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Trois Tchadiens otages de Boko Haram, dont un médecin, libérés


Des soldats camerounais patrouillent sur le lac Tchad.

Trois Tchadiens --un  médecin, un infirmier et leur chauffeur--, kidnappés il y a dix mois près du lac Tchad par le groupe djihadiste Boko Haram, ont été libérés vendredi, ont annoncé les autorités locales.

Le médecin-chef du district de Bagassola, son assistant et leur chauffeur avaient été enlevés le 30 octobre dans l'est et étaient apparus dans une vidéo de Boko Haram quatre mois plus tard. C'était la première fois que le groupe djihadiste, originaire du Nigeria et qui sévit dans les quatre pays riverains du lac --Nigeria, Niger, Cameroun et Tchad-- prenait des otages travaillant pour l'Etat et du personnel médical.

Les trois otages "ont été libérés aujourd’hui par Boko Haram", a déclaré vendredi soir à l'AFP par téléphone le gouverneur de la province du Lac Tchad, Abadi Sahir. "Les trois otages ont été libérés", a confirmé à l'AFP un haut responsables des services de sécurité sous couvert de l'anonymat. Ni l'une, ni l'autre de ces sources n'ont souhaité préciser les conditions de cette libération.

Boko Haram a multiplié depuis un an attaques meurtrières et enlèvements de villageois dans le bassin du lac Tchad, une vaste étendue d'eau et de marécages truffée d'îlots repaires de jihadistes.

L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, et sa répression par l'armée, ont fait quelque 35.000 morts et près de 2 millions de déplacés en dix ans dans ce pays, selon l'ONU. Le groupe jihadiste a étendu ensuite ses attaques au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.

Vendredi, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé que plus de 360.000 Tchadiens s'étaient déplacés dans la zone du lac, en raison des attaques des djihadistes mais aussi d'inondations qui sévissent ces derniers mois dans la région.

Après la mort, le 23 mars, d'une centaine de militaires tchadiens dans une attaque de ces extrémistes musulmans, le Tchad avait lancé une vaste offensive dans la province du Lac. Le président Idriss Déby Itno avait alors affirmé que l'armée avait débarrassé le territoire national des djihadistes.

Mais il avait reconnu ensuite, le 9 août, que "Boko Haram ferait encore beaucoup de dégâts" au Tchad.

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