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Transition malienne: la Cédéao "préoccupée" par le calendrier des élections

Les chefs militaires maliens saluent l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan à son arrivée à l'aéroport de Bamako avant une rencontre entre les chefs militaires maliens et une délégation de la CEDEAO qu'il dirige le 22 août 2020.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'est dite "préoccupée" mardi quant à la tenue, comme prévu en février 2022, d'élections présidentielle et législatives censées ramener les civils au pouvoir au Mali après deux coups d'Etat militaires en un an.

La mission conduite pendant trois jours au Mali par l'émissaire de la Cédéao, l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan, "reste préoccupée par l'insuffisance d'actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral", selon un communiqué lu devant la presse.

Le Mali, plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d'insurrections indépendantistes et jihadistes dans le Nord du pays en 2012, a été le théâtre de deux coups d'Etat militaires en août 2020 et mai 2021. Les militaires au pouvoir se sont engagés sous la pression de la communauté internationale et de la Cédéao à rendre le pouvoir aux civils et à organiser des élections nationales en février 2022 à l'issue d'une "transition" limitée à 18 mois.

Le doute va cependant grandissant quant au respect du calendrier par les colonels au pouvoir.

La mission de la Cédéao "a rappelé l'importance du respect de la date des élections annoncées afin de montrer la crédibilité du processus de transition".

Elle "a encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme", ou échéancier, pour la tenue de ces élections.

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La force Barkhane a débuté la phase finale du transfert de la base de Kidal

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Le transfert de la base française de Kidal a commencé

Des soldats de l'opération Barkhane porté par les troupes françaises dans la région du Sahel en Afrique, à Inaloglog, au Mali, le 17 octobre 2017.

La force antijihadiste Barkhane a débuté mardi matin la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord du Mali, vers la force des Nations unies (Minusma) et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français.

"Le dernier convoi logistique est parti pour Gao ce matin à 5 heures. Un détachement de Barkhane restera sur place pour les dernières formalités administratives et logistiques", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le Premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d'"abandon en plein vol". Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de Barkhane.

Le détachement de Barkhane qui demeure à Kidal, dont les effectifs n'ont pas été révélés "pour des raisons de sécurité", sera amené à faire de la "réassurance" auprès des partenaires de la France, a précisé le porte-parole en insistant sur un processus "contrôlé, maîtrisé, sécurisé".

"Il n'est pas question de laisser dire qu'on abandonne le Mali", a-t-il insisté.

La Minusma compte à Kidal 1.300 soldats, des Guinéens et des Tchadiens. Les forces maliennes en rassemblent pour leur part 400, a précisé cette même source.

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