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Trump défend les tarifs contre la Chine après les hésitations de son conseiller

Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche à Washington, le 9 mai 2019. (Photo de Jim WATSON / AFP)

Le président américain Donald Trump a défendu dimanche sa politique de taxes douanières punitives contre la Chine après des déclarations ambigües de son principal conseiller économique Larry Kudlow qui a reconnu qu'elle pourrait aussi avoir un impact sur les entreprises américaines.

"Nous sommes exactement où nous voulons avec la Chine. Rappelez-vous, ils sont revenus sur leurs engagements avec nous et ils ont essayé de renégocier", a-t-il dit dimanche soir sur Twitter.

"Nous allons prendre des dizaines de milliards de dollars de tarifs de la Chine. Les importateurs de produits peuvent les fabriquer eux-mêmes aux USA (idéal), ou les acheter à des pays non soumis à tarifs", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, interrogé sur la chaîne Fox News, Larry Kudlow avait dû reconnaître que les tarifs douaniers n'étaient pas payés directement par la Chine mais par les entreprises importatrices américaines.

"En fait, les deux parties vont payer. Les deux parties vont payer cela", a admis Larry Kudlow devant l'insistance du journaliste. "Les deux parties vont souffrir de cela", a-t-il dit, avant d'assurer que la bonne tenue de l'économie américaine allait lui permettre d'amortir d'éventuels effets négatifs.

Le président américain ne cesse de répéter que les droits de douane imposés à la Chine permettaient de remplir les caisses du Trésor américain.

De nombreux économistes, de leur côté, affirment que ces tarifs douaniers affaiblissent certes la compétitivité chinoise mais qu'ils représentent des hausses de prix pour les entreprises et consommateurs américains.

-Possible rencontre Xi-Trump-

Selon Larry Kudlow, une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping en marge du sommet du G20 des 28 et 29 juin à Osaka, au Japon, est envisagée afin d'essayer à nouveau de déminer ce conflit commercial qui pourrait avoir des répercussions sur l'économie mondiale et ébranle les marchés.

"Les chances que le président Trump et le président Xi se retrouvent ensemble lors de cette réunion sont probablement assez grandes", a déclaré le conseiller.

Les négociateurs chinois et américains se sont rencontrés à Washington jeudi et vendredi mais se sont séparés sans accord, Washington accusant Pékin d'avoir fait marche arrière sur plusieurs points discutés au cours de plusieurs mois de pourparlers destinés à sceller un accord commercial entre les deux premières puissances économiques du monde.

Le président américain a accru la pression, en faisant passer vendredi de 10% à 25% les droits de douane punitifs imposés sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises alors même que la délégation menée par le vice-Premier ministre Liu se trouvait à Washington. Au total, ce sont 250 milliards de dollars de produits chinois qui sont actuellement surtaxés par les Etats-Unis.

Et il a également ordonné le lancement de la procédure en vue d'imposer des droits de douane sur les quelque 300 milliards d'importations chinoises restantes.

"Nous ne pensons pas que les Chinois soient allés assez loin. Nous allons attendre de voir, les discussions vont se poursuivre", a souligné Larry Kudlow.

"Nous avons besoin de quelque chose de plus clair et, jusqu'à ce que ce soit le cas, nous devons maintenir nos tarifs douaniers", a poursuivi M. Kudlow. "Nous ne pouvons accepter un quelconque rétropédalage".

Il a par ailleurs indiqué qu'"aucun plan concret ni définitif" n'avait été déterminé concernant la suite des négociations. La Chine a invité le ministre du Trésor Steven Mnuchin et le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer à se rendre à Pékin mais aucune date n'a été fixée.

Donald Trump ne cesse d'assurer que sa relations personnelle avec le président chinois reste très forte, en dépit du blocage dans les négociations.

Les Etats-Unis exigent une réduction de leur immense déficit commercial vis-à-vis de la Chine (378 milliards de dollars en 2018), des "changements structurels" comme la fin du transfert forcé des technologies, la protection de la propriété intellectuelle américaine ainsi que la fin des subventions chinoises aux entreprises d'Etat.

Avec AFP

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Liban: 73 morts, Trump parle d'un "attentat"

Les pompiers pulvérisent de l'eau sur un incendie après une explosion à Beyrouth, au Liban, le 4 août 2020. REUTERS/Mohamed Azakir

Le président Donald Trump a estimé mardi que les explosions meurtrières à Beyrouth "ressemblaient à un terrible attentat" et que des experts militaires lui avaient parlé d'une "bombe".

"J'ai rencontré nos généraux et il semble que que ce n'était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c'était un attentat, c'était une bombe", a-t-il déclaré à la presse lors de sa conférence de presse quotidienne sur le nouveau coronavirus.

Le milliardaire républicain a transmis la "sympathie" des Etats-Unis au Liban et répété que son pays se "tenait prêt" à apporter son aide.

Les autorités libanaises ont déclaré que les déflagrations, qui ont fait au moins 73 morts et 3.700 blessés, étaient dues à l'explosion de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port. L'ammonium entre dans la composition de certains engrais mais aussi d'explosifs.

Le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, avait indiqué auparavant que les explosions dans un entrepôt du port étaient peut-être dues à des "matières explosives confisquées depuis des années".

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui aussi proposé l'aide des Etats-Unis au Liban, qualifiant d'"horrible tragédie" les deux explosions qui ont dévasté Beyrouth.

L'ambassade des Etats-Unis à Beyrouth a encouragé les ressortissants américains dans la capitale libanaise à rester à l'abri et à porter un masque pour se protéger d'éventuelles fumées toxiques.

Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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