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RDC

Tshisekedi promet un gouvernement bientôt mais dit refuser d’être un président protocolaire

Le président Félix Tshisekedi et son épouse à Windhoek, en Namibie, le 27 février 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Le nouveau président congolais a affirmé, lors d’une rencontre avec des Congolais de la diaspora à Windhoek (en Namibie), qu’un gouvernement pourra être formé dans un avenir proche mais il a souligné qu’il refusait d’être un simple président protocolaire.

"Il y a un groupe qui prétend être la majorité, on attend de l’identifier comme il se doit pour confirmer cette majorité-là, ensuite nous irons dans des discussions parce que le président que je suis n’acceptera pas d’être juste un président qui règne mais qui ne gouverne pas," a déclaré Félix Tshisekedi.

Plus d’un mois après l'investiture du président Tshisekedi, le gouvernement sortant est toujours en place, assurant les affaires courantes, faute d’une nouvelle équipe gouvernementale.

Un débat a lieu dans la classe politique sur la formation du gouvernement en RDC. Le Front commun pour le Congo (FCC), coalition qui est sous l’autorité de Joseph Kabila, le président sortant, affirme avoir la majorité parlementaire avec plus de 350 députés sur les 500 attendus, de même dans les assemblées provinciales.

La famille politique de l’ancien Chef de l'Etat congolais réclame donc la Primature et soutient qu’il n’est nullement besoin d’identifier une majorité déjà connue.

La Constitution congolaise prévoit que le président de la République nomme un "informateur" pour identifier la majorité. Ensuite, il devra nommer un "formateur" du gouvernement après concertations avec la majorité identifiée.

Lors de la rencontre avec la diaspora congolaise, M. Tshisekedi a aussi annoncé qu’il interdisait aux forces de l’ordre d’arrêter les Congolais qui le critiquent. Car, il considère avoir été élu par la majorité mais pas tous les Congolais.

Il a aussi indiqué qu’il mettait un accent sur la jeunesse.

Il a quitté la capitale namibienne où il effectuait son 5ème voyage officiel, pour retourner à Kinshasa après deux jours de séjour en Namibie.

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Retour de Jean-Pierre Bemba à Kinshasa

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Bemba fait son second "come-back" à Kinshasa

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La CPI rend son jugement sur l'ex-chef de guerre Ntaganda le 8 juillet

L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, à droite, salue son avocat Stéphane Bourgon, à gauche, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) lors des déclarations finales de son procès à La Haye, le 28 août 2018.

La Cour pénale internationale (CPI) rendra le 8 juillet son jugement sur l'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, détenu à La Haye depuis 2013 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Surnommé "Terminator", Bosco Ntaganda est accusé d'avoir recruté des enfants soldats et d'avoir commandité des meurtres, pillages et viols commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

La Chambre de première instance rendra son jugement en l'affaire "lors d'une audience publique le 8 juillet 2019 à 10 heures (8 heures GMT) au siège de la Cour à La Haye", a annoncé lundi la CPI.

"Lors de l'audience, la Chambre de première instance annoncera si elle déclare l'accusé innocent ou coupable, au-delà de tout doute raisonnable, des charges portées à son encontre", a-t-elle précisé dans un communiqué.

Aujourd'hui âgé de 45 ans, l'ancien général redouté de l'armée congolaise doit répondre de 13 crimes de guerre et de cinq crimes contre l'humanité, pour lesquels il a plaidé non coupable en 2015.

Selon des ONG, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie depuis l'éclatement en 1999 de violences sanglantes en Ituri, région instable et riche en minéraux.

Bosco Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé en août l'accusation lors de la dernière phase de son procès, qui s'est ouvert en septembre 2015.

Né au Rwanda, où il a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR), Ntaganda, issue d'une famille tutsie, général de l'armée congolaise de 2007 à 2012, avait la réputation d'être un leader charismatique avec un penchant pour les chapeaux de cow-boy et la gastronomie.

Fondée en 2002 pour juger des pires atrocités commises dans le monde, la CPI a subi une série de revers ces dernières années, avec l'acquittement de plusieurs suspects. Certains pays d'Afrique reprochent également à la Cour de principalement viser des suspects africains.

En mars 2012, la CPI avait condamné à 14 ans de prison Thomas Lubanga, ancien chef de M. Ntaganda dans les FPLC.

L’opposant Jean-Pierre Bemba a regagné Kinshasa

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Ebola en RDC: plus de 1.500 décès enregistrés

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit.

"Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 probables) et 621 personnes guéries", selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"276 cas suspects sont en cours d’investigation", indiquent les autorités alors que "13 nouveaux cas sont confirmés" et "140.915 personnes sont vaccinées".

Le premier décès en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) est celui d'un enfant de 5 ans décédé le 12 juin en Ouganda voisin et de son frère le lendemain.

La RDC et l'Ouganda ont engagé des discussions sur la finalisation d'un protocole d’accord "qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays", selon les autorités congolaises.

Ebola: impact sur le commerce à la frontière
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L'épidémie déclarée le 1er aout sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires.

Les Nations unies ont nommé le 23 mai un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

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