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Theresa May offre sa démission contre l'adoption de son accord de Brexit

La Première ministre britannique Theresa May à Londres, le mercredi 27 mars 2019. (AP Photo / Alastair Grant)

La Première ministre britannique Theresa May a promis mercredi de quitter ses fonctions si son accord de Brexit était adopté, tentant désespérément de convaincre un Parlement qui a dit non à tous les scénarios possibles.

La conservatrice cherche par tous les moyens à faire valider le traité de sortie de l'Union européenne qu'elle a négocié avec Bruxelles. The Sun a résumé en une, à sa manière imagée: "Je m'en vais!... Maintenant votez mon accord".

Le Daily Mail s'interrogeait, après cette décision "spectaculaire": "Son sacrifice sera-t-il vain?"

Les députés britanniques sont en effet toujours incapables de trouver un compromis. Lors d'une série de votes "indicatifs", quelques heures après l'annonce de la Première ministre, ils ont voté contre huit scénarios alternatifs, parmi lesquels une sortie sans accord ("no deal") ou un renoncement au Brexit.

"Le Parlement a finalement son mot à dire. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non", ironisait The Guardian en une. Et de déplorer dans son éditorial: "Une fois encore, les questions vitales sur l'avenir du pays sont submergées par les eaux troubles de la politique interne au parti conservateur".

En s'engageant à démissionner, la dirigeante conservatrice cède aux appels de nombreux élus de sa formation qui conditionnaient leur soutien au texte à son départ.

Mais le succès de l'initiative reste très incertain. Le parti nord-irlandais DUP, son allié au Parlement, a fait savoir dans la soirée qu'il ne "soutiendrait pas" cet accord, après l'avoir qualifié de "toxique". D'après le Daily Mail, après "des signes au départ selon lequel son pari pourrait payer", Theresa May peut abandonner tout espoir étant donné la fermeté des unionistes nord-irlandais.

Destiné à mettre en oeuvre en douceur le Brexit et âprement négocié pendant des mois, le traité avec Bruxelles a déjà été rejeté massivement à deux reprises par la Chambre des communes. Des défaites humiliantes qui avaient contraint la Première ministre à demander à l'UE un report du Brexit, initialement prévu le 29 mars, au 12 avril au plus tôt.

C'est en fin d'après-midi, devant le "comité 1922", responsable de l'organisation interne des Tories, que la cheffe de gouvernement a offert de laisser sa place.

"Il y a le désir d'une nouvelle approche, d'un nouveau leadership" pour la prochaine phase des négociations du Brexit, qui doit déterminer la future relation du Royaume-Uni avec l'UE, a-t-elle déclaré.

"Je n'y ferai pas obstacle", a assuré la dirigeante, selon un communiqué de Downing Street. "Je suis prête à quitter ce poste plus tôt que prévu", a-t-elle ajouté, elle qui avait déjà annoncé en décembre qu'elle ne mènerait pas la campagne pour les législatives de 2022.

- "Bojo" change d'avis -

Mme May a appelé une nouvelle fois les Tories à soutenir son accord pour "respecter la décision du peuple britannique de quitter l'Union européenne", prise lors du référendum du 23 juin 2016.

La pression s'était considérablement accrue ces derniers jours sur une dirigeante dont l'autorité n'a cessé de s'effriter.

L'opposition paraît impatiente de la faire chuter. Son annonce "prouve que dans ses négociations chaotiques sur le Brexit elle a mis la gestion de son parti avant l'intérêt du public", a réagi le chef du parti d'opposition travailliste, Jeremy Corbyn.

Le gouvernement doit convaincre 75 députés pour faire passer son accord. Il aurait déjà fait changer d'avis à l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, candidat potentiel à sa succession, selon un proche de ce champion du Brexit.

Mais, outre le coup de froid jeté par le DUP, d'autres Brexiters purs et durs ont signalé leur intention ne pas suivre l'exécutif. Le député Steve Baker, membre de l'European Research Group (ERG), une alliance de députés conservateurs eurosceptiques, a même traité d'"idiots, fripouilles et lâches" ceux prêts à voter pour l'accord, selon un porte-parole.

- Votes indicatifs -

Si elle est encore loin de voir son accord adopté, Theresa May a aussi pu constater qu'aucune autre solution ne se dégageait au Parlement, théâtre d'échanges tendus.

"Le pays nous regarde", a mis en garde, atterrée, la députée indépendante Anna Soubry.

Le ministre chargé du Brexit Steve Barclay a aussitôt conclu que ces votes "renforçaient" la position du gouvernement.

