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Tuerie de Charleston: Hillary Clinton appelle à une réforme sur les armes

Les membres de l’Emanuel African Methodist Episcopal Church se rassemblant devant l'église et annonçant que les services du dimanche auront lieu tel que prévu, quatre jours après la tragédie - 20 juin, 2015.

La candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, a réclamé samedi une "réforme des armes" à feu aux Etats-Unis, après le massacre "insensé" de Charleston par un Blanc qui a tué neuf Africains-Américains dans une église de cette ville historique du Sud.

En visite à San Francisco (Californie, ouest) l'ancienne Première dame et secrétaire d'Etat a jugé indispensable cette réforme de "bon sens" pour mettre un terme, ou du moins freiner les fusillades meurtrières qui endeuillent quotidiennement le pays.

Pour Mme Clinton, le récent massacre pour lequel Dylann Roof a été inculpé et qui a choqué une partie de l'Amérique, "oblige une fois de plus la nation à s'efforcer de donner un sens à une violence fondamentalement insensée".

"Nous pouvons avoir une réforme de bon sens des armes, qui éloigne les armes des mains des criminels et des gens violents (...) tout en respectant les personnes responsables" qui portent des armes, a-t-elle dit lors d'un rassemblement de maires à San Francisco.

Elle s'est également dite solidaire des familles des victimes du drame de Charleston.

"En tant que mère, grand-mère, juste en tant qu'être humain, mon coeur brûle pour eux, pour les victimes et les familles, pour une communauté blessée, et pour une église blessée", a-t-elle ajouté.

Dylann Roof, 21 ans, a été inculpé vendredi pour les neufs meurtres, a brièvement comparu par vidéo et a été maintenu en détention.

Le président Barack Obama avait tenté en 2013 de présenter une réforme de la législation sur les armes à feu mais il s'était cassé les dents sur l'opposition du Congrès.

Il s'en est de nouveau plaint vendredi soir, également en visite à San Francisco.

M. Obama a accusé le Congrès à Washington, aux mains des républicains, de ne pas avoir légiféré plus sévèrement sur les armes à feu. "Nous ne savons pas si cela aurait évité Charleston mais il y aurait quelques Américains de plus avec nous", a-t-il tonné.

Le massacre est survenu mercredi soir à Charleston lorsque Dylann Roof a pu s'introduire dans une soirée de lecture biblique de l'église. Après avoir sagement assisté à une heure d'étude, le jeune homme à la coupe au bol s'est levé et a ouvert le feu, touchant à plusieurs reprises ses victimes.

Avant de passer à l'acte, il aurait dit, selon une survivante: "Vous avez violé nos femmes, et vous prenez le contrôle du pays. Je dois faire ce que j'ai à faire".

Les enquêteurs cherchent toujours à en savoir plus sur son mobile et sa personnalité, ce qui pourrait permettre à la justice fédérale, qui étudie la piste d'un acte de "terrorisme intérieur", de requalifier les faits.

A cet égard, son apparente nostalgie de l'apartheid en Afrique du Sud, les témoignages de ces amis et la découverte d'un blog raciste et suprématiste -- s'il est authentifié -- donnent de premiers éléments.

Ce blog, semblant appartenir au tueur présumé Dylann Roof, montre des dizaines de photos du jeune homme, armé, brûlant le drapeau fédéral américain, brandissant au contraire le drapeau confédéré et justifiant a priori, dans un texte raciste, son crime par sa haine des Noirs.

Plusieurs manifestations étaient prévues samedi soir en Caroline du Sud, notamment contre le drapeau confédéré, symbole controversé du Sud des Etats-Unis, trois jours après la tuerie.

Le débat sur le drapeau confédéré, symbole durable de la fierté et de l'héritage du Sud pour ses partisans, celui du racisme et de la théorie de la suprématie blanche pour ses détracteurs, est relancé depuis le massacre mercredi dans la ville historique et touristique de Charleston.

Cette tuerie raciste, l'une des pires de l'histoire récente des Etats-Unis, a choqué une partie de l'Amérique et provoqué la colère du président Barack Obama.

Des manifestants prévoient de se rassembler avant la nuit sur l'esplanade du parlement local à Columbia, capitale de la Caroline du Sud, où le drapeau confédéré continue de flotter. Les drapeaux fédéraux et locaux ont eux été mis en berne en hommage aux victimes noires tuées dans l'église Emanuel, emblématique de la lutte contre l'esclavage aux Etats-Unis.

