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Un assistant de l'opposant Jean Ping remis en liberté provisoire au Gabon


L'opposant gabonais Jean Ping, rival malheureux d'Ali Bongo Ondimba à la présidentielle du 27 août 2016, à Addis-Abeba, Ethiopie, 29 janvier 2012.

Un aide de camp de l'opposant Jean Ping, rival d'Ali Bongo Ondimba à la présidentielle de l'an dernier au Gabon, a été remis en liberté provisoire, après avoir été accusé mi-avril de détention illégale d'arme et usurpation de fonction, a déclaré samedi son avocat.

"L'ordonnance a été signée au tribunal jeudi et mon client a été libéré vendredi à 18 heures", a indiqué à l'AFP Me Jean-Rémy Bantsantsa, avocat de MM. Alain Djally et Ping.

"Mon client a donné toutes les explications demandées et de sérieuses garanties de représentation à Libreville. Il se présentera au tribunal lorsque nous serons convoqués, évidemment", a ajouté l'avocat, qui précise qu'aucune interdiction de quitter le territoire ne lui a été notifiée.

Le 13 avril, M. Djally, ancien militaire présenté comme "l'aide de camp" de Jean Ping, avait été arrêté par les services de la Direction générale des recherches (DGR). Un juge d'instruction l'avait ensuite accusé de détention illégale d'arme et d'usurpation de fonction, dans ce dernier cas pour avoir gardé sa carte militaire alors qu'il a quitté l'armée.

"Concernant son arme, c'était une arme d'auto-défense qu'il gardait chez lui. Cette affaire me donne le sentiment d'injustice", a commenté Me Bantsantsa.

"Cela ne veut pas dire que le dossier de M. Djally est clos. Le dossier se poursuit", a réagi le procureur, Steeve Ndong Essame Ndongle.

Dans une autre affaire, l'ex-directeur des Douanes Alain Ossamy, inculpé en mars dans le cadre d'une opération anti-corruption, a été aussi libéré sous caution, a appris l'AFP samedi de source judiciaire.

L'annonce de ces deux libérations intervient alors qu'une mission de la Cour pénale internationale (CPI) a procédé cette semaine à Libreville à l'examen préliminaire des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de Jean Ping, et 15 ONG sur les violences post-électorales.

Ces violences avaient éclaté fin août-début septembre après l'annonce de la réélection d'Ali Bongo, que Jean Ping conteste toujours.

Avec AFP

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