Pour l'analyste politique Simon Hix, le processus du Brexit est revenu "au point où nous en étions la semaine dernière: l'accord de May contre un no deal".

La presse n'était pas tendre avec les élus. The Sun dénonçait une "farce intégrale", et le Daily Express une "série décousue de votes" n'ayant résolu aucun problème.

Les députés se sont contentés d'entériner le report de la date du Brexit, après l'accord donné par les dirigeants européens.

Les 27 ont donné le choix à Mme May: soit l'accord de retrait est adopté et le report sera de courte durée, jusqu'au 22 mai; soit l'accord est rejeté, et Londres aura jusqu'au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report, qui impliquerait la tenue d'élections européennes dans le pays fin mai. Sinon, ce sera une sortie sans accord.

Avec AFP

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Le pays d'Angela Merkel s'engage à renforcer l'égalité des genres en politique

La chancelière allemande Angela Merkel au Bundestag à Berlin, le 23 avril 2020. (Photo AP)

L'Allemagne a adopté un plan pour promouvoir l'égalité des genres, prévoyant notamment une meilleure représentation des femmes en politique, dont la représentation au Bundestag est à son plus bas niveau depuis 20 ans.

La stratégie nationale fixe des objectifs pour tous les ministères publics, notamment par la réduction de l'écart de rémunération homme/femme et une meilleure représentation des femmes dans les entreprises et en politique, a déclaré mercredi la ministre de la Famille, Franziska Giffey.

"C'est la première stratégie d'égalité des genres de l'histoire de la République fédérale d'Allemagne qui a été coordonnée et approuvée par tous les ministères", a-t-elle déclaré, qualifiant ce plan de "jalon".

Le plan préconise l'augmentation du nombre de femmes aux postes de direction, y compris dans la fonction publique, et une meilleure représentation en politique.

Cette semaine, le parti conservateur CDU de la chancelière Angela Merkel a montré son intérêt pour la question: la cheffe du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, a annoncé que de nouveaux quotas contraignants permettant aux femmes d'occuper au moins 50% des postes de direction politiques au niveau local seraient mis en place d'ici 2025.

Le gouvernement travaille également sur une stratégie visant à augmenter le nombre de femmes dans les conseils d'administration, de sorte qu'un quota de 30% s'appliquera désormais à 600 entreprises au lieu de 105 actuellement, a déclaré M. Giffey.

Bien qu'elle soit dirigée par une femme depuis bientôt 15 ans, l'Allemagne se situe en dessous de la moyenne européenne en matière d'égalité des genres dans le monde du travail, selon un indice de 2019 de l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes.

Les femmes y gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes et n'occupent qu'environ 15% des postes au sein des conseils d'administration.

En politique, la représentation des femmes au Bundestag, la chambre basse du Parlement, est actuellement à son plus bas niveau depuis 20 ans, et plus de 90% des maires sont des hommes, a détaillé Mme Giffey.

Historiquement, l'Allemagne de l'Ouest a toujours été en retard sur la question de l'égalité des genres par rapport à l'Est communiste.

A l'ouest, les femmes devaient encore obtenir l'autorisation de leur mari pour travailler jusqu'en 1977. Peu avant la réunification, un peu plus de la moitié des femmes en Allemagne de l'Ouest étaient employées, contre 91% des femmes à l'Est.

Signes de compromis européen avant le sommet sur le plan de relance

Le chef de l'exécutif de l'Union européenne, Jean-Claude Juncker, prononce son discours sur l'état de l'Union au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, 14 septembre 2016.

Les Pays-Bas et l'Autriche ont signalé lundi leur volonté de trouver un compromis sur le vaste plan européen d'aides financières face à la crise du coronavirus, appelé à être discuté lors d'un sommet des dirigeants de l'UE prévu à la mi-juillet.

Ces deux pays font partie d'un groupe de quatre Etats européens surnommés les "frugaux", avec la Suède et le Danemark, qui se sont montrés jusqu'ici très réservés à l'égard de ce projet de 750 milliards d'euros, soutenu en revanche activement par la France et l'Allemagne.

"Nous allons discuter de ce plan la semaine prochaine et je crois qu'il est très important qu'il voie le jour", a déclaré le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte dans la soirée à Berlin avant une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne.

Toutefois, M. Rutte a ajouté qu'il était "aussi important qu'un tel Fonds soit mis en œuvre en même temps que des réformes" dans les pays qui en profitent, "afin que tous les Etats membres de l'Union européenne soient forts et qu'en cas de nouveau coup dur, un tel Fonds ne soit pas nécessaire".

Son homologue autrichien, le chancelier Sebastian Kurz, a également envoyé des signaux d'apaisement à l'approche du sommet européen, programmé les 17 et 18 juillet.

