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Donald Trump et Hillary Clinton labourent la Floride, où tout va se jouer

Un panneau indiquant le vote anticipé sur le gazon lors d'une célébration pour marquer le début du vote anticipé à l'extérieur du Jackson Memorial Hospital dans le Miami-Dade County, le 24 octobre 2016, à Miami, en Floride.

Hillary Clinton et Donald Trump jetaient mardi toutes leurs forces dans la bataille pour la Floride, Etat crucial que le candidat républicain en position d'outsider ne peut se permettre de perdre.

La péninsule ensoleillée du sud-est des Etats-Unis a souvent été décisive pour la présidentielle américaine. Personne n'a oublié que là s'est jouée l'élection ultra controversée de 2000, finalement attribuée à George W. Bush au détriment d'Al Gore.

Seize ans plus tard, la Floride sera pour Donald Trump synonyme de ça passe ou ça casse. La perte de cet Etat enterrerait ses derniers espoirs et ouvrirait pour sa rivale démocrate une autoroute vers la Maison Blanche.

Le milliardaire républicain l'a lui-même admis, dans une conversation téléphonique mardi avec Fox News.

"Vous ne pourrez pas remporter la Maison Blanche sans gagner en Floride, n'est-ce-pas?", lui a demandé un journaliste de la chaîne conservatrice.

"C'est sans doute vrai", a répondu Donald Trump.

Voilà pourquoi le candidat populiste, qui promet de faire mentir les sondages prédisant sa défaite, met le paquet cette semaine sur le "Sunshine State", en y consacrant trois jours de présence d'affilée.

Après deux meeting lundi à St. Augustine et Tampa, M. Trump devait en tenir deux autres mardi, d'abord à Sanford, près d'Orlando, à 15H00 (19H00 GMT) puis à Tallahassee, la capitale de l'Etat, à 18H00 (22H00 GMT).

Tout aussi consciente de l'enjeu, Mme Clinton courtisera elle les électeurs à 14H15 (18H15 GMT) à Coconut Creek, puis organisera une levée de fonds à Miami. Mercredi, elle continuera de sillonner la Floride, à Lake Worth et Tampa.

- 'J'adore la Floride' -

Il reste désormais moins de deux semaines avant le scrutin du 8 novembre.

Le magnat de l'immobilier new-yorkais, qui possède le complexe hôtelier Mar-a-Lago à Palm Beach, aime présenter la Floride comme son deuxième lieu de résidence.

"J'adore la Floride", a-t-il répété lundi. "J'y suis tout le temps".

Mais cette déclaration d'amour n'empêche pas les nuages de s'accumuler pour lui et, dans cette région littorale fréquemment menacée par les ouragans, M. Trump est menacé d'être balayé par Hillary Clinton.

Les derniers sondages portant sur la Floride accordent en moyenne une avance de quatre points à l'ancienne secrétaire d'Etat, qui peut compter sur l'important soutien des Américains d'origine hispanique.

Selon les experts, une forte participation des électeurs pourrait se traduire par un raz-de-marée démocrate. A l'inverse, seul un bas taux de participation permettrait à Donald Trump de renverser la vapeur et créer la surprise.

Mais là n'est pas le seul motif d'inquiétude pour le camp républicain. Les votes par correspondance, qui sont traditionnellement un point fort du Grand Old Party en Floride, en sont un autre.

Les premières tendances montrent en effet une nette hausse de la participation des démocrates par rapport à 2012, même si le parti républicain, qui s'appuie sur des légions d'électeurs retraités conditionnés à voter ainsi de façon anticipée, reste en tête.

Les observateurs constatent par ailleurs que Hillary Clinton a dépensé nettement davantage que son rival en publicités télévisées en Floride.

Enfin, les démocrates se disent portés par une vague de nouveaux inscrits sur les listes électorales.

- Chapeaux, badges et chemises -

Dans une note révélée lundi, la directrice de campagne de Mme Clinton en Floride, Simone Ward, souligne que les démocrates ont enregistré près de 692.000 électeurs supplémentaires depuis 2012, contre 593.000 pour les républicains.

