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Un député argentin dénude le sein de sa compagne et l'embrasse en pleine visioconférence

Photo d'illustration. (Reuters)

Un député argentin a été suspendu jeudi pour avoir, lors d'une session parlementaire en visioconférence, embrassé le sein de sa conjointe à ses côtés.

Sur l'écran géant installé au Parlement, lors de ces séances où seuls une partie des députés sont présents physiquement et alors que l'un d'entre eux a pris la parole, une femme apparaît sur la vignette d'écran au côté de Juan Emilio Ameri qui l'enserre de son bras.

Le député de la province de Salta a alors sorti un sein du t-shirt que portait la jeune femme et s'est mis à l'embrasser. La session parlementaire a d'abord été interrompue, puis suspendue, par le président du Parlement, Sergio Massa.

"Tout au long de ces mois en télétravail nous avons vécu différentes situations où un député s'est endormi ou un autre s'est caché, mais aujourd'hui nous avons vécu une situation qui dépasse les règles de bienséance de cette maison," a lancé M. Massa.

Ameri a tenté de s'excuser, affirmant qu'il pensait ne pas être connecté à ce moment-là. "La connexion est très mauvaise. Ma conjointe est sortie des toilettes. je lui ai demandé comment étaient ses prothèses et je l'ai embrassée, car elle a été opérée pour des prothèses mammaires", s'est défendu le député de 47 ans qui devrait connaître dans les cinq jours la sanction infligée par le Parlement.

Interviewé sur la chaîne d'information argentine Todo noticias, qui fait ses gros titres de l'affaire, le député, membre de la coalition gouvernementale Frente de Todos du président de centre-gauche Alberto Fernandez, a exprimé sa "grande honte" mais indiqué qu'il ne démissionnerait pas.

"Je vais attendre que mes pairs décident en commission et je verrai ensuite", a-t-il dit, se défendant à nouveau d'un "regrettable accident" dû "à une mauvaise connexion" internet. Il dit que, depuis, sa conjointe se sent "très mal" et "ne cesse de pleurer".

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Le nouveau président du Pérou réforme la police et évince 15 généraux

Francisco Sagasti, président par intérim du Pérou, à Lima, le 16 novembre 2020 (AFP)

Le nouveau président du Pérou, Francisco Sagasti, a ordonné une réforme de la police, en a changé le dirigeant et évincé 15 généraux, en réponse à la répression violente de manifestations menée par le gouvernement antérieur.

"J’ai pris la décision de nommer le général César Augusto Cervantes nouveau commandant de la police", a annoncé lundi à la télévision le dirigeant par intérim du pays, le centriste Francisco Sagasti, six jours après avoir accédé au pouvoir en remplacement du gouvernement éphémère de Manuel Merino.

Le général Cervantes remplace le général Orlando Velasco, qui était à la tête de la police depuis le 7 août. Ce dernier n'avait pourtant pas été tenu responsable de la répression violente des manifestations de la mi-novembre, parce qu’il était en congé de maladie.

Quinze généraux de la police ont été mis à la retraite, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Ruben Vargas, à la radio RPP. "Nous voulons une police qui continue à défendre la démocratie, les droits fondamentaux, qui nous rende la sécurité", a commenté le ministre.

Une mission de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains s’est rendue à Lima pour obtenir des informations sur la répression policière des manifestations contre le précédent président, Manuel Merino, qui avait abouti à la mort de deux jeunes protestataires de 22 et 24 ans, le 14 novembre à Lima.

L’utilisation de fusils tirant des plombs de chasse et des billes de verre avait également fait une centaine de blessés dans la capitale. Des cas de sévices sexuels avaient été rapportés, sur des femmes détenues dans des postes de police.

Des enquêtes sont en cours pour établir les responsabilités.

Francisco Sagasti est devenu le 17 novembre le nouveau chef de l'Etat par intérim, avec la tâche de mettre fin à la profonde crise politique qui secoue ce pays sud-américain et de le conduire aux élections générales d'avril 2021.

Il est le troisième à occuper ce poste en un peu plus d'une semaine.
Le 9 novembre, les députés avaient voté la destitution du populaire président Martin Vizcarra (centre-droit) pour des soupçons de corruption lorsqu'il était gouverneur en 2014.

Le chef du Parlement, l'opposant Manuel Merino, avait pris les rênes du pays, provoquant la colère de milliers de manifestants qui dénonçaient ce qu'ils considéraient comme un "coup d'Etat" parlementaire.

Après cinq jours de manifestations violemment réprimées, M. Merino, lâché par la classe politique, avait finalement démissionné.

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