"Nous voulons trouver un compromis (...) Je serais content qu'il y ait une solution rapide", a déclaré le conservateur devant une commission parlementaire.

Il a toutefois souligné que "les différences des points de vue" entre Etats étaient encore importantes. L'Autriche souhaite privilégier un programme de prêts sous conditions plutôt que de subventions et insiste pour que toute aide soit assortie de critères tels que la protection du climat, la volonté de réforme ou l'Etat de droit.

"Assouplissement"

La définition et l'existence même de ces critères continuent de donner lieu à des divergences, a souligné le chancelier, qui table sur la tenue d'un deuxième sommet avant la pause estivale.

La question du contrôle des fonds du plan de soutien et des réformes à mener en contrepartie des aides apparaît de plus en plus comme une des options de compromis possibles.

"Il est possible que le contrôle de l'utilisation des aides financières puisse permettre de construire une passerelle que ces pays seront prêts à emprunter", a résumé lundi un des responsables du camp conservateur de la chancelière allemande, Alexander Dobrindt.

"Je suis assez certain que ceux que l'on appelle les quatre +frugaux+ ne vont pas et ne veulent pas ignorer" la nécessité de relancer la croissance en Europe, a dit ce dirigeant du parti conservateur bavarois CSU à l'agence de presse DPA.

Pour le quotidien conservateur allemand FAZ à paraître vendredi, "le chef du gouvernement néerlandais se retrouve isolé à une semaine du sommet européen" sur le plan de relance européen car Sebastian Kurz, jusqu'ici son allié dans le rejet des "subventions financées par l'endettement", a "assoupli sa position jeudi".

Et "les deux derniers pays du groupe des quatre frugaux, le Danemark et la Suède, ne devraient pas s'opposer à l'appel d'Angela Merkel à trouver un accord rapidement", juge-t-il.

"Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que nous voulons que l'Europe soit à nouveau forte", a du reste souligné la chancelière allemande jeudi soir.

Ce plan doit bénéficier avant tout aux pays comme l'Italie et l'Espagne, les plus touchés par la crise du Covid-19.

Acquitté d'accusations de terrorisme, un Londonien récidive et écope de la perpétuité

Des voitures de police dans la zone du London Bridge après un incident dans le centre de Londres, le samedi 3 juin 2017. (AP Photo/ Matt Dunham)

La justice britannique a condamné jeudi à la prison à perpétuité un ancien chauffeur Uber qui prévoyait des attaques à l'arme à feu et au couteau sur des sites touristiques de Londres, après l'avoir acquitté précédemment d'accusations de terrorisme.

Mohiussunnath Chowdhury devra purger un minimum de 25 ans de prison pour avoir voulu s'en prendre à des attractions ou événements populaires comme le musée de statues de cire Madame Tussauds, un bus touristique à toit ouvert ou la Gay Pride, avec des armes ou en utilisant une camionnette.

L'accusé originaire de Luton, au nord de Londres, qui était animé de "rêves de martyre", avait été arrêté trois jours avant la "Pride parade" début juillet 2019, après avoir révélé ses projets à des policiers sous couverture.

Il s'était vanté auprès d'eux d'avoir réussi à tromper le jury qui l'avait acquitté à l'unanimité de "préparation d'acte de terrorisme", en décembre 2018, pour avoir blessé des policiers avec un sabre devant le palais de Buckingham en août de l'année précédente.

Plus d'un an plus tard, il a été reconnu coupable de délits liés au terrorisme par d'autres jurés. C'était en février devant la cour de Woolwich, qui l'a condamné à la perpétuité jeudi.

C'est après sa libération de la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh, à la suite de son acquittement, que Mohiussunnath Chowdhury avait été approché par quatre policiers qui s'étaient fait passer pour des extrémistes et qui avaient réussi à gagner sa confiance.

Dans la semaine suivant sa libération, il avait commencé à publier des messages extrémistes sur internet. Son procès a mis en évidence qu'il s'était aussi préparé aux attaques en soulevant des poids, en s'entraînant au couteau et au tir et en répétant des techniques de décapitation.

Les autorités ont également trouvé sur son téléphone un document avec des instructions sur comment tuer au couteau.

Selon l'accusation, Chowdhury avait été influencé par des prêches extrémistes et il y avait un risque d'"attaque imminente" visant à faire "de nombreux morts" parmi les non-musulmans.

L'avocat de la défense, Simon Csoka, avait insisté que l'accusé n'était pas réellement passé des paroles aux actes. Il a tenté de convaincre le tribunal que son client n'est que "un petit homme pathétique" qui "recherche l'attention" et "parle mais n'agit pas". En vain.