Une autre manifestation était prévue à Charleston, organisée par le mouvement Black lives matter ("la vie des Noirs compte").

Dylann Roof, un Blanc de 21 ans a été inculpé vendredi pour les neufs meurtres et maintenu en détention. Il a également été inculpé pour "détention d'arme à feu dans le cadre d'un crime violent".

Une pétition nationale a rassemblé quelque 320.000 signatures sur le site MoveOn.org dénonçant le drapeau confédéré comme un "symbole de la rébellion et du racisme" et appelant à "de meilleurs Etats-Unis d'Amérique".

Il s'agit, pour les manifestants, de faire pression sur la Caroline du Sud, la décision de retirer ou non le drapeau n'étant du ressort que du parlement local.

Source: AFP

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Trump-Biden: un débat chaotique et contentieux

Le président américain Donald Trump et le candidat démocratique Joe Biden à Cleveland, le 29 septembre 2020.

Le président américain Donald Trump et son challenger, l'ancien vice-président Joe Biden, se sont affrontés mardi soir dans un débat chaotique et controversé.

Candidats respectivement des partis républicain et démocrate, Donald Trump et Joe Biden ont tenté pendant 90 minutes de convaincre les électeurs américains que l'autre n'était pas en mesure de diriger les États-Unis pour les quatre prochaines années.

Les deux hommes ont croisé le fer sur plusieurs thèmes, dont: le nombre de morts liés au coronavirus, l'intégrité du vote du 3 novembre prochain, la nomination par Trump de la juriste conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême, les tensions raciales, entre autres sujets.

Le président sortant, Donald Trump, a nié les révélations d'une enquête du New York Times qui affirme qu'il n'a payé que 750 dollars d'impôt fédéral sur le revenu en 2016 et en 2017. M. Trump, candidat à un second et dernier mandat, a déclaré qu'il avait payé "des millions de dollars".

Son adversaire, Joe Biden, l'a accusé de payer "moins d'impôts que l'instituteur moyen".

Présidentielle américaine: premier débat entre Joe Biden et Donald Trump
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Insultes et attaques personnelles

La plupart du temps, ils se sont insultés en se lançant des piques, des insultes et des attaques personnelles.

"Il est le pire président que l'Amérique ait jamais eu", a soutenu Joe Biden lors du débat organisé dans une université de la ville du Midwest de Cleveland, dans l'Etat de l'Ohio. Il a également qualifié son adversaire de "clown".

Pour sa part Donald Trump a lancé: "J'ai accompli plus de réalisations en 47 mois [en tant que président] que vous n'en avez fait en 47 ans".

Donald Trump a fait valoir que si Joe Biden remporte la présidence, "vous vivrez une dépression comme personne n'a jamais vu" en raison du plan du démocrate d'augmenter les impôts sur les bénéfices des entreprises de 21% à 28% et sur les individus qui gagnent plus de 400.000 dollars par an.

Lors du débat à Cleveland, le 29 septembre 2020.
Lors du débat à Cleveland, le 29 septembre 2020.

Les deux candidats, tous deux âgés de plus de 70 ans, se sont aussi affrontés sur la manière de contrôler la pandémie aux États-Unis.

"Le président n'a pas de plan", a affirmé son adversaire. "Il savait que c'était mortel et ne vous en a pas parlé."

Joe Biden, faisant allusion aux fréquentes sorties de golf de Donald Trump, a déclaré que le président "devrait arrêter de faire l'autruche" et stopper l'avancée de la pandémie.

Il a aussi fait référence à la récente remarque de Trump selon laquelle le nombre de morts aux États-Unis "ce qu'il en est", ajoutant que c'était parce que "vous êtes ce que vous êtes".

Donald Trump a répondu: "Nous avons fait un excellent travail. Nous sommes à quelques semaines d’un vaccin".

Le président Trump a accusé Joe Biden de l'avoir qualifié de xénophobe pour avoir imposé des restrictions initiales sur les voyages en provenance de Chine, pays d'origine du virus. Il a déclaré que s'il n'avait pas agi, plus de 2 millions de personnes seraient mortes aux États-Unis.

C'était la première fois où les deux candidats se rencontreraient face à face pour débattre. Deux autres débats sont encore prévus. Le vice-président Mike Pence et la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, auront leur débat le 7 octobre.

Lors de la rencontre de mardi, Donald Trump et Joe Biden se sont fréquemment interrompus.

Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'article original: Trump, Biden Clash in Chaotic, Contentious Debate

Correspondants VOA du 30 septembre 2020: le rôle pivotal des débats présidentiels

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