Tous ces signes défavorables sont balayés d'un revers de manche par Donald Trump, qui les met sur le compte d'une collusion présumée entre les instituts de sondages, les médias et le camp de son adversaire.

"Je pense que je suis en train de l'emporter en Floride", a martelé mardi M. Trump, toujours sur l'antenne de Fox News, en soulignant qu'il constatait que les bureaux déjà ouverts pour le vote anticipé étaient pris d'assaut par les électeurs.

"Ils portent des chapeaux Trump, des badges Trump et des chemises Trump. C'est bon signe, mais on ne sait jamais", a-t-il lancé.

Avec AFP

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Attentat de Lockerbie: l'appel de la famille du seul condamné libyen rejeté

Le Libyen Abdelbaset Ali Mohamed al-Megrahi (décédé en 2012), l'unique condamné dans l'attentat de Lockerbie, à Tripoli, Libye, le 9 septembre 2009.

Plus de 32 ans après l'attentat de Lockerbie, la justice écossaise a rejeté vendredi l'appel formé par la famille de l'unique condamné, le Libyen Abdelbaset Ali Mohamed al-Megrahi, décédé en 2012, qui veut poursuivre son combat pour le réhabiliter.

"Effondrée" mais "déterminée à se battre pour obtenir justice", la famille souhaite saisir la Cour suprême britannique, a indiqué son avocat, Aamer Anwar, après la décision des cinq juges de la Haute Cour de justice d'Edimbourg. Invoquant la Convention européenne des droits de l'Homme, "nous soutiendrons que M. Megrahi n'a pas eu un procès équitable", a-t-il précisé.

Agent des services de renseignement libyens, M. Megrahi avait toujours clamé son innocence. Il avait été condamné en 2001 à la prison à vie, avec un minimum de 27 ans, par une cour spéciale écossaise établie en terrain neutre aux Pays-Bas, pour l'attentat à la bombe contre un Boeing 747 de la Pan Am.

L'appareil, qui reliait Londres à New York (Etats-Unis), avait explosé le 21 décembre 1988 au-dessus du village écossais de Lockerbie, tuant les 259 passagers et membres d'équipage et 11 personnes au sol.

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier jamais commis sur le territoire du Royaume-Uni, mais aussi du deuxième plus meurtrier contre des Américains (190 morts) après les attentats du 11 septembre 2001.

Le régime du dictateur libyen Mouammar Kadhafi avait reconnu officiellement sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie en 2003 et payé 2,7 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) de dédommagement aux familles des victimes.

- "Pas d'erreur judiciaire" -

M. Megrahi avait été libéré en 2009 pour raisons médicales et est mort d'un cancer en 2012 à l'âge de 60 ans dans son pays, où il avait été accueilli en héros.

La Cour a "déterminé qu'il n'y avait pas d'erreur judiciaire", a souligné le ministre écossais de la Justice, Humza Yousaf.

En mars dernier, la Commission écossaise de révision des condamnations pénales (SCCRC) n'avait pas exclu cette possibilité, soulignant la faiblesse des preuves produites contre M. Megrahi. Elle avait décidé de saisir la Haute Cour de justice, qui avait tenu trois jours d'audience en novembre.

Un commerçant de Malte, Tony Gauci, avait notamment identifié l'agent libyen comme l'acheteur de vêtements retrouvés dans la valise contenant la bombe sur la base d'une photographie.

La Haute Cour a balayé vendredi les doutes émis par la défense de la famille sur la crédibilité de ce témoignage. Sur la base des preuves présentées, "un jury raisonnable (...) aurait été en droit de rendre un verdict de culpabilité", ont estimé les juges.

- "Sécurité nationale" -

La Haute Cour n'a pas non plus retenu l'argument de la famille, selon lequel des documents liés à l'affaire, que les autorités britanniques refusent de déclassifier, auraient permis d'aboutir à un verdict différent.

