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Un mort lors d'une manifestation de l'opposition en Guinée


Des militants du "Balai Citoyen Guinée" participent à une manifestation devant la cour constitutionnelle de Conakry, le 19 septembre 2018.
Des militants du "Balai Citoyen Guinée" participent à une manifestation devant la cour constitutionnelle de Conakry, le 19 septembre 2018.

Un jeune homme a été tué mardi à Conakry lors de la seconde des deux journées "ville morte" organisées par l'opposition guinéenne.

Outre ces deux journées, l'opposition a prévu jeudi une marche et un rassemblement pour protester contre la violation selon elle par le pouvoir d'un accord conclu en août sur l'installation des élus locaux après le scrutin contesté du 4 février.

Ibrahima Bah, âgé de 22 ans, et originaire de la préfecture de Dalaba, a été tué par balle à Ratoma, une banlieue de Conakry, a déclaré à l'AFP un de ses proches, Elhadj Saïkou affirmant qu'il avait "été touché à la poitrine par un agent de la brigade anticriminalité (BAC)".

"Le jeune a reçu une balle perdue au niveau de la poitrine alors qu'il sortait d'un restaurant", a dit à l'AFP le porte-parole de la police, le commissaire Boubacar Kassé.

Une ambulance de la Croix-Rouge a acheminé le corps à la morgue de l'hôpital Ignace Deen.

A la suite de ce décès, la tension est montée entre jeunes du quartier et forces de l'ordre, qui se sont affrontés à coups de pierres et de gaz lacrymogènes, selon des témoins.

"En ce moment, un calme précaire règne sur les lieux. Les moto-taxis profitent de cette situation pour se faire de l'argent" en raison de l'interruption de la circulation, a précisé une habitante, Mariama Bah.

Lundi soir, au terme de la première de ces deux journées "ville morte" à l'appel de l'opposition, cinq manifestants ont été arrêtés et présentés au journal du soir de la télévision d'Etat RTG.

A cette occasion, le ministre de la Sécurité, Alpha Ibrahima Keira, a indiqué que des consignes de fermeté avaient été données aux forces de l'ordre.

L'installation des élus communaux a commencé au début du mois sous la supervision de délégués du ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation.

Mais l'opposition accuse notamment le pouvoir de corrompre certains de ses élus pour s'assurer le contrôle de mairies à travers le pays.

Avec AFP

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