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Trump rejette les accusations sur les violences liées à sa campagne

Donald Trump lors d'un meeting à l'aéroport de Dayton, en Ohio, le 12 mars 2016. (REUTERS/Aaron P. Bernstein)

Donald Trump s'est déclaré samedi "galvanisé" dans sa campagne après l'annulation d'un de ses meetings émaillé d'échauffourées, ses adversaires l'accusant d'être le responsable de ces tensions.

Donald Trump s'est déclaré samedi "galvanisé" dans sa campagne après l'annulation d'un de ses meetings émaillé d'échauffourées, ses adversaires l'accusant d'être le responsable de ces tensions et Barack Obama appelant à cesser les "insultes" et "violences".

S'exprimant sur ces incidents devant ses partisans rassemblés à l'aéroport de Dayton (Ohio), le favori républicain pour la présidentielle a fait porter tout le blâme sur les centaines de manifestants qui ont fait irruption dans l'amphithéâtre de l'université de Chicago où il devait prendre la parole vendredi soir.

"Laissez-moi vous dire que les personnes qui ont fait le déplacement par milliers en étant invitées n'ont causé aucun problème. Elles ont été huées et harcelées par ces autres gens. Des gens qui, en passant, représentaient Bernie (Sanders), l'ami communiste", a affirmé M. Trump, en référence au candidat à l'investiture démocrate.

Les protestataires, parmi lesquels de nombreux Noirs et hispaniques, ont selon lui mené une "attaque planifiée".

Des noms d'oiseaux, des bouteilles et des coups de poings ont volé, tandis que la sécurité tentait de séparer les groupes et d'évacuer la salle. Les violences ont continué à l'extérieur et la police a procédé à au moins cinq arrestations. Deux policiers ont été blessés.

"Ces gens organisés, pour beaucoup des voyous (...), ont carrément dynamisé l'Amérique", a écrit samedi M. Trump dans un tweet, en assurant ainsi qu'il poursuivait sa campagne avec une détermination renforcée.

Cinq grands Etats (Floride, Illinois, Missouri, Ohio, Caroline du Nord) votent mardi pour les primaires, un jour qualifié de deuxième "super mardi" car il offrira à son vainqueur de nombreux délégués. Le premier "super mardi" s'est déroulé le 1er mars.

M. Trump devait participer à deux meetings samedi dans l'Etat de l'Ohio. Lors du premier, en bordure de la piste de l'aéroport de Dayton, un protestataire a tenté de monter sur la scène, les gardes du corps de M. Trump, des agents du Secret service, s'empressant d'entourer le candidat pour le protéger.

"Pyromane"

Sans prononcer le nom de Donald Trump, le président Barack Obama a de son côté appelé samedi les candidats en course pour la Maison Blanche à rejeter les "insultes et les railleries de cour d'école".

Dans une allusion directe au slogan du milliardaire ("Rendre sa grandeur à l'Amérique"), M. Obama a ajouté que l'Amérique se portait bien.

"Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c'est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d'autres Américains", a demandé le président américain, qui s'exprimait lors d'une réunion de levée de fonds au Texas.

En tête de la course dans le camp démocrate, Hillary Clinton a pour sa part reproché à M. Trump d'avoir un comportement de pyromane, alors que le milliardaire républicain est familier d'une rhétorique incendiaire et de propos régulièrement dénoncés pour leurs excès.

"Si vous jouez avec le feu, vous allez causer un incendie incontrôlable. Cela ne s'appelle pas gouverner. C'est jouer au pyromane politique", a-t-elle dit.

Le candidat républicain et gouverneur de l'Ohio, John Kasich, a lui accusé M. Trump de "jouer sur les peurs de la population". Donald Trump s'en prend régulièrement au Mexicains et aux musulmans, notamment.