Ces documents évoqueraient l'implication, dans la fabrication de la bombe, d'un agent de renseignement jordanien au sein du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG).

"Cela n'a pas de sens, pourquoi le gouvernement britannique veut retenir ces informations au nom de la sécurité nationale, 32 ans après les faits?" s'est interrogé l'avocat Aamer Anwar.

Lors du procès en 2001, les juges avaient rejeté une théorie mettant en cause l'Iran, la Syrie et ce groupe palestinien pro-syrien, qui auraient agi en représailles à la destruction accidentelle d'un avion iranien par un missile américain en juillet 1988 (290 morts).

Du côté des Etats-Unis, l'enquête s'est poursuivie et en décembre, le jour du 32e anniversaire de l'attentat, la justice américaine a annoncé une nouvelle inculpation. Ancien membre des services de renseignement de Mouammar Kadhafi, actuellement détenu en Libye, Abou Agila Mohammad Massoud est soupçonné d'avoir assemblé et programmé la bombe.

L'enquête avait été relancée en 2016, quand la justice américaine avait appris que M. Massoud avait été arrêté après la chute du dictateur et aurait fait une confession aux services de renseignement du nouveau régime libyen en 2012.

Le chef de la police écossaise Iain Livingstone a indiqué que celle-ci continuerait de "travailler étroitement" avec les autorités américaines dans le cadre de l'enquête.

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

Joe Biden veut allouer 1,9 trillion à la lutte contre la pandémie

Le président élu des États-Unis Joe Biden annonce son plan de sauvetage économique anti-coronavirus, le 14 janvier 2021, à Wilmington, Delaware, en présence de la vice-présidente élue Kamala Harris.

Le président américain élu Joe Biden a dévoilé jeudi soir un plan de lutte contre le coronavirus, soulignant l'urgence d'adopter une législation pour aider les Américains à traverser la pandémie et la crise économique qu'elle a engendrée.

"Au cours de cette pandémie, des millions d'Américains, sans que ce soit leur faute, ont perdu la dignité et le respect qui vont de pair avec un salaire", a déclaré M. Biden dans un discours présentant le plan de sauvetage depuis Wilmington, dans le Delaware.

Le plan de M. Biden comprend une nouvelle série de paiements directs de 1 400 dollars pour la plupart des Américains, un financement pour promouvoir l'ouverture des écoles en toute sécurité et la mise en place d'un programme national de vaccination. Il prévoit également une assurance chômage supplémentaire de 400 dollars par semaine jusqu'en septembre.

Le plan prévoit aussi une aide aux petites entreprises, notamment celles appartenant à des entrepreneurs issus des minorités ethniques.

Le plan, que l'équipe de transition a décrit comme "ambitieux, mais réalisable", est estimé à 1,9 trillion de dollars, selon une déclaration publiée avant le discours de M. Biden.

C'est un chiffre que les républicains jugeaient trop élevé il n'y a pas si longtemps.

Mais les choses sont différentes. Lorsqu’il prendra le pouvoir le 20 janvier, M. Biden, un démocrate, aura une Chambre des représentants contrôlée par son parti et un Sénat divisé à 50-50. Il reviendra alors à la vice-présidente élue, Kamala Harris, de faire pencher la balance. Aux États-Unis, le vice-président en exercice préside les plénières du Sénat.

M. Biden s'était déjà fixé comme objectif d'administrer 100 millions de vaccins au cours des 100 premiers jours suivant son entrée en fonction le 20 janvier. L’annonce de jeudi inclut un plan national chiffré à 20 milliards de dollars. Il comprendra le financement de centres communautaires et de centres de vaccination mobiles pour les régions éloignées, en coordination avec les gouvernements des États et des collectivités locales.

"Ce sera l'un des efforts opérationnels les plus difficiles que nous ayons jamais entrepris en tant que nation", a déclaré M. Biden. "Nous devrons remuer ciel et terre pour faire vacciner plus de gens", a-t-il ajouté.

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