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Un leader séparatiste anglophone camerounais emprisonné victime d'un "traitement dégradant", selon HRW


Les avocats et l’assistance dans la cour du tribunal militaire lors de l'audience criminelle spéciale de deux leaders de la contestation anglophone, à Yaoundé, Cameroun, 7 juin 2017.
Les avocats et l’assistance dans la cour du tribunal militaire lors de l'audience criminelle spéciale de deux leaders de la contestation anglophone, à Yaoundé, Cameroun, 7 juin 2017.

Une figure du mouvement séparatiste anglophone camerounais, Blaise Sevidzem Berinyuy, dit Shu Fai, a "subi un traitement dégradant" à l'hôpital où il avait été transféré depuis la prison où il est détenu, affirme l'ONG Human Rights Watch (HRW) vendredi.

Condamné à la prison à vie en août 2019 pour terrorisme, rébellion et sécession par un tribunal militaire, Shu Fai a été transféré à l'hôpital le 16 mai avant d'être de nouveau incarcéré le 21 mai "malgré un état de santé critique", ajoute HRW dans un communiqué.

Un des leaders des séparatistes anglophones qui s'opposent depuis trois ans au gouvernement dans un conflit qui a fait 3.000 morts dont de nombreux civils dans les régions anglophones de l'Ouest du Cameroun, Blaise Sevidzem Berinyuy a été arrêté avec neuf autres figures du mouvement au Nigeria en janvier 2018.

M. Berinyuy se plaint de "douleurs à la poitrine à la suite d'une empoignade qu'il a subie de la part des gardiens de prison qui l’ont attaché à son lit de malade avec des menottes", a affirmé à l'AFP un de ses avocats, Me Nicodemus Amungwa.

Selon cet avocat, le prisonnier a accusé le responsable de la prison d'avoir ordonné cet enchaînement.

"Au moment où les autorités luttent contre la pandémie de Covid-19, elles devraient veiller à ce que tous les détenus puissent bénéficier des mesures telles que se laver régulièrement les mains et un accès adéquat aux soins médicaux", demande HRW.

Avec 4.400 cas détectés du nouveau coronavirus, le Cameroun est l'un des pays les plus touchés d'Afrique subsaharienne. Début mai, l'ONG Amnesty International a affirmé dans un communiqué redouter la propagation du virus dans les prisons surpeuplées du pays (environ 30.000 détenus à travers le Cameroun, selon le barreau camerounais).

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