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Un élu d'opposition jugé depuis sa chambre d'hôpital en RDC

Le député provincial de Kinshasa, Gérard Mulumba, a comparu "devant un tribunal qui a siégé dans son lieu d'hospitalisation", à Kinshasa, RDC, 23 février 2018. (Twitter/Wakenge)

Un élu de l'opposition congolaise, poursuivi pour "offense au chef de l'Etat", a été jugé depuis sa chambre d'hôpital, a indiqué mardi sa défense qui dénonce l'acharnement du pouvoir.

Le député provincial de Kinshasa Gérard Mulumba a comparu "devant un tribunal qui a siégé dans son lieu d'hospitalisation", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Léon Ngombwa.

"C'est un acharnement du pouvoir qui veut le faire condamner par tous les moyens à travers un procès qui n'en est pas un", a ajouté Me Ngombwa.

L'élu local "souffre de complications rénales", a indiqué à l'AFP le député Léon Mulumba, son frère aîné. "Lors de cette audience, il n'a pu ni parler ni bouger de son lit d'hôpital", a-t-il ajouté.

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Une ordonnance du parquet, largement partagée sur les réseaux sociaux, l'autorise depuis deux semaines à "suivre des soins dans un centre hospitalier approprié", a expliqué son avocat.

Mais l'avocat accuse la puissante Agence nationale des renseignements (ANR) d'avoir bloqué cette libération provisoire décidée par le parquet.

Gérard Mulumba a été arrêté le 10 novembre 2017 à l'aéroport de Kinshasa puis détenu au secret et transféré le 19 janvier dans une clinique de Kinshasa à cause de la dégradation de son état de santé, "constatée par des médecins commis par l'État", a expliqué son avocat.

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L'élu, membre du parti historique d'opposition l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) risque au maximum une peine de deux années de prison, selon son avocat.

Le tribunal a promis de se prononcer "dans 48 heures".

Avec AFP

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Les intempéries les plus meurtrières en Afrique australe depuis 20 ans

Zimbabwe Cyclone

L'Afrique australe a plusieurs fois été meurtrie par des tempêtes et inondations, comme lors du cyclone Idai qui vient de dévaster le Mozambique et le Zimbabwe. Rappel des intempéries les plus meurtrières des vingt dernières années :

- La plus meurtrière au Mozambique en 2000 -

En février et mars 2000, des inondations sans précédent depuis un demi-siècle au Mozambique font quelque 800 morts, au moins 50.000 sans-abri et affectent environ deux millions de personnes sur une population de 17 millions.

Les provinces les plus touchées sont Maputo, Gaza et Inhambane (sud). Cette catastrophe, à laquelle s'ajoutent les effets du passage du cyclone Eline, porte un coup sévère à l'économie du pays. Eline tue également 130 personnes à Madagascar.

En janvier et février 2013, de nouvelles inondations dans la province de Gaza font plus d'une centaine de morts et environ 250.000 sinistrés, emportant routes, hôpitaux et maisons.

En janvier 2015, le Mozambique connaît une autre catastrophe majeure: après de fortes précipitations, le fleuve Licungo, qui sépare le pays en deux, monte subitement de 12 mètres, dévastant la province de Zambézie (centre), plongeant la moitié nord du pays dans le noir et coupant l'axe autoroutier Nord-Sud, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire. Ces inondations font près de 160 morts (hors cas de choléra) et 177.000 sinistrés. Au Malawi voisin, des crues tuent 176 personnes.

- 2004 : Madagascar -

En mars 2004 à Madagascar, le cyclone Gafilo dévaste le nord et l'ouest faisant au moins 241 morts, ainsi que plus de 300.000 sans-abri.

L'île est fréquemment frappée par de nombreux cyclones et tempêtes tropicales, comme Géralda en février 1994 (au moins 200 morts, 500.000 sinistrés) et Gretelle en janvier 1997 (152 morts, 60.000 sans-abri).

- 2016-2017 : Zimbabwe -

Entre décembre 2016 et février 2017, le Zimbabwe, déjà touché par la sécheresse, subit des inondations qui font au moins 246 morts. Plus de 2.000 personnes sont déplacées.

S'ensuit une recrudescence du paludisme, qui provoque 150 morts en deux mois.

Les intempéries les plus meurtrières des dernières décennies sur l'ensemble du continent africain ont frappé entre octobre 1997 et janvier 1998 une vaste zone englobant la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. De gigantesques inondations, suite à des pluies torrentielles causées par El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s'empare du Pacifique tropical, qui perturbe tous les trois à sept ans températures, courants et précipitations, avaient alors affecté ces cinq pays pendant trois mois, faisant plus de 6.000 morts.

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