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La tempête Jonas fait au moins 18 morts aux Etats-Unis, le déblayage bat son plein

Un habitant de Washington déblaie la neige devant chez lui, samedi 23 janvier 2016. (AP Photo/Jon Elswick)

La tempête de neige, qui a affecté 85 millions de personnes sur la côte Est des Etats-Unis, pourrait avoir provoqué plus d'un milliard de dollars de dégâts, selon les premières estimations.

Les opérations de déblayage battaient leur plein dimanche sur la côte est des Etats-Unis, balayée vendredi et samedi par une tempête de neige historique qui a fait au moins 18 morts et paralysé plusieurs grandes villes, dont New York.

La tempête Jonas a fait tomber des quantités massives de neige sans discontinuer durant plus de 36 heures jusque dans la nuit de samedi à dimanche.

Dans certaines zones de Virginie, il est parfois tombé jusqu'à un mètre de neige.

A New York, le record a été battu à Central Park avec 67 cm en une journée.

Record battu également à Washington, où l'aéroport Dulles International a été enseveli sous 56 cm de poudreuse en 24 heures.

"Nous sommes dans l'ère des événements climatiques extrêmes", a déclaré le maire de New York, Bill de Blasio, estimant que des phénomènes de cette ampleur allaient désormais devenir habituels.

Au moins 18 personnes ont péri en raison de ces intempéries, selon des responsables locaux. Cinq sont mortes dans la région de New York, six en Caroline du Nord, trois en Virginie et deux dans le Kentucky, une dans le Maryland et une autre dans l'Arkansas.

Dans le New Jersey, plusieurs villes de la côte sud de l'Etat ont subi des inondations, ainsi que des coupures d'électricité.

En Caroline du Nord, 51.000 personnes étaient encore privées d'électricité dimanche matin.

L'intensité du phénomène a incité les autorités de Washington et Baltimore à neutraliser le réseau de transport public pour le week-end.

Paralysés depuis vendredi l'ensemble des transports publics du New Jersey ont été progressivement remis en service à partir de 11H00 (16H00 GMT).

Les aéroports ont également souffert, avec l'annulation de plus de 11.000 vols sur les trois journées de vendredi, samedi et dimanche, selon le site spécialisé FlightAware.

Les deux aéroports de Washington restaient fermés dimanche, mais les trois qui se trouvent dans la zone de New York étaient, eux, officiellement ouverts et des vols sont arrivés à John F. Kennedy et LaGuardia dans la matinée.

Toujours à New York, les autorités ont levé dimanche matin l'interdiction d'utiliser son véhicule, hors personnels d'urgence, en vigueur depuis samedi en début d'après-midi.

- Chasse-neige, aspirateurs et pelles -

Dimanche, la côte est s'est réveillée sous un grand ciel bleu et les opérations de nettoyage se sont poursuivies à grande échelle.

Les températures négatives, sensiblement inférieures à celles enregistrées samedi, compliquaient la tâche des services de propreté, au contact d'une neige plus dure et de verglas.

Durant toute la nuit de samedi à dimanche, 2.500 véhicules chasse-neige ont sillonné New York pour déblayer les rues.

Les cinq personnes décédées samedi à New York (3) et Long Island (2) ont toutes été victimes de crise cardiaque en déblayant la neige, a indiqué le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo.

A Washington, la maire Muriel Browser a demandé dans un tweet, aux entreprises et aux particuliers d'aider à déblayer la ville.

Dimanche matin, beaucoup de rues étaient praticables, mais des milliers de voitures garées restaient ensevelies et d'autres se retrouvaient abandonnées sur la voie publique.

"Les conditions sont encore dangereuses pour qui voudrait rouler dans la ville", a expliqué Kathryn Garcia, responsable du service de propreté de la ville de New York (DSNY), interrogée sur CNN.

Le maire a appelé tous les propriétaires d'un véhicule garé dans la rue à ne pas le déplacer avant plusieurs jours pour faciliter le déblayage.

"Ne marchez pas dans les rues si ce n'est pas une nécessité", a également demandé M. de Blasio à ses administrés.

Les écoles de New York seront ouvertes lundi mais celles de Washington resteront fermées, ont annoncé les autorités.

Les prévisions font état de températures en hausse et de soleil durant les prochains jours, ce qui pourrait contribuer au travail de déblayage.

Le beau temps prévu dimanche a aussi fait la joie des amateurs de luge et bonshommes de neige.

A Washington, plusieurs centaines de grands enfants ont participé à une bataille de boules de neiges géante au rond-point de Dupont Circle, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Et à New York, des milliers de personnes ont envahi Central Park, armées de bonnes chaussures et parfois même de skis de fond.

AFP

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MeToo et l’espace de travail

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Une femme noire abattue à son domicile au Texas par un policier blanc

la police de Dallas aux USA

Un policier blanc américain faisait l'objet d'une enquête lundi après avoir abattu une femme noire à son domicile de Fort Worth, au Texas, lors d'une banale opération de contrôle.

La famille d'Atatiana Jefferson, 28 ans, a demandé lors d'une conférence de presse que la police de Fort Worth, qui dirige les investigations, soit dessaisie du dossier et que l'agent soit inculpé "rapidement".

