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Moyen-Orient

Syrie: cinq djihadistes de l'EI tués dans un raid de la coalition

Des soldats américains sur les routes de Manbij, en Syrie, le 3 mars 2017.

Au moins cinq djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont été tués lundi dans l'est de la Syrie dans une frappe aérienne de la coalition internationale dirigée par Washington, a indiqué le porte-parole de la coalition.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), il s'agit de la première frappe aérienne menée par la coalition sur cette zone depuis la chute du "califat" de l'EI en mars, même si les troupes y sont toujours engagées.

Au terme d'une offensive soutenue par la coalition antijihadiste, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance locale dominée par des combattants kurdes, ont proclamé le 23 mars la défaite du "califat" après avoir conquis l'ultime bastion de l'EI à Baghouz, petit village aux confins orientaux de la Syrie.

Le groupe djihadiste conserve néanmoins une présence dans le vaste désert syrien et des cellules dormantes dans plusieurs régions du pays en guerre.

"Les forces de la coalition ont mené une frappe contre une cellule de Daech près de Bousayra", dans la province de Deir Ezzor, a indiqué lundi à l'AFP Scott Rawlinson, porte-parole de la coalition, utilisant un acronyme arabe pour désigner l'EI.

"Cette opération a éliminé cinq terroristes ayant joué un rôle clé dans la facilitation d'attaques menées dans le secteur, contre les forces de sécurité et des civils innocents", a ajouté M. Rawlinson.

Selon l'OSDH, les cinq djihadistes tués sont Syriens.

Malgré la chute du "califat", proclamé en 2014 sur de vastes pans de territoires en Syrie et en Irak, les djihadistes de l'EI continuent de lancer des attaques meurtrières dans les zones autrefois sous leur contrôle.

Le 1er juin, un attentat à la voiture piégée a coûté la vie à dix civils et sept combattants des FDS à Raqa (nord), qui fut la capitale de facto du "califat" en Syrie, selon l'OSDH.

La coalition anti-EI a maintes fois promis de poursuivre le combat contre les cellules dormantes du groupe djihadiste.

La guerre en Syrie, déclenchée en 2011, a fait plus de 370.000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes.

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Surprise en Israël: Netanyahu appelle Gantz à la formation d'un gouvernement d'union

Les élections législatives en Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui joue sa survie politique, a pris Israël par surprise jeudi en appelant Benny Gantz à la formation d'un gouvernement d'union nationale, deux jours après des élections législatives n'ayant pas réussi à départager les deux rivaux.

Benny Gantz a répondu vouloir lui aussi un gouvernement d'union afin de sortir le pays de l'impasse politique, mais avec lui à sa tête.

Benjamin Netanyahu affirmait encore mercredi que le pays n'avait que deux choix: soit un gouvernement de droite dirigé par lui, soit un "gouvernement dangereux qui repose sur les partis arabes", une attaque indirecte contre M. Gantz qui a promis d'ouvrir des discussions avec les partis arabes dans l'espoir d'arriver à une coalition.

Mais, jeudi matin, coup de tonnerre: le "roi Bibi", au pouvoir sans discontinuer depuis une décennie, a changé son fusil d'épaule et proposé des discussions directes avec son principal rival.

"Lors des élections, j'ai appelé à la mise en place d'un gouvernement de droite. Malheureusement, les résultats montrent que cela n'est pas possible. Le peuple n'a pas tranché entre les deux blocs. Par conséquent, il n'y a pas d'autre choix que de former un gouvernement d'union, aussi large que possible", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

Les deux hommes se sont serré la main jeudi lors d'une cérémonie à Jérusalem marquant le troisième anniversaire de la mort de l'ancien Premier ministre et prix Nobel de la paix Shimon Peres.

- "Je t'appelle, Benny" -

Deux jours après les législatives, les résultats encore provisoires créditent le Likoud de M. Netanyahu de 31 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement, contre 33 pour le parti Kahol Lavan ("Bleu-blanc") de Benny Gantz.

Et, en ajoutant leurs alliés respectifs et potentiels, des partis religieux et/ou très marqués à droite pour M. Netanyahu, et des formations à gauche ou arabes pour M. Gantz, le compteur marque 55/56 députés dans chaque camp, sous la barre des 61 pour obtenir une majorité.

"Benny, nous devons mettre en place un gouvernement d'union le plus large possible aujourd'hui. Le peuple attend de nous deux que nous prenions nos responsabilités et que nous agissions en coopération", a argué M. Netanyahu.

"C'est pourquoi je t'appelle, Benny. Rencontrons-nous aujourd'hui, à n'importe quel moment, pour faire avancer ce processus (...) Nous n'avons pas le droit d'aller vers une troisième élection. Je suis contre. L'ordre du jour: un gouvernement d'union large, aujourd'hui".

Le président Reuven Rivlin a félicité Benjamin Netanyahu de "s'être joint à l'appel" pour un "gouvernement d'union".

