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Washington très préoccupé par l’offensive du régime syrien "près d'Alep"

Des soldats syriens célèbrent leur victoire contre le groupe Etat islamique en Qaryatain, Syrie, le 4 Avril, ici 2016.

L’offensive que mène le régime syrien avec le soutien de la Russie pourrait constituer une violation du cessez-le-feu en place, selon un responsable américain.

"Nous sommes très préoccupés par les informations concernant une offensive du régime syrien près d'Alep et les informations selon lesquelles des frappes russes soutiennent cette offensive", a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'administration Obama sous couvert d'anonymat, au lendemain de la reprise des négociations de paix à Genève.

"Des telles actions pourraient violer la cessation des hostilités qui tient depuis près de sept semaines", a-t-il ajouté, précisant que Washington avait fait part de ses "vives inquiétudes" à tous les membres du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG), dont la Russie.

Située dans le nord de la Syrie, Alep abrite différentes factions rebelles. Washington s'inquiète d'un éventuel assaut du régime contre le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, qui frapperait aussi des factions rebelles plus modérées, engagées dans le cessez-le-feu.

Le Front Al-Nosra et le groupe Etat islamique ne sont pas concernés par la trêve conclue sous les auspices des Etats-Unis et de la Russie entrée en vigueur le 27 février.

"Nous appelons la Russie à cesser toute provocation en Syrie et à utiliser son influence auprès (du président syrien Bachar al-) Assad pour appeler le régime à cesser les violations de la cessation des hostilités", a ajouté ce responsable. "L'heure est venue pour toutes les parties de tenir leurs engagements", a-t-il ajouté.

La chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini a également exprimé son inquiétude concernant les informations "de nouvelles offensives du régime syrien près d'Alep et à l'Est de Damas".

"L'UE soutient fortement les efforts de l'ONU pour la reprise des pourparlers sur la Syrie et est en faveur d'une transition politique, pour le bien des Syriens, de la région et du monde", a-t-elle ajouté.

Les difficiles négociations de paix sur la Syrie ont repris mercredi à Genève avec pour objectif la mise en place d'une transition politique mettant un terme à plus de 5 ans de conflit, mais un fossé demeure sur ce point entre le régime de Damas et l'opposition.

Un premier round de négociations intersyriennes s'était déjà tenu du 14 au 23 mars au Palais des Nations de Genève, siège de l'ONU, mais n'avait pas permis d'avancée majeure.

La feuille de route, fixée par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU, prévoit une période de 6 mois pour mettre en place un organe de gouvernement et rédiger une nouvelle Constitution, puis une période de 12 mois pour organiser des élections présidentielle et législatives. Le compte à rebours des 18 mois a officiellement démarré le 14 mars.

Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a condamné les plans pour les nouvelles constructions.

Les derniers développements "doivent servir de rappel à la communauté internationale de sa responsabilité de mettre fin à ces crimes et de l'importance d'utiliser tous les forums, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies, pour réclamer des comptes à Israël sur ses crimes continus, pour mettre fin à l'occupation israélienne de la Palestine et honorer les droits inaliénables des Palestiniens", a-t-il déclaré, selon un communiqué de ses services.

Recrudescence des projets

Dans une interview accordée lundi à l'AFP, le président palestinien Mahmoud Abbas avait déjà affirmé la nécessité "urgente" d'une résolution du Conseil de sécurité condamnant la colonisation israélienne.

Les Palestiniens ont commencé à faire circuler un projet de résolution en ce sens.

Les projets de construction de logements dans les colonies de Cisjordanie ont plus que triplé durant le premier trimestre de cette année par rapport à la même période de 2015, avait indiqué la Paix maintenant en début de semaine.

Entre janvier et mars, les plans de 674 logements ont passé une des étapes nécessaires avant leur mise en chantier contre 194 au premier trimestre de l'an dernier.

Les nouveaux plans portent le total depuis début 2016 à au moins 903 nouveaux logements.

L'ONG souligne qu'en 2015 le nombre de projets de construction ainsi que les légalisations de colonies sauvages créées sans avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires des autorités israéliennes, avait fortement diminué par rapport à 2014.

"Il semble que le gouvernement israélien a changé de politique, peut-être parce que c'est la dernière année du (président américain) Barack Obama au pouvoir", estime Hagit Ofran.

"De toute façon, Benjamin Netanyahu ne manque jamais une occasion de construire dans les Territoires palestiniens", a-t-elle ajouté.

M. Netanyahu a été réélu il y a un an pour son troisième mandat consécutif à la tête d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire d'Israël reposant sur une fragile coalition de partis religieux et nationalistes.

Avec AFP

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Le chef de l'ONU appelle à mettre fin aux "stupides" inégalités entre les genres

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, discutant avec la Ministre d'État pakistanaise pour le Changement climatique, Zartaj Gul, à Islamabad le 16 février 2020. (Photo Aamir QURESHI/AFP)

Antonio Guterres a appelé jeudi à mettre fin aux inégalités entre les femmes et les hommes, estimant que cela "devrait nous faire honte au 21ème siècle car ce n'est pas seulement inacceptable, mais stupide".

Comparant les inégalités entre les genres aux "taches" du passé de l'esclavage et du colonialisme, il a déclaré que cette discrimination envers les femmes demeurait un problème majeur dans le monde.

