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Tentative de coup d'état en Turquie : ce que l'on sait

Le président turc Tayyip Erdogan parle aux médias dans la station balnéaire de Marmaris, en Turquie,15 juillet, 2016. REUTERS / Kenan Gurbuz

Une tentative de putsch sanglante menée par des militaires rebelles contre le président turc Recep Tayyip Erdogan a été déjouée, a annoncé samedi l'armée turque.

Le chef de l'armée turque par intérim, le général Ümit Dündar, a annoncé samedi que la tentative de putsch militaire avait été mise en échec. Les autorités ont repris le contrôle du Parlement, qui s'est réuni samedi en session extraordinaire.

Qui contrôle le pays ?

La situation est "entièrement sous contrôle", a déclaré samedi le Premier ministre turc.

Au total, 2.839 militaires ont été arrêtés en lien avec cette tentative qu'il a qualifiée de "tache" sur la démocratie turque, a déclaré le Premier ministre Binali Yildirim.

Le président turc est rentré tôt samedi à l'aéroport d'Istanbul devant une foule compacte de sympathisants. Le président a déclaré que l'hôtel où il se trouvait en vacances à Marmaris - station balnéaire du sud-ouest du pays - avait été bombardé après son départ.

A Ankara, un avion avait largué tôt samedi une bombe près du palais présidentiel, aux abords duquel des avions de chasse F-16 ont bombardé des chars de rebelles, selon la présidence.

Plus de 200 soldats putschistes, qui étaient retranchés à l'état-major à Ankara, se sont rendus. Selon un responsable, les forces spéciales avaient commencé à sécuriser le bâtiment.

Les autorités à Istanbul tentaient de normaliser la situation, en rouvrant la circulation sur les différents ponts sur le Bosphore. L'aéroport international Ataturk - qui avait été fermé par les putschistes - reprenait graduellement ses activités.

Qui est derrière le coup d'état ?

Peu avant minuit vendredi (21h00 GMT), la chaîne publique turque de télévision avait diffusé un communiqué émanant des "forces armées turques", faisant état de la proclamation de la loi martiale et d'un couvre-feu sur l'ensemble du territoire national.

Un "Conseil de la paix dans le pays" dit alors avoir "pris le contrôle dans le pays" pour "assurer et restaurer l'ordre constitutionnel, la démocratie, les droits de l'homme et les libertés et laisser la suprématie de la loi prévaloir sur le pays", selon un communiqué.

Aucun militaire identifié nommément n'a revendiqué cette tentative de coup d'état.

Le président Erdogan a accusé les putschistes d'être liés à son ennemi juré Fethullah Gülen, un imam exilé depuis des années aux Etats-Unis.

Cet homme est à la tête d'un mouvement puissant en Turquie, qui compte un gigantesque réseau d'écoles (en Turquie mais aussi partout dans le monde), d'ONG et d'entreprises sous le nom d'Hizmet (Service, en turc) et il est très influent dans les médias, la police et la magistrature.

Fethullah Gülen est devenu l'ennemi juré de M. Erdogan depuis un scandale de corruption fin 2013 dans lequel nombre des proches de M. Erdogan ont été impliqués.

Le chef de l'Etat accuse depuis l'imam d'avoir mis en place un "Etat parallèle" destiné à le renverser, ce que les "gülenistes" nient.

Alors que M. Erdogan reprenait la main samedi matin, M. Gülen a condamné "dans les termes les plus forts" la tentative de putsch.

Quel est le bilan des violences ?

Les affrontements, avec avions de chasse et chars, ont donné lieu à des scènes de violences inédites à Ankara et Istanbul depuis des décennies. Ces violences ont opposé les rebelles aux forces loyalistes ainsi qu'à des dizaines de milliers de personnes descendues dans les rues du pays.

Selon le Premier ministre turc, le bilan est de 161 morts parmi la police, l'armée loyaliste et les civils.

L'armée a également annoncé que 104 putschistes avaient été abattus.

Selon le Premier ministre, au moins 1.440 personnes ont été blessées.

M. Erdogan a exhorté la foule à rester dans les rues pour faire face à une éventuelle "nouvelle flambée".

Avec AFP

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Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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