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Theresa May critique la séparation des enfants migrants aux parents aux Etats-Unis


La Première ministre britannique Theresa May à West Midlands, 20 novembre 2017.

La Première ministre britannique Theresa May a jugé mercredi "profondément choquantes" les images d'enfants de migrants séparés de leurs parents sans-papiers en vertu de la politique migratoire américaine.

"Les images d'enfants détenus dans ce qui semble être des cages sont profondément choquantes. C'est une erreur, nous ne sommes pas d'accord avec cela, ce n'est pas l'approche britannique", a déclaré devant les députés la dirigeante conservatrice, qui recevra le président américain Donald Trump mi-juillet au Royaume-Uni.

"Lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, j'ai mis fin aux détentions des familles avec enfants", a-t-elle souligné.

"Quand nous ne sommes pas d'accord avec les États-Unis, nous le leur disons", a-t-elle ajouté, indiquant qu'elle évoquerait le sujet des enfants séparés avec le président américain.

"Il y aura une série de questions dont je discuterai avec le président Trump (lors de sa visite au Royaume-Uni), une série de questions concernant nos intérêts communs", a-t-elle précisé, citant notamment "la sécurité et la défense".

La séparation des enfants de leurs parents sans-papiers, pour beaucoup fuyant la violence en Amérique centrale, fait scandale aux Etats-Unis, et a déclenché une pluie de critiques à l'encontre de Donald Trump.

>> Lire aussi : Donald Trump signe sur les séparations d'enfants migrants

Ce dernier se rendra le 13 juillet au Royaume-Uni, une visite longtemps repoussée par crainte de manifestations qui finiront très certainement par arriver, le président américain comptant de nombreux détracteurs au Royaume-Uni.

L'arrivée à la Maison Blanche du milliardaire américain a tendu la "relation spéciale" unissant traditionnellement les deux alliés, compliquant la tâche de Theresa May qui compte énormément sur les Etats-Unis pour l'après-Brexit.

En cause notamment, les fameux tweets du président américain et son ingérence dans les affaires publiques britanniques, comme lorsqu'il avait retweeté des vidéos anti-musulmans relayées par un groupe britannique d'extrême droite, un acte qualifié "d'erreur" par Theresa May.

Donald Trump a aussi exaspéré les autorités britanniques avec ses tweets sur le terrorisme au Royaume-Uni ou ses attaques contre le maire de Londres Sadiq Khan.

>> Lire aussi : Enfants séparés de leurs parents migrants: une ministre américaine prise à partie

Les premières crispations étaient apparues quelques jours seulement après l'investiture début 2017 de M. Trump. S'exprimant sur les restrictions à l'immigration imposées à plusieurs pays musulmans par le président américain, Downing Street avait fait savoir: "Nous ne sommes pas d'accord avec ce type d'approche".

Londres a également critiqué la sortie américaine de l'accord de Paris sur le climat et regretté celle de l'accord sur le nucléaire iranien.

Avec AFP

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