Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tchad

Trois soignants captifs libérés par les éléments de Boko Haram

Les trois ex otages de Boko Haram libérés au Tchad, le 1er septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Les trois agents de la santé -- notamment un médecin, un infirmier et leur chauffeur -- enlevés en 2019 dans la région du Lac Tchad, ont été libérés après dix mois de captivité.

Ils ont été présentés au ministre de la santé publique à N’Djamena. Une libération qui fait suite à l’opération "colère de Bohoma" en mai dernier où les autorités affirment avoir délogé Boko Haram du territoire tchadien.

Libération de 3 agents de la santé enlevés en 2019 dans la region du Lac Tchad
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:48 0:00


L’émotion était vive lorsque les trois anciens otages ont fait leur entrée dans la salle. Les amis, parents, enfants et épouses n’ont pas pu retenir leurs larmes à les revoir vivants après plusieurs mois de captivité. Cheveux touffus, regards hagards... les ex-otages ont retenu difficilement leur émotion.

"Je voudrais vous souhaiter un excellent retour dans la vie parce que vous avez quitté la vie, dans la liberté parce que vous avez été privés de liberté et de vos familles respectives parce qu’on vous a arrachés à cette famille-là. Que Dieu vous aide à oublier les cauchemars que vous avez vécus", a déclaré le ministre en charge de la santé publique, Abdoulaye Sabre Fadoul.

Les familles des anciens otages libérés au Tchad, le 1er septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Les familles des anciens otages libérés au Tchad, le 1er septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Les larmes aux yeux, l’épouse du médecin désormais libre, a déclaré qu’elle traversait des moments très difficiles avec les enfants sans mari. Elle dit être très contente de voir son mari vivant après 10 mois.

Pour le Docteur Ernest Bezo Mahamat, c’est l’opération "colère de Bohoma" qui a été un élément déclencheur de leur libération parce que, précise-t-il, après cette attaque, les éléments de Boko Haram ont amené plusieurs blessés, qu’il a eu à les soigner.

"Je sais qu’ils ont fait assez de mal à ce pays mais pour sauver ma vie je suis obligé de les soigner et c’est après ça qu’ils ont décidé de nous libérer", a fait observer à VOA Afrique le docteur Bezo.

Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre de la santé publique, rassure que leur prise en charge médicale sera une priorité. Il ajoute que ce moment très douloureux doit servir de leçon et renforcer les liens en tant que fils et filles de ce pays pour affronter le défi du terrorisme.

Le ministre de la santé publique Abdoulaye Sabre Fadoul, le 1er septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Le ministre de la santé publique Abdoulaye Sabre Fadoul, le 1er septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Les trois ex-otage de Boko Haram ont été enlevés le 30 octobre 2019 à quelques kilomètres de Tchoukoutalia, dans la province du Lac, alors qu’ils étaient en mission commandée et ils ont été libérés le 28 août 2020.

Maintenant, le plus dur pour eux, sera de réapprendre à vivre une vie normale.

Toutes les actualités

Les Tchadiens alarmés par l'insécurité dans les établissements scolaires

Les Tchadiens alarmés par l'insécurité dans les établissements scolaires
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

L'ordre de saisir les véhicules sans immatriculation provoque un tollé dans une province tchadienne

Un policier monte la garde près du site d'un attentat suicide à Ndjamena, au Tchad, le 11 juillet 2015.

La population de Faya, chef-lieu de la province tchadienne du Borkou (Nord), exige le départ de son gouverneur, Ismat Acheik.

Tout serait parti de la décision de rafler tous les véhicules en situation irrégulière pour faire face à l'insécurité qui prévaut dans cette zone. Une manifestation durant le week-end s’est soldée par un mort par balle et deux blessés.

Les manifestants ont brandi une banderole où on peut lire : "Gouverneur, dégage". La population qualifie d’arbitraire la décision du gouverneur demandant aux propriétaires des engins à 4 roues de se mettre en règle. Elles disent n'avoir pas été informées au préalable.

"Le contrôle de véhicules doit se faire dans les carrefours, mais ce n’est pas le cas. Même les véhicules garés, il envoie ramasser pour les parquer au commissariat. C’est ce que nous ne voulons pas", affirme un habitant de Faya joint par VOA Afrique.

"Journée sans tricycle" à N’Djamena, un prêtre violenté par l'armée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:58 0:00


Au gouvernorat, on insiste qu'il s'agit avant tout de préserver la sécurité du public. On cite, par exemple, les cas des véhicules qui circulent avec des vitres fumées ou teintées sans immatriculation.

Tout en admettant la mort d'un manifestant, M. Acheik rejette toute implication des forces de sécurité.

"S’il y a une balle tirée, c’est du côté des manifestants, pas du côté de l’armée", soutient le gouverneur.

La profanation d'une église met en péril la journée nationale de prière au Tchad

Monseigneur Edmond Djitangar Archevêque Métropolitain de N'Djamena, le 20 octobre 2017.