"Qu'il s'agisse de ridiculiser les femmes en les qualifiant d'hystériques ou d'hormonales, ou de les juger sur la base de leur apparence, des mythes et des tabous qui entourent leurs fonctions corporelles, ou encore le mansplaining (le fait qu'un homme explique à une femme ce qu'elle sait déja, ndlr) ou de blâmer les victimes, la misogynie est partout", a déclaré Antonio Guterres lors d'une visite à l'université de New School à New York.

"Il est temps d'arrêter d'essayer des changer les femmes, et commencer à changer ce système qui les empêche de réaliser leur potentiel" a-t-il ajouté. "Le 21ème siècle doit être le siècle de l'égalité entre les femmes et les hommes", a poursuivi M. Guterres.

Mettre fin aux écarts de salaires et abroger les lois discriminantes envers les femmes et les filles, voici deux sujets identifiés par l'ONU comme des objectifs de développement durable, a noté le secrétaire général de l'ONU, ajoutant qu'il fallait "d'urgence transformer et redistribuer le pouvoir, si nous voulons préserver notre futur et notre planète".

"C'est pour cela que tous les hommes devraient défendre le droit des femmes et l'égalité des genres. Et c'est pour ça que je suis un féministe fier", a-t-il encore déclaré.

Depuis le 1er janvier, l'ONU a atteint la parité femmes-hommes dans les postes à responsabilités et promis d'étendre cette parité à tous les niveaux d'ici 2028.

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Le coronavirus se propage à travers le monde, les Etats-Unis se tiennent prêts

Le président Donald Trump a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis. Photo REUTERS/Carlos Barria 26 février 2020.

Le président Donald Trump a insisté sur le fait qu'une large propagation du nouveau coronavirus aux Etats-Unis n'était pas inévitable, alors que le virus se propage à travers le monde et que l'Arabie saoudite a suspendu l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à la Mecque.

"Il y a une chance que ça s'empire, une chance que ça s'empire de façon significative", a averti le locataire de la Maison Blanche lors d'une conférence de presse mercredi soir.

"Mais rien n'est inévitable", a ajouté M. Trump qui a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis.

Même s'ils sont relativement épargnés jusqu'ici avec 15 cas détectés, les Etats-Unis sont prêts à répondre à l'épidémie à "une échelle beaucoup plus grande", a averti M. Trump, ajoutant qu'il déciderait "en temps voulu" de nouvelles restrictions depuis et vers les zones infectées.

De son côté, l'Arabie saoudite a suspendu "temporairement" l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque, dans le but de prévenir l'arrivée de l'épidémie de Covid-19.

Le nouveau coronavirus a débarqué plus au sud, en Amérique latine, qui n'avait pas encore été touchée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi ses deux premiers cas. "Pas besoin de paniquer, les choses sont sous contrôle", a voulu rassurer le conseiller en santé du Premier ministre, Zafar Mirza.

En Europe, Autriche, Suisse, Norvège, Roumaine, Croatie, Macédoine du Nord et Grèce sont désormais touchées, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine où le nombre de décès quotidiens continue de diminuer: les autorités ont annoncé jeudi 29 nouveaux décès en 24 heures, le nombre le plus bas depuis près d'un mois.

Le nouveau coronavirus a provoqué quelque 80.000 contaminations (dont près de 2.800 hors de Chine) et plus de 2.700 morts dans le monde, selon des statistiques communiquées mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

- L'Italie en première ligne -

L'Italie, avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du virus. Ce qui a conduit de nombreux pays du continent à renforcer leurs dispositifs de prévention et de confinement, et à conseiller à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions italiennes touchées.

Alors que Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 villes du Nord, poumon économique du pays, les entreprises ont dû s'adapter rapidement, en développant notamment le télétravail.

"Nous avons fermé notre salle de sports et la cantine, les gens ne peuvent pas manger face à face. Les déplacements des employés sont aussi interdits, sauf autorisation expresse de la direction, ce qui a conduit à développer la vidéo-conférence", a expliqué à l'AFP le PDG d'une entreprise lombarde de robinetterie, Aldo Bonomi.

L'inquiétude est palpable aussi en dehors des entreprises. "Le problème, c'est l'économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux", s'inquiète Daniele Vaccari, un jeune pâtissier de Secugnago, un petit village du Nord.

Mais d'autres profitent de la crise: masques et gels désinfectants se vendent désormais à prix d'or dans la péninsule, ce qui a conduit la police à saisir documents et données informatiques chez Amazon et eBay.

Autre effet collatéral de l'épidémie, le match de rugby du Tournoi des six nations entre l'Irlande et l'Italie, prévu le 7 mars à Dublin, a été reporté sine die en raison des risques de contagion.

- L'Afrique aussi -

L'Afrique elle non plus n'est pas épargnée: un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent, après un premier cas en Egypte.

En Corée du Sud, le nombre de contaminations a encore bondi et frôle les 1.600 cas. Le pays, qui dénombre 12 morts, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'y élève à 1.595 personnes touchées après l'annonce de 334 nouveaux cas jeudi, dont un soldat américain. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont d'ailleurs reporté des exercices militaires conjoints.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

L'ONG Reporters sans frontières a reproché à l'Iran "de refuser de publier le nombre exact des personnes infectées et décédées, et d'empêcher les journalistes de faire leur travail". Mercredi soir, les autorités iraniennes ont annoncé des restrictions à la libre circulation pour les personnes infectées ou soupçonnées d'être infectées.

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