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Trump va "s'adresser à la Nation" mardi à propos de la frontière

Le président Donald Trump, le dimanche 6 janvier 2019 à Washington. (Photo AP / Alex Brandon)

Donald Trump a encore fait monter d'un cran la pression pour le mur qu'il réclame à cor et à cri en annonçant un discours à la Nation mardi soir et un rare déplacement à la frontière avec le Mexique deux jours plus tard.

Engagé dans un bras de fer avec les démocrates qui a provoqué la fermeture partielle des administrations fédérales, le président américain dresse depuis plusieurs jours le tableau d'une grave crise face à l'afflux de migrants.

Cette caractérisation est rejetée avec force par ses adversaires qui dénoncent une basse manoeuvre politique.

"Je suis ravi de vous informer que je vais m'adresser à la Nation sur la crise humanitaire et de sécurité nationale à notre frontière sud", a tweeté le président au 17e jour du "shutdown", qui affecte quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés.

L'intervention présidentielle depuis le Bureau ovale est prévue à 21H00 (02H00 GMT).

Exhortant le président à "arrêter de faire souffrir le pays" et à mettre fin au "shutdown", les démocrates ont réclamé la possibilité de pouvoir, eux aussi, s'adresser en direct à l'Amérique à une heure de grande écoute.

"Maintenant que les chaînes de télévision ont décidé de diffuser la déclaration du président qui, si on en croit ses précédentes déclarations, devrait être un tissu de désinformation et de malveillance, les démocrates doivent se voir immédiatement accorder un temps de parole équivalent", ont écrit Nancy Pelosi et Chuck Schumer, les deux leaders démocrates du Congrès.

M. Trump exige le déblocage de quelque 5 milliards de dollars pour édifier le mur promis en campagne afin de lutter contre l'immigration clandestine. "Nous n'avons pas le choix", a-t-il lancé dimanche.

Les démocrates, qui ont repris le contrôle de la Chambre des représentants à l'issue des élections de novembre, répètent qu'ils sont opposés au financement de ce mur qu'ils jugent "immoral", coûteux et inefficace.

"Aucun progrès"

Les négociations menées au cours du week-end par le vice-président Mike Pence n'ont pas permis la moindre avancée.

"Aucun progrès n'a été réalisé. A ce stade, aucune autre rencontre avec ce groupe n'est prévue", a résumé, laconique, un responsable démocrate à l'issue de la réunion de dimanche.

Ces derniers jours, Donald Trump et ses proches laissent planer la possibilité de recourir à une procédure d'urgence exceptionnelle.

L'idée avancée serait de déclarer une "urgence migratoire" à la frontière en vertu du "National Emergencies Act" qui permet au président des Etats-Unis d'avoir recours à des pouvoirs extraordinaires.

Nombre de ses prédécesseurs ont fait usage de ces dispositions, comme George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001 (pour augmenter les moyens de l'armée au-delà du budget voté) ou Barack Obama lors de l'épidémie de grippe H1N1 (pour lever certaines dispositions du secret médical).

Mais le Congrès a le pouvoir de contester tout décret d'urgence. Et l'opposition démocrate, qui contrôle désormais la Chambre des représentants, a d'ores et déjà indiqué qu'elle ferait tout pour le bloquer.

Si le président franchissait le pas mardi soir, sa décision serait par ailleurs probablement immédiatement contestée devant la justice.

En mars 2018, M. Trump s'était rendu à San Diego, près de la frontière avec le Mexique, pour examiner lors d'une visite savamment mise en scène des prototypes de mur.

Durant la campagne et depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans, le président a envoyé des messages très différents --et parfois contradictoires-- sur la longueur et la nature exacte du mur qu'il espérait.

Depuis quelque temps, il émet l'idée d'un mur fait de barres verticales en acier et non en béton dans l'espoir de rendre le projet plus acceptable pour les démocrates.

Mais ces derniers n'ont pas été du tout sensibles à l'argument. Et le record du plus long "shutdown" de l'histoire pourrait bientôt tomber: 21 jours, entre fin 1995 et début 1996, sous le présidence de Bill Clinton.

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Des vidéos montrent l'arrestation violente d'une famille noire en Arizona

Un enquêteur s'entretient avec des policiers du complexe d'appartements à Autumn Ridge, qui avait été fouillé par des enquêteurs à Phoenix, en Arizona, le 4 mai 2015.

La maire de Phoenix, dans l'Arizona, a présenté dimanche ses excuses après l'apparition de vidéos montrant l'arrestation violente par la police de cette ville d'une famille noire avec de jeunes enfants.

Sur ces vidéos, prises lors d'une arrestation qui a eu lieu il y a un mois dans un parking à Phoenix, on voit les policiers ordonner à la famille de sortir de sa voiture, en hurlant et en employant un langage grossier, et la menacer d'ouvrir le feu.

Puis une femme sort du véhicule avec deux jeunes enfants, elle les remet à une personne qui se trouve là avant d'être arrêtée. On voit ensuite un policier donner des coups de pied dans les jambes d'un homme qu'il est en train de menotter contre une voiture de police.

"Comme beaucoup d'autres, je suis dégoutée de ce que j'ai vu dans la vidéo montrant l'interaction de la police de Phoenix avec une famille et de jeunes enfants", a déclaré la maire, Claire Gallego, dans un communiqué posté sur Twitter.

Les actions de ces policiers sont "inappropriées" et "clairement non professionnelles", a écrit l'élue. "Il n'existe aucune situation où un tel comportement pourrait être un tant soit peu acceptable".

"Je suis profondément désolée de ce que cette famille a subi, et je présente mes excuses à la communauté", a déclaré Mme Gallego.

Intervenant sur la télévision locale affiliée au réseau ABC, la cheffe de la police de Phoenix, Jeri Williams, a déclaré que les policiers intervenaient à la suite d'une alerte sur un cambriolage lorsqu'ils sont tombés sur cette famille.

"Je suis désolée que cet incident ait eu lieu", a-t-elle dit, indiquant qu'une enquête était en cours.

Selon ABC, la famille a engagé une action en justice pour violation de ses droits et réclame 10 millions de dollars à la municipalité de Phoenix.

La sénatrice de Californie Kamala Harris, candidate à l'investiture démocrate pour la présidentielle, a estimé que les actes des policiers étaient "indéfendables".

Cet incident survient dans un contexte où l'attitude des forces de l'ordre est un sujet sensible aux Etats-Unis après une série de violences mortelles de policiers contre des Africains-Américains.

Des mesures ont été prises en réaction à ces faits à travers le pays, comme le port obligatoire par les policiers de mini-caméras filmant leurs interventions. Claire Gallego a indiqué qu'elle allait accélérer la mise en place de cette mesure dans la ville à la suite de l'incident.

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