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Trump ne bouge pas sur le mur, impasse à Washington

Le Président des États-Unis, Donald Trump,lors d'une réunion du Cabinet à la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 2 janvier 2019. REUTERS / Jim Young

Au 12e jour du "shutdown", les discussions ont de nouveau été stériles: Donald Trump s'est montré inflexible sur le mur qu'il veut édifier à la frontière avec le Mexique, ses adversaires démocrates ont réaffirmé leur refus catégorique de le financer.

"Cela pourrait durer longtemps", a lancé le président américain en évoquant le "shutdown", ou paralysie partielle de l'administration fédérale. Il a convié les responsables des deux bords à une nouvelle rencontre vendredi.

A la veille de la mise en place du nouveau Congrès - le 116e de l'Histoire - où les démocrates contrôleront désormais la Chambre des représentants, les deux camps ont continué à se renvoyer la balle sans bouger d'un iota.

A l'issue d'une réunion à la Maison Blanche, Chuck Schumer, chef des sénateurs démocrates, a déploré que le président et les élus républicains prennent les Américains "en otage".

Donald Trump réclame plus de 5 milliards de dollars pour édifier son mur afin de lutter contre l'immigration clandestine. Ses adversaires politiques s'y opposent, jugeant que le "magnifique mur" vanté par le magnat de l'immobilier n'est en aucun cas une réponse adaptée au débat complexe sur l'immigration.

Concrètement, les démocrates présenteront jeudi à la Chambre des représentants un texte que l'équipe Trump a par avance rejeté.

Nancy Pelosi, prochaine "speaker" démocrate, a proposé de scinder le problème en deux: adopter les budgets de la plupart des administrations jusqu'au 30 septembre tout en ne finançant que jusqu'au 8 février le budget sensible du département de la Sécurité intérieure.

Mais Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain, a d'ores et déjà averti que cette démarche était vouée à l'échec car "elle ne garantit pas la sécurité aux frontières" et "place les besoins d'autres pays au-dessus" de ceux des citoyens américains.

Les républicains ont toujours le contrôle du Sénat mais toute loi budgétaire devant être adoptée par 60 voix sur 100 à la chambre haute, ils ne peuvent se passer des démocrates.

- "Mur médiéval" -

Visiblement confiant dans sa capacité à gagner la bataille de l'opinion publique - "Je crois que les gens de ce pays pensent que j'ai raison" - Donald Trump continue à défendre bec et ongles le bien-fondé de sa promesse emblématique de campagne.

"La roue, le mur: il y a des choses qui ne vieillissent jamais", a-t-il lancé lors d'une réunion avec son équipe gouvernementale. Il a aussi ironisé sur ceux qui jugent que construire un mur à la frontière serait immoral, soulignant que le Vatican était entouré "du plus grand mur qui soit".

Le sénateur démocrate Dick Durbin, qui a participé à la réunion, a résumé la position des démocrates: favorables à une sécurité aux frontières "forte", mais opposés à un mur "médiéval", "coûteux" et "inefficace".

Le président américain, qui a renoncé cette année à ses vacances dans son luxueux club de Mar-a-Lago en Floride, multiplie depuis plusieurs jours les tweets rageurs, parfois contradictoires, sur le mur et son financement.

"La plus grande partie du mur a déjà été complètement rénovée ou construite", a-t-il tweeté mercredi matin, contre toute évidence.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a annoncé qu'il attendrait désormais d'être certain qu'un texte puisse passer les deux chambres puis être promulgué par Donald Trump avant de le soumettre au vote.

"Je reste prêt à travailler avec les démocrates", a tweeté le président américain en fin de journée.

A ce stade, pourtant, pas l'ombre d'un compromis à l'horizon. La fin du "shutdown", qui paralyse 25% des administrations fédérales de la première puissance mondiale depuis le 22 décembre, n'est pas en vue.