Les poursuites contre une société française pour complicité de torture en Libye au point mort

Le président libyen Mouammar Kadhafi (à dr.) et son homologue français Nicolas Sarkozy au palais Bab Azizia à Tripoli, Libye, le 25 juillet 2007. (REUTERS/Pascal Rossignol/archives)

La société Amesys est poursuivie en justice pour avoir fourni un logiciel qui a permis à feu Mouammar Kadhafi d'espionner ses adversaires.

La société française Amesys s'est-elle rendue complice de torture en Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi en lui vendant du matériel de cybersurveillance ? Ouverte à Paris il y a près de huit ans, l'enquête s'enlise, provoquant la colère des parties civiles.

"Je pensais que les procédures judiciaires étaient plus rapides en France", s'étonne Alsanosi Fonaas, un opposant qui a passé 89 jours dans une geôle libyenne fin 2009-début 2010.

Cet homme de 41 ans, qui communiquait avec d'autres militants libyens via Facebook ou Skype, a raconté notamment avoir été battu avec des câbles électriques ou un gourdin en détention, selon son audition fin 2015 chez le juge d'instruction, consultée par l'AFP.

Auparavant, au moins cinq autres victimes, détenues début 2011, avaient raconté en 2013 au magistrat avoir été interrogées sur leurs correspondances interceptées par les services libyens, notamment sur Facebook.

Au coeur des soupçons se trouve le programme Eagle, développé par la société française d'ingénierie Amesys, spécialement pour l'Etat libyen.

Cette dernière a été placée, en mai 2017, sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre celui de témoin simple et celui de mis en examen. Depuis, à l'exception de quelques auditions de témoins, les investigations sont au point mort.

"Nous sommes dans ce que la jurisprudence considère comme un délai déraisonnable", estime Me Patrick Baudoin, qui défend plusieurs parties civiles dans ce dossier.

Pourtant, "on a vraiment la preuve que le matériel de surveillance fourni en toute connaissance de cause à Kadhafi a été utilisé pour enfermer et torturer des opposants", affirme-t-il, s'étonnant qu'il n'y ait eu aucune mise en examen.

L'affaire avait éclaté en 2011, quand des journalistes du Wall Street Journal avaient découvert qu'Amesys, rachetée par Bull en janvier 2010, avait équipé le centre de surveillance d'internet de Tripoli avec un système d'analyse du trafic internet (DPI), permettant de contrôler les messages qui s'échangent.

Amesys avait alors avait reconnu avoir fourni au régime de Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet", tout en rappelant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

"Tout détruire"

Après un premier classement sans suite, la Fédération internationale des droits humains (FIDH) qui avait déposé plainte pour complicité de torture, avait finalement obtenu qu'un juge mène l'enquête.

Les dirigeants d'Amesys avaient-ils conscience que leur logiciel serait utilisé à de telles fins?

Onze employés d'Amesys ont été placés en garde à vue et relâchés sans poursuites fin 2016, tandis que les principaux responsables de la société, ainsi que le sulfureux intermédiaire franco-libanais Ziad Takkiedine, ont été entendus comme témoins simples.

"L'Etat Libyen avançait toujours la lutte contre le terrorisme et la sécurité du territoire", a déclaré aux enquêteurs en février 2017 Philippe Vannier, patron de la société jusqu'à 2010. Selon lui, il n'était pas question de traquer les opposants ni de se servir du logiciel pour la politique intérieure.

C'est lui qui a négocié en 2006 le contrat d'un peu plus de 15 millions d'euros avec notamment l'ex-chef des services secrets Abdallah al-Senoussi, condamné en France par contumace à la prison à vie pour l'attentat du DC-10 d'UTA en 1989 qui avait fait 170 morts.

Elément troublant, tous les documents contractuels ont disparu. "Nous les avons cherchés, mais nous ne les retrouvons pas et ce n'est pas faute d'avoir essayé", a affirmé M. Vannier.

Une version contredite par le directeur commercial d'Amesys à l'époque des faits, Stéphane Salies.

"A vrai dire, fin 2011 début 2012, Philippe Vannier nous a demandé de tout détruire", a-t-il déclaré aux enquêteurs.

Ce dernier a racheté en 2012 le fonds de commerce d'Amesys, dont le programme Eagle, et créé une nouvelle société, Nexa Technologies. Celle-ci est visée depuis 2017 par une nouvelle enquête, également sur des soupçons de complicité de torture, mais en Egypte, pour avoir vendu le logiciel au régime d'Abdel Fatah al-Sissi pour l'aider à traquer ses opposants.

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