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Tillerson justifie la baisse envisagée du budget de la diplomatie américaine

  • VOA Afrique

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson rencontre le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry et leurs délégations, au Caire, Egypte, le 12 février 2018.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a justifié mardi la forte baisse du budget de la diplomatie des Etats-Unis proposée par l'administration de Donald Trump, accusant le précédent gouvernement démocrate d'avoir augmenté de manière exagérée les crédits du département d'Etat.

Dans sa proposition de budget pour l'année fiscale 2019, l'administration républicaine a préconisé lundi 39,3 milliards de dollars (32 milliards d'euros) pour le département d'Etat et l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Cette proposition a peu de chance de passer le cap du Congrès, pas plus que celle pour 2018 d'un montant légèrement inférieur.

A titre de comparaison, les dépenses pour la diplomatie américaine avaient été fixées à 55,6 milliards de dollars pour 2017 par l'administration de l'ex-président Barack Obama.

Le budget proposé lundi "représente tout simplement un retour aux niveaux budgétaires qui existaient avant la flambée observée sous la précédente administration", a estimé Rex Tillerson lors d'un déplacement au Koweït.

"Il est important de voir avec quoi on compare : des budgets à des niveaux record historiques pour le département d'Etat", a-t-il souligné. "Et je dois vous dire que, lorsque je suis arrivé au département d'Etat, j'ai remarqué que celui-ci était franchement incapable de dépenser ces ressources entièrement", a-t-il insisté.

Demander un budget à la baisse est donc selon lui une preuve de "discipline" budgétaire pour que l'argent du contribuable soit mieux dépensé.

Aux critiques qui estiment que la diplomatie américaine risque de ne plus pouvoir être aussi engagée dans les nombreuses crises internationales et humanitaires, Rex Tillerson a assuré que ces ressources seront suffisantes pour "mettre en œuvre les objectifs de politique étrangère du président".

Depuis sont arrivée à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump, chantre de "l'Amérique d'abord", est de plus en plus critiqué pour son isolationnisme.

Avec AFP

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