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Le vent en poupe, Clinton veut consolider son avance sur Trump

Hillary Clinton et Donald Trump, le 20 octobre 2016 à New York.

A deux semaines de l'élection présidentielle américaine, Hillary Clinton, qui a encore accru son avance dans les sondages face à Donald Trump, sillonne les Etats clés où elle tente de consolider son avance.

Selon une enquête ABC News publiée dimanche, la candidate démocrate, qui espère devenir la première présidente de l'histoire des Etats-Unis, obtient 50% des intentions de vote, son score le plus élevé depuis le début de la campagne, contre 38% pour l'homme d'affaires de New York.

"Nous sommes derrière", a reconnu sur NBC, dans un aveu peu commun de la part du camp Trump, Kellyanne Conway, directrice de campagne du magnat de l'immobilier, tout en martelant que l'élection n'était pas encore jouée.

En meeting à Naples, en Floride, Donald Trump a appelé ses partisans à se rendre aux urnes en nombre "pour se débarrasser d'Hillary-la-crapule une fois pour toutes".

"Les chiffres sont fantastiques en Floride. Ne croyez pas les médias", a-t-il lancé, contre toute évidence, dans cet Etat du sud dans lequel l'écrasante majorité des sondages le placent derrière sa rivale démocrate.

Consciente qu'une victoire le 8 novembre passe par une large mobilisation des minorités, l'ancienne secrétaire d'Etat s'est exprimée dimanche dans une église de la communauté noire à Durham, en Caroline du Nord.

Barack Obama l'avait emporté de justesse dans cet Etat en 2008, et l'avait perdu quatre ans plus tard.

En présence notamment de Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, adolescent noir dont la mort avait choqué l'Amérique en 2012, elle a appelé à la lucidité face au "racisme systémique" qui demeure selon elle dans le pays.

Mais elle a aussi accusé son adversaire républicain de dresser "un tableau lugubre des centre-villes et de la communauté afro-américaine" et d'ignorer les "succès" de nombre de figures dans la communauté noire dans tous les domaines.

'Hillary' et 'Michelle' ensemble

Hillary Clinton reviendra dans cet État âprement disputé jeudi, en compagnie de la Première dame Michelle Obama, dont le charisme et la prestance en font un des atouts maîtres du camp démocrate. Ce sera leur premier meeting commun depuis le début de la campagne.

"Je vous demande de voter sur les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants", a lancé la candidate lors d'un rassemblement sur un campus universitaire dans la ville de Charlotte, évoquant, dans une allusion à son rival, le nécessaire "respect pour les femmes".

Selon la dernière enquête ABC News, 69% des Américains désapprouvent la réponse du candidat républicain aux femmes qui l'accusent d'agression sexuelle ou de harcèlement.

"Toutes ces menteuses seront poursuivies en justice après l'élection", a-t-il affirmé samedi lors d'un discours à la tonalité particulièrement agressive à l'attention de la dizaine de femmes qui l'ont accusé d'agression ou de harcèlement sexuel.

Selon le site RealClearPolitics, la moyenne des sondages nationaux montre une avance de près de six points pour Hillary Clinton (47,7% contre 41,9%), qui est en tête dans la plupart des Etats clés comme la Pennsylvanie, la Virginie ou la Floride.

Même dans certains Etats avec une tradition solidement républicaine, M. Trump n'a qu'une faible avance, comme au Texas où il mène de seulement trois points.

Hillary Clinton a clairement indiqué ce week-end qu'elle entendait aussi s'impliquer directement dans la bataille pour le Congrès en soutenant les candidats de son parti.

Le 8 novembre, les Américains éliront leur président, mais aussi les élus de la Chambre pour deux ans et le tiers du Sénat pour six ans. Le parti démocrate espère reprendre la majorité aux républicains au Sénat et l'affaiblir à la Chambre des représentants.

Alors que nombre de quotidiens républicains se sont prononcés contre lui, Donald Trump a reçu ce week-end l'appui d'un premier journal de taille: le Las Vegas Review-Journal, dans l'Etat clé du Nevada.

L'éditorial juge que le milliardaire populiste ne représente "ni le danger mis en avant par ses détracteurs, ni l'élixir magique dont rêvent ses partisans", mais qu'il offrirait une forme de rupture salutaire pour le pays.

C'est dans cette ville de Las Vegas que Barack Obama a défendu dimanche la candidature de son ancienne rivale de la primaire démocrate de 2008.

"Vous avez un as en main", a-t-il lancé, ne résistant pas à filer la métaphore du jeu. "Mais vous ne devez pas oublier d'utiliser votre carte en votant. Le jeu s'achève le 8 novembre"!".

Avec AFP

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Trump s'en va, Biden arrive: l'Amérique ouvre un nouveau chapitre

Joe Biden et son épouse Jill Biden lors de sa prestation de serment à Washington, le 20 janvier 2021.

Une page se tourne aux Etats-Unis. Le président américain Donald Trump s'envole mercredi pour la Floride quelques heures avant la prestation de serment de Joe Biden qui arrive à la Maison Blanche en se posant en rassembleur d'un pays divisé, inquiet, meurtri.

Joe Biden est devenu mercredi le 46e président des États-Unis après avoir été assermenté par le juge John Roberts, président de la Cour suprême lors d'une cérémonie au Capitole à Washington.

M. Biden, 78 ans, devient la personne la plus âgée à avoir prêté serment, battant un record établi par Ronald Reagan lorsqu'il a prêté serment à l'âge 69 ans en 1981.

La colistière de M. Biden, Kamala Harris, 56 ans, est désormais la première femme à occuper le poste de vice-présidente. Et la première Afro-Américaine.

S'il a finalement souhaité bonne chance à son successeur dans un message vidéo, M. Trump l'a jamais félicité et - fait sans précédent depuis 150 ans - boudera sa cérémonie d'investiture à Washington.

Les anciens présidents Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton étaient aux premières loges lors de ce moment fort de la démocratie américaine sous un dispositif de très haute sécurité qui rend la capitale fédérale américaine méconnaissable.

Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump saluent alors qu'ils montent à bord d'Air Force One à la base commune d'Andrews, Maryland, États-Unis, le 20 janvier 2021.
Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump saluent alors qu'ils montent à bord d'Air Force One à la base commune d'Andrews, Maryland, États-Unis, le 20 janvier 2021.

La journée restera à jamais dans les livres d'histoire en particulier en raison de l'accession, pour la première fois, d'une femme à la vice-présidence de la première puissance mondiale.

A l'issue d'un mandat marqué par une avalanche de scandales et deux "impeachments", Donald Trump quitte le pouvoir au plus bas dans les sondages, coupé d'une partie de son camp horrifié par les violences du Capitole.

Après une brève cérémonie sur la base militaire d'Andrews, dans la banlieue de Washington, il s'est envolé une dernière fois à bord d'Air Force One pour rejoindre son club de Mar-a-Lago, en Floride, où il entamera sa vie d'ex-président.

Biden rend hommage aux morts du coronavirus

Joe Biden, qui accède à la présidence après un demi-siècle en politique, entend marquer dès le premier jour le contraste -- sur le fond comme sur la forme -- avec l'ancien homme d'affaires de New York.

Dans un moment d'union à la symbolique forte, Mitch McConnell, chef des républicains au Sénat, était présent avec lui, à son invitation, lors d'une messe à la cathédrale Saint-Matthieu dans la matinée.

Climat, immigration, diplomatie: Joe Biden, signera quelques heures après son installation dans le Bureau ovale une série de décrets marquant la rupture avec l'ancien président Trump.

Mardi soir, peu après son arrivée à Washington, il a rendu hommage aux victimes du Covid-19.

"Pour guérir, nous devons nous souvenir. Il est difficile parfois de se souvenir mais c'est ainsi que nous guérissons", a-t-il déclaré devant l'imposant monument Abraham Lincoln.

L'ancien bras droit de Barack Obama, s'est ensuite recueilli, au son de la chanson "Hallelujah" de Leonard Cohen, face aux 400 lumières qui avaient été allumées tout autour du bassin rectangulaire dans lequel se reflétait le Washington Monument.

Quelques heures plus tôt, au moment de quitter son fief du Delaware, il s'était montré très ému, des larmes coulant sur son visage. "Excusez mon émotion, lorsque je mourrai, Delaware sera écrit dans mon coeur", a déclaré le démocrate en écho aux paroles de l'auteur irlandais James Joyce.

Les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles. Quelque 25.000 soldats de la Garde nationale et des milliers de policiers venus de tout le pays seront déployés. Preuve de la tension qui règne: douze d'entre eux ont été écartés du dispositif de sécurité dans le cadre d'une procédure de recherche d'éventuels liens avec des groupes extrémistes, a indiqué mardi le Pentagone.

Loin des foules immenses qui se pressent traditionnellement sur l'immense esplanade du "National Mall" pour voir leur nouveau président, l'ancien vice-président de Barack Obama fera face à plus de 190.000 drapeaux plantés pour représenter ce public

Pas de foule mais des drapeaux

Cette journée de consécration pour Joe Biden se déroulera dans un climat très particulier, sous l'effet combiné de l'épidémie de Covid-19 et du traumatisme encore frais des violences du Capitole, qui ont fait cinq morts.absent.

De hautes grilles, parfois surmontées de barbelés, protègent la "zone rouge" entre la colline du Capitole et la Maison Blanche.

En attendant, le processus de confirmation par le Sénat des ministres désignés par le président élu a commencé mardi, afin que le gouvernement soit au plus tôt en ordre de marche face aux nombreuses crises qui traversent l'Amérique.

Sur le front diplomatique, le futur secrétaire d'Etat, Antony Blinken, a promis de rompre avec quatre années d'unilatéralisme, en "revigorant" les alliances mises à mal sous Donald Trump.

Mais le futur chef de la diplomatie américaine a aussi déclaré que le républicain avait "eu raison" d'avoir adopté une position "plus ferme face à la Chine".

La prochaine secrétaire au Trésor Janet Yellen a elle appelé à "voir grand" dans la réponse à la crise économique provoquée par la pandémie, et à remettre donc à plus tard les préoccupations sur le déficit public.

IndyCar: une équipe féminine au départ des 500 Miles

Le suédois Felix Rosenqvist lors d'une séance d'essais pour la course automobile IndyCar Classic, le 22 mars 2019, à Austin, Texas. (Photo AP/Eric Gay)

Paretta Autosport, une nouvelle écurie dirigée par une femme, Beth Paretta, fera ses début dans le championnat IndyCar, à l'occasion des 500 Miles d'Indianapolis le 30 mai, avec la pilote suisse Simona De Silvestro aux commandes.

L'inclusion de cette nouvelle équipe dans le paddock constitue "le début d'un engagement en faveur de l'équité entre les genres dans le sport, pour encourager les femmes à travailler dur afin qu'elles puissent gagner leur place à la table des opérations ou sur la grille", a déclaré Beth Paretta.

"L'IndyCar a été un leader et un endroit bienveillant pour les femmes pendant de nombreuses années en raison du travail acharné de beaucoup de femmes et d'hommes avant nous, mais maintenant nous avons un engagement plus fort (...) pour nous assurer que les opportunités se poursuivent à l'avenir", a-t-elle ajouté.

Ce n'est pas la première fois que Paretta tente d'engager une équipe féminine au départ de cette prestigieuse course. En 2016, alors directrice de Grace Autosports, elle avait espéré y parvenir avec la pilote Katherine Legge, mais n'avait finalement pas pu obtenir une voiture suffisamment compétitive.

Cette fois, Paretta Autosport s'alignera avec une Chevrolet numéro 16 sur le célèbre ovale, en bénéficiant du soutien technique de Roger Penske Racing, l'équipe dirigée par celui qui est aussi le propriétaire de l'IndyCar.

Simona De Silvestro, 32 ans, sera au volant. Elle qui a déjà pris le départ de cette épreuve à cinq reprises et dont le meilleur résultat est une 14e place, en 2010, année de ses débuts en IndyCar. En 69 courses de 2010 à 2015, son seul podium fut une deuxième place à Houston en 2013.

"Je suis très enthousiaste à l'idée d'avoir cette incroyable opportunité de revenir à Indianapolis avec Paretta Autosport cette année. Faire partie de cet objectif oeuvrant à la diversité et à l'inclusion des femmes en IndyCar et dans les sports motorisés en général, est très important pour moi", a déclaré la Suissesse.

Sarah Thomas deviendra la première femme à arbitrer un Super Bowl

L'arbitre de NFL Sarah Thomas lors du match des Broncos de Denver contre les Bengals de Cincinnati en seconde période au Paul Brown Stadium, le 2 décembre 2018 à Cincinnati dans l'Ohio. (Reuters/Aaron Doster)

La Ligue nationale de football américain (NFL) a annoncé mardi son équipe d'arbitres pour le prochain Super Bowl, avec parmi eux Sarah Thomas, la première femme à officier lors de cette grand-messe annuelle du sport nord-américain.

En 2015, Sarah Thomas était déjà devenue la première femme arbitre à plein temps en NFL, avant de devenir en 2019 la première femme à officier lors d'un match de playoffs.

"Sarah Thomas entre à nouveau dans l'histoire", a déclaré dans un communiqué Troy Vincent Sr., un haut-responsable de la NFL, qui vante ses "performances d'élite" et son "engagement envers l'excellence".

Le 55e Super Bowl aura lieu à Tampa, en Floride, le 7 février. Les champions en titre, les Kansas City Chiefs, sont candidats à leur propre succession, et affronteront les Buffalo Bills en finale de conférence dimanche pour une place au Super Bowl.

Dans l'autre finale de conférence, les Green Bay Packers recevront eux les Tampa Bay Buccaneers menés le quarterback superstar Tom Brady.

Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

L'ancien stratège de la Maison Blanche Steve Bannon arrive pour témoigner au procès de Roger Stone, au tribunal fédéral de Washington, le 20 août 2020.

Peu avant la fin de ses fonctions, le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Le communiqué de la Maison Blanche indique que "le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres". Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il esr connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Crtains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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