Avec AFP

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Le chef de la Cour suprême ne va pas présider le 2e procès de Trump au Sénat

Le président américain Donald Trump brandit une copie de la Une du Washington Post qui annonce qu'il a été acquitté par le Sénat, le 6 février 2020.

Le juge en chef de la Cour suprême américaine, John Roberts, ne présidera pas le procès en destitution de l'ancien président Donald Trump prévu la semaine du 8 février, a-t-on appris de plusieurs sources.

M. Roberts, 65 ans, a intégré à la Cour en 2005 après avoir été nommé par l'ancien président George W. Bush.

Bien qu'il ait présidé le premier procès de mise en accusation de Donald Trump, il n'est pas obligé de le faire cette fois-ci, car M. Trump n'est plus président, selon la National Public Radio. "Roberts n'est pas constitutionnellement obligé de présider" cette fois-ci, conclut le média.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, une démocrate, a annoncé la semaine dernière que l'acte d'accusation contre M. Trump, un républicain mis en accusation par un vote majoritaire dans ses derniers jours au pouvoir, sera officiellement présenté au Sénat ce lundi.

Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, écoute le président Donald Trump prononcer son premier discours sur l'état de l'Union au Capitole, à Washington, le 30 janvier 2018.
Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, écoute le président Donald Trump prononcer son premier discours sur l'état de l'Union au Capitole, à Washington, le 30 janvier 2018.

Selon la Constitution, le juge en chef de la Cour suprême supervise le procès de destitution d'un président en exercice. Mais comme le mandat de M. Trump a pris fin lorsque son successeur Joe Biden a prêté serment le 20 janvier, il n'est plus le président en exercice et, à ce titre, le juge en chef n'est pas tenu d'être présent.

Il reste donc deux possibilités.

Premièrement, le procès peut être présidé par le doyen du sénat, le sénateur Patrick Leahy du Vermont, un démocrate. C'est la théorie avancée par le quotidien The Hill.

Une autre possibilité est que le procès soit dirigé par l'actuelle vice-présidente, Kamala Harris, qui, selon les lois américaines, préside les plénières du Sénat. Cette option est évoquée par Fox News.

Quoi qu'il en soit, la question même de savoir s'il est constitutionnel de mettre en accusation un président après qu'il ait quitté ses fonctions est sans précédent. Une question qui est aussi susceptible de raviver les tensions partisanes qui ont existé lors des élections controversées de 2020.

Le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky) arrive pour le début du procès de mise en accusation du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2020.
Le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky) arrive pour le début du procès de mise en accusation du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2020.

Les sénateurs républicains ont déjà exprimé leur réticence à l'égard de cette mise en accusation rétroactive. Dimanche, le sénateur de Floride Marco Rubio a déclaré que la procédure est "stupide", tandis qu'un collègue républicain, Rand Paul du Kentucky, a déclaré sans ambages que la procédure serait "illégitime" en l’absence du juge Roberts.

Pour rappel, Donald Trump a été mis en accusation à deux reprises par la Chambre des représentants, qui est contrôlée par les démocrates. La première mise en accusation a eu lieu en janvier 2020, déclenchée par un appel téléphonique controversé avec le président de l'Ukraine. M. Trump a été acquitté par le sénat. La deuxième mise en accusation par la chambre basse a eu lieu le 13 janvier. Aucun autre président américain n'a été mis en accusation plus d'une fois.

Les 17 premiers décrets de l’ère Biden
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NFL: Duel Mahomes-Brady en perspective pour le Super Bowl

Une combination de photos de Patrick Mahomes, à gauche, et Tom Brady, USA, le 24 janvier 2020.

Chiefs-Buccaneers sera l'affiche alléchante du 55e Super Bowl: Kansas City a écarté Buffalo (38-24) dimanche et défendra son titre contre Tampa Bay, qui s'est imposé à Green Bay (31-26) plus tôt et jouera cette finale à la maison, le 7 février.