Plusieurs organisations religieuses et laïques condamnent fermement la profanation de la paroisse Bienheureux Isidore Bakandja et l’agression de son curé, abbé Simon-Pierre Madou, par des militaires.

L’Union des Cadres Chrétiens du Tchad (UCCT), une organisation laïque affiliée à l’archidiocèse de N’Djamena, annonce qu’elle ne participera pas à la journée du 28 novembre dédiée à la cohabitation pacifique de la plateforme interconfessionnelle.

"En tant que chrétien, ça serait de l’hypocrisie de prendre part à la journée de prière du 28 novembre", a déclaré Djimhodoum Edmond, secrétaire général adjoint de l’UCCT.

Il confirme que son "organisation suit de près ce problème, et que si le gouvernement ne réagit pas vite, l’Union des cadres chrétiens du Tchad va se constituer en partie pour poursuivre les acteurs et les complices de cet acte odieux".

L'UCCT interpelle le ministre de la Justice et celui chargé de la Défense nationale de retrouver les auteurs de ce sacrilège et les punir conformément aux lois en vigueur.

Pour sa part, le président de l’Union nationale des jeunes étudiants chrétiens et musulmans des universités du Tchad, Toubou Mahamat Bakhit, exhorte les jeunes chrétiens à ne pas boycotter cette journée dédiée à la prière pour la nation tchadienne.

"Envoyer des militaires pour aller violer les lieux de culte, c’est un conflit bien organisé", déplore Toubou Mahamat Bakhit.

C’est un acte condamnable mais en tant qu’acteur de la paix et de la cohabitation pacifique, Toubou Mahamat Bakhit demande aux membres de l’UCCT de prendre conscience et de participer à la journée de la prière.

L’Entente des églises et missions évangéliques au Tchad, membre de la plateforme interconfessionnelle, exprime sa solidarité avec l’église catholique et interpelle l’Etat sur le strict respect de la laïcité et des lieux de culte. Indépendamment de l’incident, l’église catholique dit être en train de repenser l’observation de cette journée de prière.

Amnesty exhorte la junte tchadienne à "arrêter la campagne d'intimidation" contre les dissidents
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:15 0:00

Pour Monseigneur Edmond Djitangar, archevêque métropolitain de N’Djamena, l’église catholique a commencé à réfléchir depuis un an déjà sur la question mais les autres confessions n’ont peut-être pas très bien saisi les enjeux.

"Nous sommes en période de transition et donc certaines formes d’activités ou d’institutions doivent être révisées. Nous demandons aux autres de faire la même chose pour qu’on puisse engager véritablement un dialogue afin de trouver une bonne formule sinon chaque confession religieuse va célébrer cette journée de sa manière à l’avenir. Pour cette édition, nous célébrerons dans nos églises", a tranché le chef de l’église catholique du Tchad.

Une messe à N'Djamena, le 20 octobre 2017. (VOA/André Kodmadjingar).
Une messe à N'Djamena, le 20 octobre 2017. (VOA/André Kodmadjingar).

La journée du 28 novembre a été instituée en 2011 par le défunt président Idriss Deby. Les fidèles catholiques, protestants et musulmans constitués en une plateforme interconfessionnelle se réunissent pour prier pour la paix et la concorde nationale.

Sahel: Macron réunit les dirigeants burkinabé, tchadien et nigérien

Le président français Emmanuel Macron (au centre) escorte le président nigérien Mohamed Bazoum (à gauche) alors que lui et le président burkinabè Roch Marc Christian Kabore (à droite) quittent le palais de l'Élysée à Paris le 12 novembre 2021.

Le président français a reçu vendredi ses homologues burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, nigérien Mohamed Bazoum et le président du Conseil militaire de transition du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, pour évoquer "la situation au Sahel".

Cette réunion a été organisée dans la matinée en marge d'une conférence internationale pour la Libye et le Forum pour la paix. Elle a porté "sur la dimension régionale de la crise libyenne", a précisé une source proche de la présidence.

Elle intervient alors que les relations entre la France, ex-puissance coloniale et partenaire historique, et le Mali se sont dégradées, après un nouveau coup d'Etat à Bamako.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment ses trois bases les plus au nord du Mali pour le recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de plus de 5.000 actuellement, à 2.500-3.000 d'ici 2023.

La tension est montée d'un cran en septembre quand le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a accusé Paris d'un "abandon en plein vol" en raison de ce plan. Des critiques censées justifier le possible recours par Bamako à la société paramilitaire privée russe Wagner, décrite comme proche du président russe Vladimir Poutine.

Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et malienne Abdoulaye Diop ont réaffirmé jeudi leur volonté de poursuivre le partenariat militaire entre les deux pays, arguant d'un risque terroriste renforcé par le retrait partiel des troupes françaises.

Arrivée de Mahamat Idriss Deby et de Mohamed Bazoum à l'Élysée

Arrivée de Mahamat Idriss Deby et de Mohamed Bazoum à l'Élysée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:53 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG