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Un groupe armé centrafricain dément être impliqué dans le "coup d'Etat" déjoué en Guinée équatoriale


Noureddine Adam, le chef du FPRC, à Birao, dans le nord de la République centrafricaine, le 20 décembre 2017.

Un groupe armé centrafricain, ancien fer de lance de l'ex-Séléka, a démenti vendredi toute participation à la tentative de "coup d'Etat" que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre.

"C'est de la folie", a assuré à l'AFP par téléphone Bachar Fadoul, un proche du chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), Noureddine Adam.

Le FPRC "condamne avec la dernière rigueur cet acte de déstabilisation", selon un communiqué reçu vendredi par l'AFP, et affirme que "la Séléka n'a pas (eu) d'éléments" dans cette tentative.

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La coalition rebelle pro-musulmane Séléka avait pris Bangui en 2013, renversant le régime du président François Bozizé, avant d'en être chassée en 2014 par une intervention militaire internationale.

Mi-janvier, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait affirmé dans un entretien à la radio RFI et à la chaine de télévision France 24 que "la Séléka, notamment", avait joué un rôle dans la tentative de putsch que le gouvernement a affirmé avoir déjoué.

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Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers - des Tchadiens, des Centrafricains et des Soudanais - avait voulu attaquer le chef de l'Etat, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo, à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun.

Le groupe d'individus a été interpellé au Cameroun, à ce même carrefour des trois frontières, le 27 décembre. Selon des sources concordantes, le frère de l'homme d'affaires Sani Yalo, un proche du président de la Centrafrique Faustin-Archange Touadéra, fait partie des personnes interpellées.

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Le 18, une délégation centrafricaine composée du ministre de la Sécurité, Henri Wanzet Linguissara, de la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, et du ministre de la Justice, Flavien Mbata, s'est rendue à Yaoundé pour y rencontrer le Ministère des affaires étrangères camerounais au sujet du "coup d'Etat" de Guinée, selon des sources à Bangui.

Le 9 janvier, Faustin-Archange Touadéra s'était rendu à Malabo pour "apporter tout le soutien" de la Centrafrique à son voisin, selon la présidence de RCA. Auparavant, des délégations ministérielles tchadienne et gabonaise avaient fait le déplacement en Guinée pour y rencontrer M. Obiang.

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Le président équato-guinéen a limogé ces dernières semaines plusieurs hauts responsables du régime, dont son petit-fils, sur fond de soupçons de connivence avec le "coup d'Etat" que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre.

Avec AFP

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