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Tshisekedi invité à revenir sur la nomination d'un responsable sous sanctions de l'UE

Le président Félix Tshisekedi à la cité de l’Union africaine, Kinshasa, RDC, le 18 mars 2019. (Présidence RDC)

Des militants se présentant comme victimes de la répression politique de trois dernières années en RDC ont appelé mardi à Kinshasa le président Félix Tshisekedi de revenir sur la nomination un responsable de la sécurité visé par des sanctions de l'Union européenne.

Dans une lettre publique, les signataires ont demandé au président Tshisekedi de "rapporter" sa décision nommant mi-mars "M. Roger Kibelisa assistant principal du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité".

Haut responsable de l'Agence nationale de renseignements (ANR), M. Kibelisa est l'un des 14 Congolais soumis à des sanctions de l'UE pour leur rôle dans la répression des manifestations de l'opposition entre fin 2016 et 2018.

"Roger Kibelisa est impliqué dans des campagnes d'intimidation menées par l'ANR, en direction des membres de l'opposition, y compris des arrestations arbitraires et des détentions", selon l'UE.

La vingtaine des signataires de la lettre au nouveau président issu de l'opposition affirment "avoir été détenus dans des conditions inhumaines par l'Agence nationale de renseignements dans le cachot dénommé 3 zoulou (3Z : une des zones de non-droit qui échappe ou échappait au contrôle du pouvoir judiciaire".

"Nous étions détenus dans des cellules sombres","nous dormions à même le sol ou sur des morceaux de cartons", "nous étions sous nourris et sans le moindre prise en charge médicale adéquate", ont-ils détaillé lors d'une conférence de presse.

"Certains d'entre nous ont été torturés y compris avec des matraques électriques, des passages à tabac suivi de simulation de noyade et bains glacés" tandis qu'un, Jean-Louis Ernest Kyaviro, "a rendu l'âme à cause de longues maladies dont il a souffert de suite de mauvaises conditions", a affirmé l'un d'eux, Chris Shematsi.

L'UE a renouvelé ses sanctions pour un an (gel des visas et des avoirs) juste avant l'élection présidentielle du 30 décembre, remportée par M. Tshisekedi.

Le 15 février devant le corps diplomatique à Kinshasa, le président Tshisekedi avait sauté un passage de son discours demandant la levée des sanctions européennes frappant des membres du régime de son prédécesseur Joseph Kabila.

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Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa

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Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

Le parti du président Félix Tshisekedi manifeste contre le nouveau president de la CENI

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Manifestations en RDC: "Non à Malonda"

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