"Climat toxique"

"Donald Trump a créé un climat toxique et ce climat toxique mène ses partisans et ceux qui cherchent la confrontation à s'unir pour en découdre", a déclaré M. Kasich, à la traîne dans la course à l'investiture.

L'homme d'affaires, dont les rassemblements sont de plus en plus le théâtre d'incidents, espère au contraire creuser son avance lors des prochains scrutins et devenir irrattrapable.

Un rassemblement de M. Trump prévu dimanche à Cincinnati a été annulé car le Secret service n'a pu boucler les préparatifs à temps.

Un autre meeting de Trump, plus tôt vendredi à Saint Louis, dans le Missouri, avait été interrompu à de multiples reprises, 32 personnes y avaient été arrêtées.

Mercredi, un partisan du milliardaire, John McGraw, 78 ans, avait été inculpé après avoir été filmé frappant un manifestant noir lors d'un meeting en Caroline du Nord (sud-est).

Ces scènes, qui ont gagné en intensité ces dernières semaines, font désormais partie intégrante des déplacements publics de l'homme d'affaires, qui en joue durant ses discours.

Il a le 1er février enjoint ses partisans à "cogner", promettant de payer leurs frais d'avocat. Le 23 février, il a déclaré qu'il aimerait "donner un coup de poing dans la figure" d'un perturbateur.

AFP

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La famille d'un Afro-Américain tué par la police reçoit 20 millions de dollars

Un activiste de Black Lives Matter crie aux forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le meurtre par la police de Breonna Taylor le jour de la course de chevaux du Kentucky Derby à Louisville, Kentucky, États-Unis, le 5 septembre 2020. REUTERS / Jim Urquhart

La famille d'un Afro-Américain tué par un policier alors qu'il était menotté recevra 20 millions de dollars de dédommagement au terme d'un accord passé avec les autorités, a annoncé lundi l'avocat de la famille.

William Murphy a salué un "accord historique" avec le comté du Prince George (Maryland), près de Washington, dont le montant est l'un des plus élevés pour une bavure policière aux Etats-Unis.

William Green, 43 ans, avait été touché de six balles le 27 janvier alors qu'il était dans une voiture de police, les mains menottées dans le dos. Il est décédé le lendemain de ses blessures à l'hôpital.

Il avait été arrêté par un policier, Michael Owen, pour un accident de la circulation. L'agent avait expliqué avoir tiré en état de légitime défense sur William Green alors que celui-ci tentait de prendre son arme.

Michael Owen, qui ne portait pas de caméra-piéton lors de l'incident, a été depuis licencié de la police et inculpé d'homicide.

"C'est un accord historique qui reflète la nature haineuse, brutale et insensée de ce qui est arrivé à M. Green", a commenté William Murphy lors d'une conférence de presse.

L'avocat a notamment fustigé le manque de réactivité de la police du comté alors que le policier, également Afro-Américain, avait fait l'objet de deux signalements pour violences quelques mois auparavant, selon une enquête du Washington Post.

"Il y a une tendance terrible de violence insensée, des choses dans son passé qui étaient terrifiantes", a-t-il affirmé.

La directrice du comté de Prince George, Angela Alsbrooks, a "accepté la responsabilité" de la mort de William Green.

"Quand nous sommes en faute, nous prenons nos responsabilités", a-t-elle déclaré.

Cet accord intervient deux semaines après celui passé entre la mairie de Louisville dans le Kentucky et la famille de Breonna Taylor, une jeune Afro-Américaine tuée en mars lors d'une perquisition controversée, qui a reçu 12 millions de dollars de dédommagement.

William Murphy avait déjà négocié un accord de 6,4 millions de dollars entre la ville de Baltimore et la famille de Freddie Gray, un jeune Afro-Américain mort dans des circonstances troublantes après son arrestation en 2015.

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Washington fait appel d'une décision de l'OMC sur le bois canadien

Le président Donald Trump rencontre le premier ministre canadien Justin Trudeau dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le jeudi 20 juin 2019, à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils faisaient appel d'un verdict de l'OMC favorable aux Canadiens portant sur le bois de construction, au coeur d'un contentieux de longue date entre Washington et le Canada.

