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Trump salue l'aide de Moscou après un sommet Kim-Poutine "amical"

Le président russe Vladimir Poutine serre la main du président américain Donald Trump à l’occasion de sa commémoration du Jour de l’armistice, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a loué vendredi l'aide de Moscou sur le dossier nord-coréen au lendemain d'un sommet entre Kim Jong Un et Vladimir Poutine au cours duquel le dirigeant nord-coréen a dénoncé la "mauvaise foi" des Américains.

"Nous faisons beaucoup de progrès sur la Corée du Nord. J'ai été sensible aux déclarations du président Poutine. Il veut aussi que cela aboutisse", a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, n'évoquant à aucun moment les critiques de l'homme fort de Pyongyang et préférant louer une nouvelle fois leur bonne entente.

La longue rencontre jeudi entre Kim Jong Un et Vladimir Poutine, qui a permis à Pyongyang de renouer au plus haut niveau avec son allié de la Guerre froide, a été "amicale", s'est félicitée l'agence nord-coréenne KCNA.

M. Kim "a promis de revenir, la ville lui a bien plu", a assuré le gouverneur régional Oleg Kojémiako après le départ du train blindé vert-olive de la délégation nord-coréenne.

Kim Jong Un a passé cinq heures avec le président russe, en tête à tête puis en réunion de travail entre délégations et lors d'un dîner de gala où ils ont échangé toasts et cadeaux. A l'issue du sommet, KCNA a dit espérer "un nouvel âge d'or" dans les relations entre les deux pays.

Vladimir Poutine a "promptement accepté" son invitation à se rendre en Corée du Nord, selon la même source.

Le compte-rendu de cette rencontre par la Corée du Nord contraste singulièrement avec celui du sommet de Hanoï avec Donald Trump en février qui s'est soldé sur un constat d'échec.

Les Etats-Unis y ont "adopté une attitude unilatérale de mauvaise foi", a assuré le dirigeant nord-coréen à son homologue russe, selon KCNA.

"La situation dans la péninsule coréenne et dans la région se trouve actuellement dans une impasse et a atteint un point critique", a-t-il mis en garde.

- Sanctions -

"Kim a rencontré Poutine parce qu'il voulait montrer qu'il avait quelqu'un de son côté", a expliqué à l'AFP Lee Woo-young, professeur à l'Université des Etudes nord-coréennes de Séoul, selon qui Kim Jong Un "cherche à avoir la main pour de futures discussions avec les Etats-Unis".

A Hanoï, théâtre du deuxième sommet Trump-Kim, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) était prête à faire.

La semaine dernière, Pyongyang avait haussé le ton en se livrant à une attaque d'une rare violence contre Mike Pompeo, exigeant que le secrétaire d'Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation.

Moscou prône un dialogue avec la RPDC sur la base d'une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l'ont accusée d'aider Pyongyang à les contourner.

- "Garanties de sécurité" -

En fin de rencontre, le président russe s'est dit favorable comme les Etats-Unis à une "dénucléarisation totale" et a jugé un règlement "possible", à condition d'offrir à Pyongyang des "garanties de sécurité et de souveraineté" et de respecter le "droit international" et non le "droit du plus fort".

Ayant obtenu le soutien recherché, Kim Jong Un n'a pas traîné à Vladivostok. Alors que les médias russes avaient évoqué une possible visite de l'aquarium local et une soirée au ballet, il s'est contenté vendredi, avant de reprendre le train, de participer avec deux heures de retard à un dépôt de gerbe puis à une réception dans un restaurant où s'était rendu son père en 2002.

Malgré ses invitations répétées, la Russie était restée jusqu'à présent à l'écart de la détente récente : M. Kim a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois Donald Trump.

Mais le dirigeant nord-coréen cherche, outre des soutiens dans son bras de fer avec Washington, un certain rééquilibrage de ses relations entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide. C'est l'URSS qui avait placé au pouvoir son grand-père et fondateur de la RPDC, le "Grand Leader" Kim Il Sung.

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Au moins 17 morts dans un attentat à la voiture piégée en Afghanistan

Des soldats de l'Armée nationale afghane (ANA) surveillent les environs à un poste de contrôle dans la province de Logar, en Afghanistan, le 16 février 2016.

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 17 morts et 21 blessés jeudi soir au sud de Kaboul, la capitale afghane, selon des responsables et un soignant, quelques heures à peine avant le début d'un cessez-le-feu.

"17 morts et 21 blessés ont été amenés à notre hôpital. Il y avait des civils et des soldats parmi les victimes", a déclaré à l'AFP le docteur Sediqullah, le chef des urgences de l'hôpital de Pul-i-Alam, la capitale de la province de Logar où l'attaque a eu lieu.

"La plupart des victimes étaient des civils (...) dans un lieu bondé où les gens étaient venus faire des courses avant l'Aïd ", a précisé le porte-parole du gouverneur de Logar, Dedar Lawang.


Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian, a quant à lui confirmé l'incident, mais dénombré huit morts et 30 blessés.

"J'ai vu 15 cadavres et 20 blessés emmenés à l'hôpital par la police", a pour sa part déclaré à l'AFP Jamshed Ahmad, un étudiant de 22 ans présent au moment de l'attaque.

"Cela s'est passé près du bureau du gouverneur et a fait beaucoup de bruit", a-t-il ajouté.

L'attentat n'a pour l'instant pas été revendiqué, et, selon le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid, l'incident "n'a rien à voir" avec les insurgés.

Ces derniers se sont engagés à observer une trêve de trois jours avec le gouvernement afghan qui doit commencer vendredi matin, le premier jour des fêtes de l'Aïd Al-Adha.

Ce cessez-le-feu représente une étape cruciale en vue d'une possible ouverture de pourparlers inédits entre les talibans et Kaboul, qui pourraient mettre fin à des décennies de conflit.

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