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RDC

Tshisekedi appelle à un "changement des mentalités"

Le Président congolais, Felix Tshisekedi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 24 janvier 2019.

Le chef de l'Etat Félix Tshisekedi a plaidé en faveur d'un "changement des mentalités" en République démocratique du Congo, dans un message diffusé dimanche, en pleine affaire dite des "15 millions" de dollars prétendument détournés des caisses de l'Etat.

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Dimanche également, sur cette affaire, l'Inspection générale des Finances (IGF) a invité des journalistes pour une conférence de presse finalement annulée, "pour des questions de coordination avec la hiérarchie", selon un responsable sur place sans autre précision.

L'IGF, qui dépend directement du président de la République d'après des inspecteurs des finances, a remis au parquet un rapport sur cette affaire des "15 millions" impliquant l'influent directeur de cabinet du chef de l'Etat, Vital Kamerhe.

Le message du président a été diffusé au journal du soir sur la chaîne publique d'Etat RTNC, sous la forme d'une sorte de clip, avec musique et images de fond.

Tantôt à l'image tantôt en voix off, le président Félix Tshisekedi a notamment déclaré: "A ceux qui sont responsables de la gestion des affaires publiques, le premier signe visible du changement sera celui de votre comportement, de votre compétence dans la gestion de la mission qui vous est confiée par le peuple congolais".

Le président a plaidé pour un "Congo des changements des mentalités", dans ce message diffusé deux jours après l'investiture par l'Assemblée du gouvernement du Premier ministre Sylvestre Ilunga.

Cette communication "n'a aucun lien avec l'affaire des 15 millions", assure une porte-parole du président jointe par l'AFP, sans préciser la date de son enregistrement.

Le fond de cette affaire est assez technique: l'Etat devait récupérer une "décote" de 15% sur une somme de 100 millions de dollars versées aux compagnies pétrolières pour compenser leur manque à gagner.

Cette "décote n'a pas bénéficié à l'Etat", observe l'IGF dans un rapport daté du 17 juillet, que la presse s'est procurée.

La décote de 15 millions a été versée sur un autre compte, "une irrégularité qui viole les dispositions légales et règlementaires régissant les finances publiques", selon le rapport.

Dans ses conclusions, le rapport attribue la responsabilité de cette "irrégularité" à plusieurs officiels, dont le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Vital Kamerhe.

Le 31 juillet, l'inspecteur général-chef de service Victor Batubenga, a transmis ce rapport au procureur général près la cour de Cassation.

"Face à des obstructions répétées", M. Batubenga demandait au parquet d'"apporter son assistance" pour enquêter dans cette affaire.

"Mon nom n'apparaît pas dans le rapport de l'IGF. Ensuite, il n'y a pas eu de détournement", s'est défendu Vital Kamerhe dans un entretien à paraître dans Jeune Afrique lundi.

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La CPI ordonne des réparations pour les victimes d'un ex-chef de guerre congolais

Bosco Ntaganda à La Haies, Pays-Bas, le 2 septembre 2015.

La Cour pénale internationale (CPI) a fixé lundi à 30 millions de dollars (25 millions d'euros) le montant des réparations aux victimes du criminel de guerre congolais Bosco Ntaganda, condamné en 2019 à 30 ans de prison.

Les juges ont demandé au Fonds de la Cour pénale internationale au profit des victimes de "compléter le montant des réparations accordées" et de "s'engager à des efforts de collecte de fonds supplémentaire si nécessaire", Bosco Ntaganda étant "indigent aux fins des réparations".

"A la lumière des circonstances de cette affaire, en gardant à l'esprit les droits de la personne condamnée et en adoptant une approche conservatrice, la Chambre a fixé à 30.000.000 USD le montant total des réparations dont M. Ntaganda est responsable", a déclaré lundi dans un communiqué la CPI, basée à La Haye.

En novembre 2019, l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, surnommmé "Terminator", a été condamné à 30 ans de prison ferme, la peine la plus lourde jamais prononcée par la CPI.

"Les victimes éligibles pour ces réparations comprennent: les victimes directes et indirectes des attaques, les victimes de crimes contre les enfants soldats, de viol et d'esclavage sexuel", a précisé la Cour.

"La Chambre a noté que la priorité devra être donnée aux personnes nécessitant des soins médicaux et psychologiques immédiats, aux victimes handicapées et aux personnes âgées, aux victimes de violence sexuelle ou à caractère sexiste, aux victimes sans abri ou en difficulté financière, ainsi qu'aux enfants nés du viol et de l'esclavage sexuel et aux anciens enfants soldats".

Bosco Ntaganda avait été reconnu coupable en juillet 2019 de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, dont des crimes sexuels, massacres, persécutions et transfert forcé de la population civile en République démocratique du Congo au début des années 2000.

Il avait annoncé son intention de faire appel.

Kabila de retour après un séjour de 12 jours à l'étranger

L'ancien président Joseph Kabila à Kolwezi, Lualaba, le 12 décembre 2020 (Twitter / Barbara Nzimbi)

L'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, écarté depuis décembre de la cogestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi, est rentré vendredi dans son fief de Lubumbashi (Sud-Est) après un séjour de douze jours à l'étranger a-t-on appris de son entourage.

"Lors de son séjour à l'étranger, il a fait des étapes à Abou-Dhabi, Dubai (Émirats arabes unis), Dar es salaam (Tanzanie), Harare (Zimbabwe) et Lusaka (Zambie)", a déclaré à l'AFP Lubunga Bya Ombe, son ancien chargé des missions.

"Il était prévu ce (vendredi) matin à Lusaka un entretien avec Dr Kenneth Kaunda (ancien chef de l'Etat zambien), mais ce dernier n’était pas en forme. A Harare, c’était à l’invitation du président Emmerson Mnangagwa avec qui il a eu des entretiens sur la situation générale dans la région. Le reste des étapes du voyage revêtait un caractère privé", a-t-il ajouté.

M. Kabila avait quitté le RDC le 21 février pour un voyage à l'étranger sans en indiquer la destination ni la durée, cinq jours après la nomination d'un nouveau Premier ministre fidèle à son successeur Félix Tshisekedi.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient considéré ce voyage comme un exil, après la fin de la coalition au pouvoir Tshisekedi-Kabila, décrétée par l'actuel chef de l'Etat le 6 décembre. Un député pro-Kabila avait même écrit un peu rapidement que M. Kabila quittait "définitivement" la RDC.

Tous les proches de l'ancien président Kabila ont depuis été écartés successivement de la tête des institutions politiques du pays, tandis qu'une bonne partie de la classe politique a quitté M. Kabila pour faire allégeance à M. Tshisekedi.

Les président de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que le Premier ministre sont désormais issus de la nouvelle majorité dite de "l'Union sacrée" acquise à la cause du président Tshisekedi.

M. Kabila, au pouvoir pendant 18 ans (2001-2019), est resté muet depuis que M. Tshisekedi a lancé son offensive politique contre leur ancienne coalition.

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