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Un groupe armé "suspend" sa participation au programme de désarmement en Centrafrique


Le leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), Nourredine Adam, au milieu de ses partisans, à Bangui, 5 décembre 2015.

Le groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à la tête d'une coalition de groupes armés participant aux violences qui meurtrissent le pays depuis 2013, a déclaré "suspendre" sa participation au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

"Le bureau politique (du FPRC) suspend toutes les négociations en cours avec le gouvernement, et retire ses représentants auprès du comité" du DDR, selon un communiqué daté du 13 novembre et signé par le leader du groupe armé, Nourredine Adam.

Le FPRC avait rejoint sur le tard le Comité de consultation et de suivi (CSS) du DDR, en juin 2017.

"Trop, c'est trop", a réagi mercredi Fadoul Bachar, un proche de Nourredine Adam joint depuis Libreville. Le gouvernement "a été incapable de sécuriser la population, même dans la capitale", Bangui, a-t-il dit en faisant référence aux violences qui ont fait au moins 7 morts et plus de vingt blessés samedi et dimanche, aux abords du quartier musulman du PK5.

Sollicitées par l'AFP, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et les autorités centrafricaines n'ont pas souhaité réagir mercredi.

Dans un autre communiqué daté du 12 novembre, le FPRC a refusé l'installation des nouveaux préfets dans la région contrôlée par le groupe armé, dans le nord du pays.

Mercredi, la Minusca a réagi en jugeant "inacceptable" la position du FPRC quant au déploiement des nouveaux préfets, ainsi que celle d'un autre groupe armé qui aurait adopté la même position, le Mouvement pour la Centrafrique (MPC).

Le 26 octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, après une réunion de travail sur le DDR avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à Bangui, avait déclaré que le dialogue avec les groupes armés était "au centre" de sa stratégie.

Mi-septembre, un remaniement ministériel a acté l'entrée au gouvernement de représentants de plusieurs groupes armés.

Mercredi, le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution renforçant de 900 hommes la Minusca.

Avec AFP

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