a expliqué un autre. "Mon cousin et d'autres ont essayé mais ils ont été attrapés et torturés presque à mort".

John Ogais, 25 ans, a été repéré et arrêté à Isola di Capo Rizzuto, dans un grand centre d'accueil dans le sud de l'Italie, théâtre d'un vaste coup de filet le mois dernier contre des réseaux mafieux soupçonnés d'avoir détourné des dizaines de millions d'euros destinés à la nourriture pour les migrants.

Plusieurs bourreaux de camps de détention libyens se faisant passer pour des migrants ont déjà été arrêtés ces derniers mois dans des centres d'accueil italiens après avoir été reconnus par d'anciens prisonniers.

Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye déchirée par les luttes de pouvoir et les violences, est devenue un carrefour de l'émigration clandestine vers l'Europe. Des réseaux très violents multiplient les enlèvements, les extorsions et les meurtres contre des migrants considérés comme des marchandises.

Beaucoup des migrants secourus sur des embarcations de fortune au large de la Libye et conduits en Italie portent des marques de tortures et évoquent des conditions cauchemardesques. Des migrants ont ainsi été enterrés vivants, ou abattus sur la plage parce qu'ils refusaient de monter sur une embarcation qu'ils jugeaient trop fragile.

Mais le trafic ne faiblit pas: près de 71.000 migrants sont arrivés cette année sur les côtes italiennes, selon le ministère de l'Intérieur, tandis que près de 2.000 autres sont morts ou disparus en mer, selon un dernier bilan mardi du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Avec AFP

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Ouganda : 8 morts et 15 disparus dans le chavirage d'un bateau

Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro, en Ouganda, le 15 février 2018.

Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d'un bateau sur le lac Albert, dans l'ouest de l'Ouganda, alors qu'elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.

Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d'une équipe locale de football, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.

"Pour l'instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu'à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants", a-t-il déclaré.

"L'équipe de football et leurs supporteurs allaient de l'embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré", a-t-il ajouté.

Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l'origine de l'accident.

Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l'AFP que "30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone".

"Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu", a-t-il ajouté, précisant que six membres de l'équipe dont l'entraîneur avaient été tués.

Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

En mars 2014, le naufrage d'un bateau ramenant des réfugiés congolais d'Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

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Jacob Zuma de retour devant le tribunal

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Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre de la RDC

Le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Corneille Lubaki)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé lundi un Premier ministre près de quatre mois après son investiture, l'ex-ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba, a annoncé le porte-parole du président, Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Actuel directeur général de la Société national des chemins de fer (SNCC), M. Ilunga Ilukamba a été nommé en vertu de l'accord politique entre M. Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, a-t-il été précisé.

Ce professeur en sciences économiques appliquées, a été présenté lors de sa nomination à la présidence de la RDC.

Il a promis de tout faire pour faire fonctionner harmonieusement la coalition au niveau du gouvernement et contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens en toute transparence.

Le chef d'état-major appelle au respect du calendrier pour la présidentielle de juillet

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (à gauche), s'est entretenu avec le chef d'état-major algérien Ahmed Gaid Salah à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger, le 20 mai 2014.

Le chef d'état-major de l'armée, de facto homme fort de l'Algérie, a appelé lundi au respect du calendrier de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, massivement rejeté par la rue.

"La tenue de l'élection présidentielle permettra d'éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel et de tout ce qui s'en suivra comme dangers et dérapages aux conséquences désastreuses", a estimé le général Ahmed Gaïd Salah, selon le texte d'un discours prononcé lors d'une visite sur le terrain et reçu par l'AFP.

Le général Gaïd Salah a appelé à "accélérer la création et l'installation de l'instance indépendante pour l'organisation et la supervision" du scrutin qui mettra "un terme" aux agissements de "tous ceux qui tentent de faire perdurer cette crise", née de la volonté acharnée du président Bouteflika et de son entourage de briguer un 5e mandat.

Après avoir renoncé à briguer un nouveau mandat après 20 ans à la tête de l'Etat, M. Bouteflika, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée, a finalement démissionné le 2 avril, laissant l'intérim, conformément à la Constitution, au président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, qui a convoqué une présidentielle pour le 4 juillet.

Replacée au centre du jeu politique, l'armée exige depuis le respect de ces délais constitutionnels alors que le mouvement de contestation exige le départ de l'ensemble des acteurs du "système", dont M. Bensalah, mais aussi le général Gaïd Salah, et la mise en place d'institutions de transition ad hoc pour réformer le pays.

Un temps vu comme un allié de la contestation pour le rôle décisif joué dans le départ de M. Bouteflika, après en avoir été un soutien indéfectible durant 15 ans, le général Gaïd Salah est depuis plusieurs semaines la cible des manifestants pour son refus de sortir du cadre de la Constitution.

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