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Un ex-militaire arrêté en pleine préparation d'un attentat en Californie

Une photo de Mark Domingo, 26 ans, affichée à Los Angeles le 29 avril 2019, en Californie.

Les autorités californiennes ont annoncé lundi l'arrestation d'un ancien militaire américain qui tentait d'organiser un attentat près de Los Angeles, selon lui pour venger les attaques commises contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande en mars.

Mark Steven Domingo, 26 ans, a été appréhendé vendredi après avoir reçu ce qu'il croyait être une bombe mais qui était en réalité un engin factice livré par un policier sous couverture, a précisé Nick Hanna, procureur fédéral pour la Californie centrale.

Selon les enquêteurs de la police fédérale (FBI), cet ancien combattant ayant servi notamment en Afghanistan entre 2012 et 2013 prévoyait de faire exploser une bombe artisanale lors d'un rassemblement d'extrême droite le 28 avril à Long Beach, au sud de Los Angeles.

Ce rassemblement devait réunir des nationalistes prônant la suprématie de la race blanche, à l'appel d'un groupe baptisé "Front national patriote uni". Mais il n'a finalement pas eu lieu.

Sur internet et au cours de conversations avec un agent du FBI sous couverture, Mark Domingo a non seulement revendiqué son soutien aux jihadistes mais il a aussi affiché sa détermination à devenir un martyr de sa religion, a insisté M. Hanna.

Selon le FBI, M. "Domingo a acheté, les 23 et 24 avril 2019, plusieurs centaines de clous afin de s'en servir comme mitraille dans un engin explosif". Il a "remis ces clous à quelqu'un qu'il pensait être un complice mais qui était en réalité un agent des forces de l'ordre travaillant pour le FBI", a précisé le procureur.

- "Dévoré par la haine" -

"Cette enquête a réussi à empêcher une menace très sérieuse représentée par un soldat entraîné au combat qui a répété à maintes reprises qu'il souhaitait causer le plus grand nombre possible de victimes", a affirmé le procureur.

"C'était un homme dévoré par la haine", a-t-il résumé.

"Je suis très heureux d'annoncer que nous avons déjoué un potentiel attentat terroriste", a de son côté lancé Paul Delacourt, l'un des responsables du FBI à Los Angeles, soulignant qu'"à aucun moment le public n'avait été en danger".

D'après le dossier d'accusation, M. Domingo a mis en ligne le 2 mars une vidéo où il disait son appartenance à la religion musulmane.

Le lendemain, il en ajoutait une autre où il estimait que "l'Amérique a besoin d'un autre Las Vegas" --référence à la fusillade qui a fait 58 morts lors d'un concert en octobre 2017-- pour "lui faire goûter à la terreur qu'elle répand allègrement partout dans le monde."

Après les attaques meurtrières commises le 13 mars dans deux mosquées à Christchurch (Nouvelle-Zélande), il avait écrit: "Il doit y avoir des représailles". Ce message avait mis en alerte le FBI qui avait noué contact avec lui pour le surveiller.

C'est dans le cadre de ces contacts que Mark Domingo a envisagé "d'attaquer différentes cibles, dont des juifs, des officiers de police, des églises et un site militaire", selon les enquêteurs.

Au cours d'autres conversations avec une "source anonyme" du FBI, il aurait parlé d'un mitraillage à l'aide d'un fusil d'assaut de type AK-47 en sa possession --arme qu'il aurait ensuite apportée à un rendez-vous avec cette source-- "pour montrer que je suis sérieux" selon ses dires.

Le 3 avril, le suspect aurait explicitement apporté son soutien au groupe jihadiste Etat Islamique (EI). "Si l'EI venait ici, je prêterais allégeance à l'EI", a-t-il dit, selon le dossier d'accusation.

Mark Domingo est accusé d'avoir fourni et tenté de fournir une aide matérielle à des terroristes. Il encourt une peine maximale de 15 ans de réclusion s'il est reconnu coupable.

Le lendemain de son arrestation, un adolescent de 19 ans inconnu des services de police a ouvert le feu dans une synagogue de Poway, dans le sud de la Californie, tuant une personne et en blessant trois autres, avant que son arme ne s'enraye.

John Earnest, arrêté peu après la fusillade, aurait publié un pamphlet antisémite et raciste sur un forum en ligne pour revendiquer cette attaque ainsi qu'une tentative d'incendie commise contre une mosquée de la région quelques semaines plus tôt.

Avec AFP

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Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

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