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RDC

Tshisekedi dans l'arêne des chantiers de la colère

Félix Tshisekedi à Kinshasa en RDC, le 11 juillet 2019.

Le président Félix Tshisekedi, qui a lancé son quinquennat avec des grands travaux publics pour améliorer la vie quotidienne des Congolais, est descendu mercredi dans l'arêne de chantiers routiers qui aggravent pour l'instant les bouchons monstre à Kinshasa, troisième plus grande ville d'Afrique.

Le chef de l'Etat a inspecté une demi-douzaine de "sauts-de-moutons" en construction, un des projets-phare de son programme dit des "100 jours" lancé en mars.

"Sauts-de-moutons"? Il s'agit en fait d'une sorte de ponts routiers ou d'échangeurs à chaque grands carrefour, pour enjamber les routes existante et décongestionner le trafic, notamment au boulevard Lumumba, l'unique voie d'accès à l'aéroport.

Le calvaire des transports en commun à Kinshasa
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Pour l'instant, les travaux se traduisent par des bouchons encore plus denses : les palissades installées au milieu de la route réduisent l'espace de circulation disponible.

"Je n'exploite plus la ligne rentable de l'aéroport parce qu'il me faut trois heures avant d'atteindre l'aéroport de Ndjili", déplore Fiston Mabundi, chauffeur de taxi rencontré dans le quartier huppé de Gombe.

Dans un courrier récent, l'ONG Acaj, qui dénonce habituellement les atteintes aux droits humains, avait demandé aux autorités d'arrêter certains travaux ou de les "replanifier".

Les travaux des "sauts-de-mouton" semblent avoir pris du retard. Sur les deux chantiers visités en présence de l'équipe de l'AFP, on n'en était qu'au stade du forage pour poser des pieux en béton armé.

Ces deux chantiers pourraient être livrés en septembre et décembre, a assuré à la presse Benjamin Wenga, de l'Office congolais des voiries et drainage (OVD).

"Les travaux doivent continuer", a assuré le président Tshisekedi au terme de sa visite.

"C’est pour faciliter la circulation dans la ville, mais il ne faut pas non plus que cela se répercute sur la quiétude des automobilistes, les citoyens. Il fallait imaginer des voies de déviation et c’est pour cela que les responsables de la police m’ont accompagné. C’était pour envisager ensemble cette possibilité", a-t-il ajouté dans des propos rapportés par le site actualité.cd.

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Nouveaux cas d'Ebola dans le nord-ouest du Congo

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Destitution du maire de la ville de Beni, dans l'est congolais

Des militants du mouvement de la société civile, Lutte pour le changement (Lucha),à la procession funéraire d'un activiste congolais pro-démocratie tué à Goma, le 14 juin 2018.

Le maire de la ville-martyre de Beni dans l'est de la République démocratique du Congo a été démis de ses fonctions après avoir accusé le gouverneur et les élus d'entretenir l'insécurité dans cette ville, a-t-on appris dimanche de source administrative.

Après le décès le 21 mai à Beni d'un activiste du mouvement Lutte pour le changement (Lucha) dans la dispersion d'une manifestation contre des massacres des civils par des membres du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), des jeunes avaient appelé à la démission du maire.

"Ceux qui tuent à Beni sont les politiciens", a dit le maire Bwanakawa Nyonyi, accusant "les députés nationaux et les députés provinciaux, malheureusement en complicité avec le gouvernement provincial" du Nord-Kivu (est) d'avoir instrumentalisé ces jeunes, dans une interview à une radio locale.

L'objectif poursuivi par ces responsables provinciaux, selon lui, est que la ville de Beni "puisse paraître comme ingouvernable", afin de justifier son remplacement par une personnalité choisie par le gouvernement provincial.

En réaction le gouverneur a décidé de le suspendre "par mesure d'ordre" public, peut-on lire dans l'arrêté consulté par l'AFP.

Le gouverneur reproche au maire suspendu d'avoir "brillé par des actes subversifs allant jusqu'à jeter l'opprobre sur l’exécutif", ainsi que d'avoir manqué au devoir "de réserve sur le plan communicationnel".

Le territoire et la ville de Beni sont le théâtre de massacres effectués par des membres du groupe armé violent ADF qui ont tué au moins 427 civils dans la province du Nord-Kivu depuis novembre, en représailles aux opérations militaires menées contre leurs fiefs.

La fermeture des frontières terrestres RDC-Rwanda affame les commerçantes

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La justice congolaise enquête sur la mort soudaine d'un juge qui présidait un procès de corruption

Les avocats quittent la prison de Makala à Kinshasa à la fin du procès en appel des assassins présumés de l'activiste Floribert Chebeya, le 27 novembre 2012, devant un tribunal militaire. (Photo Junior D. Kannah / AFP)

La mort soudaine et inattendue d'un juge qui présidait un procès très médiatisé sur la corruption en République démocratique du Congo a provoqué une onde de choc.

Mercredi le parquet du tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a initié une information judiciaire après le décès du magistrat Raphaël Yanyi Ovungu, qui présidait le procès de Vital Kamerhe, l'ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, poursuivi pour détournement de fonds.

Le parquet a aussi ordonné une autopsie du corps du juge, qui a été déclaré mort dans la nuit de mardi à mercredi dans un centre médical de Kinshasa après s'être plaint d'un malaise.

Le parquet demande au médecin légiste d'établir une autopsie afin d'établir la cause du décès du juge.

"Nous requérons monsieur le médecin légiste ...(d’) examiner le corps du feu Raphaël Yanyi Ovungu," indique une note de réquisition du parquet que VOA Afrique a parcourue.

Le juge Raphael Yanyi était un magistrat "intègre", selon l'avocat de Vital Kamerhe
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M. Kamerhe comparaît avec deux autres prévenus pour détournement des fonds destinés aux travaux de construction dans le cadre de 100 premiers jours du nouveau chef de l’Etat. Il maintient son innocence.

L’audience, qui doit reprendre le 3 juin, est à l’étape de l’audition des témoins.

Dans sa réquisition du médecin légiste, le parquet dit avoir ouvert une information judiciaire.

Me John Kaboto, avocat de M. Kamerhe interviewé par VOA Afrique, a déclaré que son client et sa défense regrettaient le décès brutal d’un magistrat "intègre et attentif" qui accordait aux prévenus la latitude de se défendre.

"Ce décès va nous retarder en ce sens qu’il faut que les magistrats s’organisent pour la recomposition du tribunal et il leur faudra du temps pour compulser tous les documents et s’imprégner de l’affaire," a affirmé Me Kaboto.

Le juge Raphael Yanyi était un magistrat "intègre", selon l'avocat de Vital Kamerhe

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