Un choc intergénérationnel aura lieu en Floride. D'un côté Tom Brady, depuis longtemps entré dans la légende de la NFL et qui tentera à 43 ans d'être sacré pour la 7e fois en dix participations à un Super Bowl. De l'autre, Patrick Mahomes, 25 ans, dont le talent éclabousse la ligue depuis trois saisons (MVP 2018) et qui fut renversant lors de la dernière finale remportée contre les 49ers de San Francisco (31-20).

La franchise du Missouri briguera son 3e trophée Vince Lombardi (1970, 2020), celle de Floride son 2e (2002), avec, qui sait, un avantage, puisqu'elle jouera en son Raymond James Stadium. C'est la première fois en 55 éditions qu'un finaliste "reçoit".

Les Bucs ont mérité cet honneur, parvenant à faire déjouer les pronostics qui voyaient plutôt Green Bay s'imposer en son Lambeau Field, garni d'environ 6.500 fans autorisés à se tenir à distance, coronavirus oblige.

"Cela a été un long processus pour toute l'équipe, et aujourd'hui, c'était juste un grand effort collectif. Notre jeu a été sporadique, mais la défense est montée en puissance et nous allons en avoir besoin à nouveau dans quelques semaines", a commenté Brady.

- Suspense -

La star de 43 ans, qui a quitté les New England Patriots en mars dernier après vingt ans d'exploits et de records en NFL, pourrait devenir le deuxième quarterback de l'histoire à mener deux différentes franchises au titre, après Peyton Manning champion avec Indianapolis (2007) puis Denver (2016).

Son duel de vétérans avec Aaron Rodgers, de six ans son cadet et probable futur MVP de la saison, promettait d'envelopper de suspense ce choc. Ce fut le cas.

Brady a commencé très fort, en trouvant Mike Evans pour le premier touchdown en début de match. Sur quoi son rival a répondu, d'une passe de 50 yards qui a envoyé Marquez Valdes-Scantling dans l'en-but (7-7).

Après une course de 20 yards de Leonard Fournette qui a remis les Bucs devant au score (14-7), Brady a réussi un premier break, juste avant la sirène annonçant la pause, en délivrant une passe superbe à Scotty Miller (21-10). Et en début de 3e quart-temps, il a trouvé Cameron Brate pour son 3e touchdown.

A 28-10 au tableau d'affichage, peu ont cru à un retour possible de Green Bay. Mais c'était sans compter sur Rodgers, qui a d'abord envoyé Robert Tonyan dans la zone adverse, puis son running-back Davante Adams pour revenir à cinq longueurs.

- Impérial Mahomes -

Le dernier quart-temps fut celui d'une pression considérablement accrue sur les épaules des deux stars. Brady y a concédé ses 2e et 3e interceptions, Rodgers n'a pu conduire son équipe à un 4e touchdown.

Il s'y est approché à 26 yards, mais au lieu de le laisser lancer une 4e et dernière tentative, son équipe a choisi d'ajouter trois points sur tir au but, ne faisant que réduire l'écart au score. Un choix tactique peu compréhensible.

Il y a eu moins de suspense à l'Arrowhead Stadium, l'antre des Chiefs qui ont fait respecter la logique face à des Bills impuissants face à l'armada offensive rouge.

Longtemps incertain, après la commotion cérébrale récoltée au tour précédent, Patrick Mahomes a été à la hauteur, précis et clinique dans ses lancers dont trois ont été convertis en touchdowns.

Le premier a eu la bonne idée de trouver Mecole Hardman, quelques minutes à peine après que ce dernier eut commis une erreur à la réception d'un coup de pied, débouchant sur le premier touchdown de Buffalo.

Et après deux autres "TD" à la course de Darrel Williams et Clyde Edwards-Helaire, Mahomes a ensuite envoyé deux fois Travis Kelce dans la zone pour donner une avance plus confortable au score (38-15) en début de 4e quart-temps.

"Le truc avec notre équipe, c'est que nous nous faisons confiance, et chaque fois que nous sommes sur le terrain, nous donnons tout ce que nous avons. Mais le travail n'est pas terminé", a prévenu Mahomes.

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