Mais la cour d'appel de l'Organe de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnelle depuis le 11 décembre, faute de magistrats suffisants.

"Comme indiqué dans notre notification à l'ORD concernant la décision américaine de faire appel, nous sommes ouverts à des discussions avec le Canada sur la marche à suivre dans ce différend", a fait savoir lundi la représentation américaine auprès de l'OMC.

Il y a deux ans, le Canada avait déposé plainte auprès de l'OMC pour contester des droits compensateurs imposés par les Etats-Unis sur son bois d'oeuvre résineux. Il s'agissait du 9e litige engagé par Ottawa auprès de cette instance.

Depuis près de 40 ans, les Etats-Unis estiment que les prix du bois de construction canadien sont "injustement sous-évalués" et que ces marchandises sont "subventionnées".

Outre devant l'OMC, de nombreux recours judiciaires ont été effectués au cours du temps devant des juridictions des pays.

En décembre 2017, la commission américaine du commerce international (ITC) avait ainsi conclu que les industriels canadiens exportaient leur bois de construction à des prix de dumping, justifiant les pénalités imposées à la frontière.

Elle notait alors un "préjudice notable" pour les Américains.

Le Canada avait dénoncé une décision sans fondement puis avait demandé en mars 2018 à l'OMC de constituer un panel, dont les conclusions, favorables aux Canadiens, ont été publiées fin août.

Le gouvernement fédéral canadien, comme celui du Québec, s'était "réjoui" de la décision de l'OMC et a appelé les Etats-Unis à en tirer les conséquences. Mais le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, avait alors immédiatement critiqué les conclusions du rapport, estimant qu'il "protégerait les subventions massives du Canada au bois de construction".

Donald Trump n'a payé aucun impôt pendant une décennie, selon le New York Times

Le président Donald Trump s'exprime lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 23 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, l'année de son élection à la Maison Blanche, puis autant en 2017, et n'a payé aucun impôt durant 10 des 15 années précédentes, selon une enquête du quotidien New York Times publiée dimanche.

M. Trump, candidat à un second et dernier mandat à la Maison Blanche, a balayé ces révélations du New York Times. Il ne s'agit rien d'autre que des "informations bidon, totalement inventées", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Selon le quotidien new-yorkais, M. Trump a échappé à l'impôt "en grande partie car il a déclaré plus de pertes d'argent que de gains".

"J'ai payé beaucoup, et j'ai payé beaucoup d'impôts sur le revenu au niveau de l'Etat aussi, l'Etat de New York taxe beaucoup", a au contraire rétorqué sans plus de précisions M. Trump.

Selon le New York Times, au sein de la nébuleuse de sociétés dirigées par le magnat des affaires, de nombreuses d'entre elles ont déclaré des pertes importantes, dont ses clubs de golf, écornant l'image de l'entrepreneur à succès que M. Trump aime se donner.

Les déclarations fiscales de l'ex-magnat de l'immobilier devenu président sont au coeur d'une bataille judiciaire, M. Trump ayant toujours refusé de les publier contrairement à l'usage.

"Le New York Times a obtenu les informations fiscales sur plus de vingt ans concernant M. Trump et les centaines de sociétés qui composent son groupe, y compris des informations détaillées au sujet de ses deux premières années au pouvoir. Cela n'inclut pas ses déclarations d'impôt sur le revenus personnelles pour 2018 ou 2019", affirme le journal qui promet de nouvelles révélations "dans les semaines à venir".

Selon le quotidien USA Today, M. Trump a été le premier candidat de l'un des deux grands partis -- démocrate et républicain -- à l'élection présidentielle depuis quatre décennies à refuser de publier ses déclarations d'impôts.

Bataille pour la confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême

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