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États-Unis

Trump s'est plaint auprès de Powell de la politique de la Fed

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, à Washington, le 31 juillet 2019.

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi soir qu'il s'était plaint auprès du président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, des taux d'intérêts aux Etats-Unis qu'il juge trop élevés.

Donald Trump et Jerome Powell se sont rencontrés dans la matinée à la Maison blanche, leur deuxième entretien depuis l'arrivée de Powell à la tête de la banque centrale.

"Lors de ma réunion avec Jay Powell ce matin, j'ai protesté contre le fait que le taux de la Fed est trop haut comparé à ceux de pays concurrents", a écrit le chef de la Maison blanche sur Twitter.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait évoqué via le réseau social une rencontre "bonne & cordiale", une appréciation tranchant avec ses critiques des derniers mois à l'encontre de Jerome Powell et de la politique monétaire qu'il orchestre.

Le président américain a reproché à plusieurs reprises aux dirigeants de la banque centrale de ne pas suffisamment baisser les taux d'intérêt et il a même assimilé Jerome Powell aux ennemis des Etats-Unis, au même titre que le président chinois Xi Jinping.

Dans un communiqué, la Fed a indiqué que Trump et Powell avaient débattu "de la croissance économique, de l'emploi et de l'inflation" au cours de leur entretien, auquel a aussi participé le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

"Tout a été évoqué, y compris les taux d'intérêt, les intérêts négatifs, l'inflation basse, l'assouplissement, la vigueur du dollar & son effet sur l'industrie, le commerce avec la Chine, l'UE & d'autres, etc", a précisé Donald Trump sur Twitter.

La Fed, elle, précise dans son communiqué que Jerome Powell "n'a pas discuté de ses anticipations en matière de politique monétaire" et qu'il a simplement expliqué que les futures décisions de la Fed dépendraient des informations à sa disposition sur la situation économique.

Le président de la banque centrale a été entendu la semaine dernière par deux commissions du Congrès et la Fed a assuré que l'entretien de lundi avec Donald Trump était "cohérent" avec ses déclarations aux parlementaires.

"Le président Powell a dit que lui et ses collègues du Federal Open Market Committee (le comité de politique monétaire, ndlr) définiraient la politique monétaire, comme le prévoit la loi, afin de soutenir le plein emploi et des prix stables et qu'ils prendraient ces décisions uniquement sur la base d'une analyste minutieuse, objective et non-politique", a déclaré la banque centrale.

Le précédent entretien Trump-Powell avait eu lieu en février. Les deux hommes se sont aussi brièvement entretenus au téléphone à trois reprises.

Avec Reuters

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Bourse: le coronavirus fait perdre plus de 1.000 points au Dow Jones

Un écran affiche le Dow Jones Industrial Average après la cloche de clôture sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE) à New York, aux États-Unis, le 24 février 2020. (REUTERS/Brendan McDermid)

Wall Street a de nouveau lourdement chuté jeudi, le Dow Jones s'effondrant de plus de 1.000 points, dans un marché toujours affolé par la propagation du coronavirus dans le monde.

Selon des résultats provisoires à la clôture, le Dow Jones a dégringolé de 4,28% à 25.803,77 points et le Nasdaq a plongé de 4,39% à 8.586,42 points.

Un attentat serait en préparation contre un hôtel à Nairobi, selon les Etats-Unis

FILE - Heavy smoke rises from the Westgate Mall in Nairobi, Kenya, after multiple large blasts rocked the facility during an assault by security forces, Sept. 23, 2013, in response to a terrorist attack.

Le gouvernement des États-Unis a tiré la sonnette d'alarme jeudi sur la possibilité d'une attaque terroriste visant un hôtel à Nairobi, la capitale du Kenya.

Selon une déclaration de l'ambassade des États-Unis à Nairobi, "des groupes terroristes pourraient comploter une attaque contre un grand hôtel" dans la capitale.

L'ambassade n'a pas divulgué le nom de l'hôtel mais a déclaré qu'il s'agirait "d'un hôtel populaire auprès des touristes et des voyageurs d'affaires".

L'ambassade a par ailleurs exhorté touristes et hommes d'affaires à faire preuve de plus de vigilance, à planifier une évacuation d'urgence et à suivre de près la presse locale.

Al-Shabab, un groupe islamiste lié à la nébuleuse al-Qaida, a dans le passé mené une série d'attaques au Kenya.

En 2013 en effet, le groupe avait pris d'assaut un centre commercial haut de gamme à Nairobi. Le siège avait duré quatre jours et fait 67 morts. Moins de deux ans plust tard, des hommes armés d'Al-Shabab avaient également tué 148 personnes lors d'une attaque qui visait des chrétiens à l'Université de Garissa, dans le nord-est du pays.

L'attaque la plus meurtrière de l'histoire moderne du Kenya avait été menée par al-Qaida en 1998, lorsqu'une bombe avait explosé à l'ambassade des États-Unis.

En 2011, le Kenya a déployé des troupes dans la Somalie voisine, dont certaines parties sont contrôlées par al-Qaida, dans le cadre d'une campagne de maintien de la paix de l'Union africaine qui a permis de chasser al-Shabab de Mogadiscio, la capitale somalienne.

(Adapté de l'anglais par VOA Afrique)

Possible fin de la guerre en Afghanistan

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L'examen de la demande d'extradition de Julian Assange suspendue jusqu'à mai

Des partisans brandissent des pancartes et des banderoles lors d'une manifestation contre l'extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, devant le Belmarsh Magistrates Court à Londres, le lundi 24 février 2020. (AP)

La justice britannique a suspendu jeudi jusqu'au 18 mai l'examen de la demande d''extradition du fondateur de Wikileaks Julian Assange, réclamé par les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage après la publication d'une masse de documents confidentiels.

Les audiences, qui ont commencé lundi et s'achèvent avec un jour d'avance sur le calendrier prévu, reprendront pour trois semaines à partir du 18 mai au tribunal de Woolwich (est de Londres) et la décision de la juge Vanessa Baraitser devrait être rendue à l'été.

L'Australien de 48 ans, qui comparaît dans un box vitré, et se plaint de ne pouvoir s'entretenir comme il l'entend avec ses avocats, s'est vu refuser jeudi de pouvoir prendre place à côté d'eux.

"Je ne peux pas leur donner de consignes", a déclaré jeudi Julian Assange.

"Il m'apparaît que vous n'avez aucun mal à attirer l'attention de vos avocats", a répliqué la magistrate, soulignant qu'il existait un éventail de possibilités, notes écrites et suspensions d'audience, qui pouvaient leur permettre de communiquer comme ils l'entendent.

Julian Assange est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque jusqu'à 175 ans de prison, en vertu des lois anti-espionnage de 1917 et pour piratage informatique.

Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains. De leur côté, les avocats d'Assange dénoncent une procédure politique fondée sur des "mensonges".

Pour statuer sur la demande d'extradition la justice britannique doit notamment s'assurer qu'elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l'Homme.

Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans passés reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

Menace du coronavirus : Donald Trump rassure les Américains

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