Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Trump, le mur et le budget: négociations dans l'impasse

Le président Donald Trump à la Maison Blanche, le dimanche 6 janvier 2019 à Washington.

Pas de fin de "shutdown" en vue à Washington: Donald Trump a réaffirmé dimanche sa volonté de construire un mur à la frontière avec le Mexique, précisant, fort du soutien "énorme" des républicains, qu'il n'avait pas l'intention de lâcher du lest dans les négociations budgétaires en cours.

"Nous devons construire le mur. Il s'agit de la sécurité de notre pays (...) Nous n'avons pas le choix", a martelé le président américain depuis les jardins de la Maison Blanche avant de s'envoler pour Camp David où il devait passer la journée avec ses conseillers.

En l'absence d'accord sur une loi budgétaire entre républicains et démocrates, la paralysie partielle de l'administration fédérale est entrée dans sa troisième semaine. Quelque 800.000 fonctionnaires sont touchés. Des musées ont été contraints de fermer leurs portes et des ordures s'entassent dans les parcs nationaux.

Reconnaissant qu'il ne s'attendait pas à une avancée de taille lors des discussions menées dimanche sous l'égide du vice-président Mike Pence, M. Trump a annoncé des discussions de fond à venir "lundi, mardi, mercredi". Et de nouveau évoqué, sans s'y attarder, la possibilité d'avoir recours à une procédure d'urgence lui permettant de contourner le Congrès.

Le magnat de l'immobilier semble faire le pari qu'il est en train de gagner la bataille de communication du "shutdown", dans laquelle chaque parti tente de faire porter la responsabilité du blocage à l'autre.

Mettant en avant un sondage mentionné sur Fox News selon lequel 75% des Américains pensent que l'immigration est un sujet important, il répète que nombre de fonctionnaires contraints de rester chez eux depuis plusieurs semaines sont "à 100%" derrière lui et que le parti républicain fait bloc.

"Ce +shutdown+ pourrait s'achever demain ou pourrait durer longtemps, cela dépend vraiment des démocrates", a-t-il lancé. "Chuck Schumer, Nancy Pelosi (les deux ténors démocrates du Congrès, NDLR) et moi pouvons régler ce problème en 20 minutes s'ils le souhaitent", a-t-il insisté.

"L'objectif n'est pas d'ouvrir les administrations, l'objectif est de réparer une système d'immigration qui ne fonctionne plus", a lancé en écho le sénateur républicain Lindsey Graham sur CBS.

- Acier plutôt que béton ? -

Le président américain réclame plus de 5 milliards de dollars pour édifier son mur afin de lutter contre l'immigration clandestine. Les républicains ont toujours le contrôle du Sénat mais toute loi budgétaire devant être adoptée par 60 voix sur 100 à la chambre haute, ils ne peuvent se passer des démocrates.

Les démocrates, qui ont repris le contrôle de la Chambre des représentants à l'issue des élections de mi-mandat, répètent qu'ils sont opposés au financement de ce mur qu'ils jugent "immoral", couteux et inefficace.

L'élue démocrate de Californie Nancy Pelosi, qui vient de prendre la présidence de la Chambre des représentants, a déploré le comportement de l'impétueux président dans les difficiles tractations en cours.

"L'impression que vous avez de ce président est qu'il aimerait non seulement fermer les administrations fédérales, construire un mur mais aussi abolir le Congrès pour que la seule voix qui compte soit la sienne", a-t-elle affirmé sur CBS.

M. Trump a par ailleurs répété qu'il était prêt à ce que le mur qu'il a promis durant sa campagne électorale soit fait d'acier et non de béton, si cela permettait de débloquer les négociations avec ses adversaires politiques.

Il ainsi assuré qu'il allait prendre contact avec les principaux acteurs de cette industrie "pour qu'ils proposent le design d'un magnifique produit en acier qui sera fait ici et que nous utiliserons comme barrière".

M. Trump, qui envoie depuis son arrivée au pouvoir des signaux contradictoires sur son projet emblématique comme sur son financement, a déjà évoqué par le passé la mise en place de "barres d'acier conçues de manière artistique" afin qu'il soit possible de voir à travers.

Avec AFP

Toutes les actualités

Vente d'armes à l'Arabie Saoudite : le sénat s'implique

Vente d'armes à l'Arabie Saoudite : le sénat s'implique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:36 0:00

Des vidéos montrent l'arrestation violente d'une famille noire en Arizona

Un enquêteur s'entretient avec des policiers du complexe d'appartements à Autumn Ridge, qui avait été fouillé par des enquêteurs à Phoenix, en Arizona, le 4 mai 2015.

La maire de Phoenix, dans l'Arizona, a présenté dimanche ses excuses après l'apparition de vidéos montrant l'arrestation violente par la police de cette ville d'une famille noire avec de jeunes enfants.

Sur ces vidéos, prises lors d'une arrestation qui a eu lieu il y a un mois dans un parking à Phoenix, on voit les policiers ordonner à la famille de sortir de sa voiture, en hurlant et en employant un langage grossier, et la menacer d'ouvrir le feu.

Puis une femme sort du véhicule avec deux jeunes enfants, elle les remet à une personne qui se trouve là avant d'être arrêtée. On voit ensuite un policier donner des coups de pied dans les jambes d'un homme qu'il est en train de menotter contre une voiture de police.

"Comme beaucoup d'autres, je suis dégoutée de ce que j'ai vu dans la vidéo montrant l'interaction de la police de Phoenix avec une famille et de jeunes enfants", a déclaré la maire, Claire Gallego, dans un communiqué posté sur Twitter.

Les actions de ces policiers sont "inappropriées" et "clairement non professionnelles", a écrit l'élue. "Il n'existe aucune situation où un tel comportement pourrait être un tant soit peu acceptable".

"Je suis profondément désolée de ce que cette famille a subi, et je présente mes excuses à la communauté", a déclaré Mme Gallego.

Intervenant sur la télévision locale affiliée au réseau ABC, la cheffe de la police de Phoenix, Jeri Williams, a déclaré que les policiers intervenaient à la suite d'une alerte sur un cambriolage lorsqu'ils sont tombés sur cette famille.

"Je suis désolée que cet incident ait eu lieu", a-t-elle dit, indiquant qu'une enquête était en cours.

Selon ABC, la famille a engagé une action en justice pour violation de ses droits et réclame 10 millions de dollars à la municipalité de Phoenix.

La sénatrice de Californie Kamala Harris, candidate à l'investiture démocrate pour la présidentielle, a estimé que les actes des policiers étaient "indéfendables".

Cet incident survient dans un contexte où l'attitude des forces de l'ordre est un sujet sensible aux Etats-Unis après une série de violences mortelles de policiers contre des Africains-Américains.

Des mesures ont été prises en réaction à ces faits à travers le pays, comme le port obligatoire par les policiers de mini-caméras filmant leurs interventions. Claire Gallego a indiqué qu'elle allait accélérer la mise en place de cette mesure dans la ville à la suite de l'incident.

Un jihadiste repenti lance un magazine contre la propagande de Daech

Un jihadiste repenti lance un magazine contre la propagande de Daech
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

La course à la Maison Blanche 2020

La course à la Maison Blanche 2020
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Donald Trump affirme que les attaques contre deux pétroliers portent la marque de l'Iran

Donald Trump affirme que les attaques contre deux pétroliers portent la marque de l'Iran
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:54 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG