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Trump devrait être acquitté mercredi à son procès en destitution

Republicans Defeat Call for Witnesses in Trump Trial

Le président américain Donald Trump devrait remporter dès mercredi une retentissante victoire avec son acquittement au Sénat, qui viendra conclure un procès en destitution très politique, en pleine année électorale.

Le vote sur les chefs d'accusation qui pèsent sur le locataire de la Maison Blanche interviendra mercredi à 16H00 (21H00 GMT), a précisé vendredi le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, peu après le refus des sénateurs d'entendre des témoins comme le réclamaient les démocrates.

Malgré le soutien de deux républicains modérés, la chambre haute du Congrès a rejeté par 51 voix contre 49 la convocation de nouveaux témoins et l'admission de nouvelles preuves.

"C'est une grande tragédie", a déploré le leader de la minorité démocrate du Sénat Chuck Schumer. "Les Américains se souviendront de ce jour (...) où le Sénat s'est détourné de la vérité", a-t-il ajouté.

Cette procédure de destitution "a été partisane depuis le premier jour", a commenté sur Twitter le républicain Lindsey Graham, un proche du président. "Finalement, le plus tôt ce procès est terminé, meilleur c'est pour le peuple américain".

Ce troisième procès d'un président de l'histoire américaine --le premier sans témoin entendu au Sénat-- aura à son terme duré environ trois semaines.

Lundi, les sénateurs se retrouveront à 11H00 (16H00 GMT) pour entendre les derniers arguments de l'accusation et de la défense. Chaque camp disposera de deux heures. Puis les sénateurs, qui ont pour le moment dû rester silencieux depuis le début du procès, pourront prendre la parole pendant 10 minutes chacun pour exprimer leur opinion.

Mercredi, ils devront se prononcer sur les deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès. La Constitution imposant une majorité des deux tiers (67 voix) pour déclarer un président coupable, il a toutes les chances d'être acquitté.

- "Complices" -

Lancé à pleine vapeur dans sa campagne de réélection, le milliardaire républicain est pressé d'en finir. Ses proches avaient fait savoir qu'il espérait être blanchi avant de prononcer son traditionnel discours sur l'état de l'Union, mardi soir devant le Congrès.

Il ne pourra pas non plus crier victoire dans une interview sur la chaîne préférée des conservateurs Fox prévue dimanche avant le Super Bowl, la finale du championnat de football américain, un événement qui réunit environ 100 millions de téléspectateurs.

Au nom de "l'équité" et pour marquer les esprits à moins de 300 jours de la présidentielle, les démocrates avaient réclamé l'audition de plusieurs proches du président, dont les témoignages avaient été bloqués par la Maison Blanche lors de l'enquête parlementaire.

Des confidences de l'ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton, rendues publiques dimanche, avaient renforcé leur cause. La sénatrice républicaine modérée Lisa Murkowski s'était ainsi dite lundi "curieuse" d'entendre M. Bolton.

Vendredi, elle a pourtant voté avec la majorité. "Je ne crois pas que continuer changera quoi que ce soit", a-t-elle déclaré dans un communiqué amer, critiquant "la nature partisane" des débats.

La veille au soir, son collègue Lamar Alexander avait pris la même décision. "On n'a pas besoin de preuves supplémentaires pour établir ce qui a déjà été prouvé, mais qui n'est pas passible de destitution au regard de la Constitution", a-t-il justifié.

Au final, seuls Susan Collins et Mitt Romney ont voté avec les 47 élus du camp démocrate.

Pour la dirigeante démocrate du Congrès, Nancy Pelosi, les républicains se sont rendus "complices de l'opération de dissimulation du président".

"Il ne peut y avoir d'acquittement sans procès, et il n'y a pas de procès sans témoin, document ou preuve", a-t-elle estimé, soulignant toutefois que l'infamie d'une mise en accusation resterait "pour toujours" sur M. Trump.

- "Salir" un rival -

Forts de leur majorité à la Chambre des représentants, les démocrates ont mis en accusation Donald Trump lors d'un vote dit d'"impeachment" le 18 décembre qui avait quasi strictement suivi les lignes partisanes.

L'enquête s'est déroulée dans un climat acrimonieux et a donné lieu à des échanges très tendus entre les représentants républicains et démocrates.

Le cadre du procès au Sénat, beaucoup plus strict et formel, a feutré les débats sans empêcher l'émergence de deux discours aux antipodes.

Les procureurs démocrates ont reproché à Donald Trump d'avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, son adversaire potentiel lors du scrutin du 3 novembre, et d'avoir au même moment gelé une aide militaire cruciale pour ce pays.

Donald Trump a usé des moyens de l'Etat pour "salir" son rival et "tricher" à l'élection, ont-ils argué.

Une fois démasqué, il a tout fait pour bloquer l'enquête du Congrès, en violation de la Constitution, ont-ils encore assené.

Donald Trump s'inquiétait de la corruption en Ukraine et pouvait légitimement "poser des questions" sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter dans ce pays, ont rétorqué ses avocats.

Quand bien même il aurait commis ce qui lui est reproché, cela n'est pas assez grave pour justifier sa destitution, ont-ils encore avancé, en implorant les sénateurs de "laisser les électeurs décider".

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La juge Amy Coney Barrett confirmée à la Cour suprême américaine

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême des États-Unis, au Capitole à Washington, DC, États-Unis, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain a voté lundi soir pour confirmer la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême, donnant ainsi une immense victoire au président Donald Trump, à huit jours des élections.

Mme Barrett, 48 ans, est une fervente catholique qui est mère de sept enfants.

Malgré l'opposition des démocrates face à un processus jugé "illégitime" si près du scrutin présidentiel, les élus républicains, majoritaires à la Chambre haute, ont tous, à une seule exception, voté pour la candidate choisie par le président.

Parmi les républicains, seule la sénatrice Susan Collins du Maine a dit non, alors que tous ses pairs ont validé le choix du président Trump. Aucun démocrate n'a vote en sa faveur.

Mme Barrett devrait prêter serment lundi soir même à la Maison blanche, ce qui veut dire qu'elle pourrait rejoindre dès mardi la plus haute cour des États-Unis.

Le Sénat vote pour confirmer la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump, à Capitol Hill, à Washington, DC, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain devrait confirmer définitivement lundi la nomination à la Cour suprême d'une juge choisie par Donald Trump, qui aura, à huit jours de la présidentielle, durablement consolidé la majorité conservatrice au sein de cette institution-clé.

Le président républicain avait désigné la magistrate Amy Coney Barrett, une fervente catholique conservatrice de 48 ans, pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg après son décès.

Le président républicain compte sur ce vote rondement mené pour satisfaire sa base électorale. Il aura au cours de son mandat nommé trois juges conservateurs au sein du temple du droit américain.

Les démocrates dénoncent de leur côté sa volonté de faire aboutir une nomination aussi capitale, d'une juge choisie à vie, aussi près du scrutin du 3 novembre, mais disposent de peu de leviers pour s'y opposer.

Car les républicains sont majoritaires au Sénat, au moins jusqu'aux élections du 3 novembre puisqu'outre leur président, les Américains renouvelleront aussi partiellement le Congrès.

Réunis exceptionnellement un week-end, les sénateurs ont surmonté dimanche, par 51 voix contre 48, un dernier obstacle procédural pour limiter la durée des débats.

Cela ouvre la voie à un vote solennel en séance plénière lundi sur le nom d'Amy Coney Barrett, déjà validé en commission. La majorité simple de 51 voix, aux mains des républicains, suffira.

"Nous allons donner à cette candidate les votes qu'elle mérite pas plus tard que lundi", avait lancé dès vendredi, à l'ouverture des débats, le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell, balayant les appels démocrates à attendre le résultat des élections.

Six contre trois

Les républicains "supervisent le processus le plus partisan, le plus hypocrite et le moins légitime de l'histoire" des confirmations à la Cour suprême, avait répondu son alter ego démocrate Chuck Schumer, rappelant que le même Mitch McConnell avait refusé, en 2016, d'auditionner un juge nommé par le président de l'époque, Barack Obama, sous prétexte que les élections étaient trop proches.

Le camp présidentiel a globalement fait bloc derrière le choix de Donald Trump. Si deux sénatrices républicaines avaient manifesté leur opposition à ce processus précipité, l'une d'elles, Lisa Murkowski, a prévenu ce week-end que ça ne l'empêcherait pas de voter en faveur de la juge.

"J'ai perdu la bataille de procédure", mais "je n'ai rien contre elle en tant que personne", a-t-elle dit.

L'arrivée de la juge Barrett modifiera considérablement l'équilibre au sein de la haute juridiction, avec une majorité conservatrice de six juges contre trois plus progressistes.

Cette mère de sept enfants opposée à l'avortement pourra, sauf surprise, participer à sa première audience dès le 2 novembre, la veille de l'élection présidentielle.

Elle siègera donc théoriquement en cas d'examen d'éventuels recours contre les résultats du scrutin.

Surtout, la Cour suprême tranche aux Etats-Unis les débats de société les plus épineux, de l'avortement au port d'armes en passant par les droits des minorités sexuelles.

Les démocrates, à court d'options pour faire barrage à cette nomination, ont tenté de transformer les débats, retransmis en partie sur les chaînes de télévision, en une tribune sur l'avenir de l'assurance santé Obamacare, que Donald Trump veut abroger.

La haute cour doit en effet examiner le 10 novembre un recours contre cette loi emblématique de l'ex-président démocrate, sur laquelle la juge a exprimé des réserves dans le passé.

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud

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Le président américain Donald Trump a voté par anticipation en Floride

Le président américain Donald Trump salue les spectateurs après avoir voté lors de l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, Floride, États-Unis, le 24 octobre 2020.

C’est dans l’État charnière de Floride que le président américain Donald Trump a voté par anticipation samedi, selon la presse locale.

"C'est en personne que Donald Trump a voté pour Donald Trump", précise le quotidien Miami Herald.

M. Trump, 74 ans, est candidat à un second et dernier mandat à la tête des États-Unis. C’est l’année dernière qu’il a choisi de changer officiellement son État de résidence, quittant New York pour la Floride.

Le président américain a voté dans la ville de West Palm Beach, proche de sa station balnéaire de Mar-a-Lago, où il avait passé la nuit.

"JE VIENS DE VOTER. Un grand honneur !", a confirmé le président sortant dans un tweet.

Après s’être acquitté de son devoir de citoyen tôt dans la matinée, M. Trump, porte-étendard du parti républicain, a prévu de se rendre dans trois autres États pour battre campagne. Il s’agit de la Caroline du Nord, de l'Ohio, et du Wisconsin.

Pour sa part, son principal adversaire, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, a choisi de se concentrer ce samedi sur l'État clé de la Pennsylvanie.

M. Biden, 77 ans, est représenté ce samedi en Floride par l'ancien président Barack Obama. Ce dernier, avec qui ils ont remporté les présidentielles de 2008 et de 2012, y organise des meetings en voiture dans le nord de Miami.

Plus de 52 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation. Selon les projections, environ 100 millions d’électeurs additionnels le feront d’ici le 3 novembre, date butoir pour la présidentielle.

Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.
Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

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