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Un couple accusé de l'enlèvement de Britanniques devant la justice sud-africaine


Des policiers fouillent un coffre de voiture, à Pretoria, le 24 juin 2013.

La justice sud-africaine a placé en détention provisoire un homme et une femme soupçonnés d'avoir enlevé un couple de botanistes britanniques, toujours portés disparus, et d'avoir des liens avec le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Arrêtés la semaine dernière, Fatima Patel, 27 ans, et Sayfydeen Aslam del Vecchio, 38 ans, sont apparus pour la première fois devant un tribunal de Verulam, près de Durban (est).

Au terme d'une brève audience, le juge a décidé d'écrouer les deux accusés, ainsi qu'un complice présumé poursuivi pour des délits moindres, jusqu'à une prochaine audience fixée au 6 mars.

Le couple de suspects est accusé du kidnapping en février de Rod et Rachel Saunders, respectivement âgés de 73 et 64 ans, en vacances dans la province du KwaZulu Natal.

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Sitôt signalée leur disparition, la police sud-africaine s'est lancée à leur recherche, jusque-là en vain. Leur véhicule a toutefois été retrouvé portant de nombreuses traces de sang et leur compte en banque vidé de près de 60.000 euros.

"Nous ne les avons toujours pas retrouvés", a confirmé jeudi à l'issue de l'audience un porte-parole de l'unité d'élite de la police sud-africaine (Hawks), Lloyd Ramovha.

"Une équipe spéciale poursuit les recherches et nous avons mis en place un centre d'opérations spécial qui fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre", a ajouté l'officier devant la presse.

La police soupçonne en outre le couple d'être proche de l'EI.

Selon elle, ils auraient notamment hissé dans une réserve du KwaZulu Natal un drapeau noir aux couleurs de l'organisation jihadiste qui a revendiqué ces dernières années de nombreux attentats meurtriers, notamment en Europe.

Dans la foulée de la disparition des Saunders, qui vivent dans la ville du Cap, le ministère britannique des Affaires étrangères a publié une mise en garde sur de "possibles tentatives d'attaques terroristes en Afrique du Sud".

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Cette note a insisté sur le "danger potentiel" causé par les citoyens sud-africains de retour des zones de guerre en Syrie ou en Irak.

Le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont inquiétés en 2016 de possibles attaques jihadistes visant des intérêts occidentaux dans les grandes villes sud-africaines.

Contrairement à de nombreux autres pays du continent, l'Afrique du Sud en a toutefois été jusque-là épargnée.

"Il n'existe pas de menace terroriste immédiate dans notre pays", a assuré jeudi le porte-parole des Hawks.

Avec AFP

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