Le drame intervient moins de deux semaines après la condamnation à dix ans de prison d'une policière blanche qui avait tué un voisin noir en affirmant se tromper d'appartement en 2018 à Dallas, à une cinquantaine de kilomètres de Fort Worth.

Il suscite une forte émotion dans cette ville de 900.000 habitants, où des centaines de personnes ont exprimé leur colère dimanche soir lors d'une veillée en mémoire de la victime, et relance le débat sur les violences policières envers les Afro-américains, dénoncées par le mouvement Black Lives matter ("les vies des Noirs comptent", en français).

Cette fois, l'affaire a débuté par un appel à la police, dans la nuit de vendredi à samedi, émis par un homme inquiet de voir la porte d'entrée de sa voisine ouverte depuis plusieurs heures.

Dépêchés sur les lieux, deux agents ont contourné le domicile et ont "observé une personne debout près d'une fenêtre", selon un communiqué de la police. "Percevant une menace, un policier a sorti son arme de service et tiré un coup de feu", selon ce document.

L'agent, un homme blanc employé depuis avril 2018 par la police de Fort Worth, "n'a pas annoncé qu'il était un policier avant de tirer", a reconnu le lieutenant Brandon O'Neil.

- Vidéo -

Mme Jefferson était en train de jouer à des jeux vidéo avec son neveu de 8 ans quand elle a entendu un bruit dans le jardin, a précisé l'avocat de sa famille, Lee Merritt.

Selon lui, elle s'est dirigée alors vers sa fenêtre pour regarder ce qui se passait. Elle est morte avant l'arrivée des secours.

Diplômée en biologie, elle travaillait dans une entreprise pharmaceutique, a précisé sa famille. Elle avait ouvert la porte pour laisser l'air circuler et rafraîchir la maison, ont-ils ajouté.

La police de Fort Worth, qui assure "partager les graves inquiétudes du public", s'est engagée à la plus grande transparence.

Elle a diffusé des extraits d'une vidéo de l'intervention. On y voit les agents vérifier les abords de la maison avec des lampes torches. Après un mouvement à une fenêtre, l'un d'eux crie "Mains en l'air, montrez-moi vos mains!" et tire quasi immédiatement.

Le policier a été immédiatement suspendu et doit subir un interrogatoire lundi, mais la famille de la jeune femme souhaite qu'un service fédéral s'empare de l'enquête. "Il n'y a aucune justification possible à ses actions", a déclaré la sœur de la victime, Ashley Carr.

La maire de Fort Worth, Betsy Price, envisage de faire venir un tiers pour mener une enquête distincte, selon le journal Star-Telegram.

Bras de fer entre Trump et les démocrates

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L'ambassadeur Sondland témoignera malgré l’interdiction

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La justice valide la transmission de documents financiers de Trump au Congrès

USA, Washington, Departement de la justice

Une cour d'appel a confirmé vendredi que le Congrès américain pouvait exiger des documents sur les finances de Donald Trump, infligeant un nouveau revers au président républicain dans son bras de fer avec les parlementaires démocrates.

Cette décision, qui peut toujours faire l'objet d'un recours devant la Cour suprême, plus haute juridiction des Etats-Unis, s'inscrit dans une procédure lancée avant l'ouverture d'une enquête parlementaire en vue de la destitution du président.

Elle porte sur les affaires de Donald Trump avant et depuis son arrivée à la Maison Blanche. Les démocrates soupçonnent notamment l'ancien magnat de l'immobilier d'avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts.

Pour en savoir plus, ils avaient ordonné en avril à son ancienne entreprise comptable, la firme Mazar, de leur transmettre toute une série de documents financiers.

La Maison Blanche, qui dénonce un "harcèlement", avait saisi la justice pour bloquer cette injonction, comme elle l'a fait face à d'autres requêtes du Congrès.

Dans son argumentaire, elle avait plaidé que le Congrès n'avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur.

En mai, un juge de Washington avait rejeté cette lecture et estimé que ces documents pouvaient entrer dans le cadre d'une "enquête fondée".

"Nous confirmons cette décision. Contrairement aux arguments du président, la commission est compétente en vertu des règles de la Chambre mais aussi de la Constitution pour émettre ces injonctions et Mazar doit s'y plier", a écrit le juge David Tatel.

Après avoir pris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier, les démocrates ont lancé une série d'enquêtes sur les impôts de M. Trump, ses finances ou les suites à donner à l'enquête russe.

Leurs investigations se sont heurtées à un mur dressé par la Maison Blanche au nom de la défense des "prérogatives présidentielles".

Le 7 octobre, un juge de New York avait, lui aussi, donné tort à Donald Trump en autorisant la transmission de ses déclarations d'impôts. Le président avait immédiatement fait appel, ce qui a suspendu l'application de la décision.

Mais la bataille a pris une autre dimension depuis que les démocrates ont décidé, le 24 septembre, d'ouvrir une procédure pour destitution contre le milliardaire, qu'ils soupçonnent d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour l'aider à salir un rival.

Depuis les élus démocrates multiplient les injonctions contre le Département d'Etat, le ministre de l'Energie, l'avocat personnel de Donald Trump ...

La Maison Blanche a refusé mardi toute coopération, dénonçant une procédure "partisane et anticonstitutionnelle".

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