En Israël, le président confie la tâche de former le gouvernement à un élu après avoir consulté l'ensemble des partis au Parlement. Or les consultations pour le prochain gouvernement débuteront dès dimanche, ont précisé jeudi les services de Reuven Rivlin.

Mais le rapprochement Netanyahu-Gantz pose déjà une question clé: qui des deux hommes forts pour être Premier ministre?

"Je vais former ce gouvernement avec moi à sa tête (...). Nous écouterons tout le monde mais n'accepterons pas qu'on nous dicte des choses", a répondu M. Gantz à Netanyahu, avant une réunion avec les cadres de sa formation.

"Le parti Bleu-blanc a gagné et, à l'heure où je vous parle, nous avons 33 sièges alors que Netanyahu n'a pas obtenu la majorité suffisante pour former une coalition comme il l'espérait", a ajouté M. Gantz, un ancien chef de l'état-major de l'armée, sans répondre directement aux appels au dialogue de l'actuel Premier ministre.

Ce dernier s'est aussitôt dit "surpris" et "déçu" que Benny Gantz "refuse encore" de répondre à son appel de le rencontrer. "L'invitation tient toujours", a-t-il assuré.

- Position de force? -

Dans ses éventuelles discussions avec Benny Gantz, Benjamin Netanyahu dispose d'une carte maitresse: l'unité de ses troupes.

Le stratège Netanyahu ne discute pas uniquement au nom de son parti, le Likoud, mais aussi au nom de l'ensemble du "bloc" de droite, incluant la liste de droite radicale Yamina et les formations ultra-orthodoxes Shass et Judaïsme unifié de la Torah.

Mais son jeu compte aussi un point faible: la justice doit l'auditionner début octobre pour "corruption", "abus de confiance" et "malversations".

Pour l'instant, Benjamin Netanyahu n'est pas inculpé mais cherche à obtenir une immunité du Parlement.

S'il était inculpé dans ces affaires, Benjamin Netanyahu pourrait toujours rester Premier ministre, mais pas simple ministre selon les lois en vigueur en Israël. Or, M. Gantz avait répété par le passé qu'il refuserait de servir dans un gouvernement où le Premier ministre est inculpé ou condamné pour de tels actes.

Veto russo-chinois à l'ONU à une résolution imposant un cessez-le-feu à Idleb

Lors d'une réunion de l'ONU sur l'enquête des armes chimiques, en Syrie, le 10 avril 2018.

La Russie et la Chine ont mis jeudi leur veto à une résolution de l'Allemagne, la Belgique et du Koweït imposant un cessez-le-feu à Idleb en Syrie, approuvée par 12 membres du Conseil de sécurité.

Il s'agit du 13e veto de la Russie à une résolution sur la Syrie depuis le début du conflit en 2011. La Guinée équatoriale, membre non permanent, s'est abstenue lors du vote.

Le texte a fait l'objet de négociations pendant une quinzaine de jours. La Russie a plaidé en vain pour que le cessez-le-feu comprenne des exemptions pour les "opérations terroristes" menées dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Inacceptable pour les auteurs de la résolution car cela aurait ouvert à de multiples interprétations et aurait conduit à de possibles nouvelles attaques de sites civils en Syrie. Les trois co-auteurs avaient accepté une mention évoquant des "mesures terroristes" sous condition qu'elles respectent le droit international, a souligné l'Allemagne.

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a dénoncé "la flambée d'activisme humanitaire" des autres membres du Conseil de sécurité à chaque avancée dans la reprise de territoires par le régime syrien.

"C'est la même chanson, les terroristes se transforment en représentants de l'opposition", a ironisé le diplomate. "La résolution était d'emblée vouée à l'échec et vous divisez délibérément le Conseil de sécurité", quelques jours avant le début de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, a-t-il accusé.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb après quatre mois de bombardements du régime syrien. L'ONU ne cesse depuis le printemps de mettre en garde contre la dégradation de la situation humanitaire dans cette province où vivent quelque 3 millions de personnes dont 1 million d'enfants.

Surprise en Israël: Netanyahu appelle Gantz à la formation d'un gouvernement d'union

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Israël : le président entamera dimanche les consultations pour désigner le Premier ministre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son rival Benny Gantz

Le président israélien Reuven Rivlin entamera dimanche les consultations pour désigner le futur Premier ministre, ont indiqué jeudi ses services alors que les rivaux Benjamin Netanyahu et Benny Gantz lorgnent tous deux ce poste.

"Le président entamera dimanche un tour de consultations avec tous les partis élus à la Knesset (Parlement israélien, ndlr) et poursuivra ensuite ses discussions avec les candidats recommandés pour former le gouvernement", ont indiqué ses services dans un communiqué.

A l'issue de ces consultations qui devraient durer deux jours, M. Rivlin fera son choix entre les deux prétendants au poste de Premier ministre.

Deux jours après les législatives, les résultats encore provisoires, basés sur le dépouillement de 97% des bulletins de votes, créditent le Likoud de M. Netanyahu de 31 sièges sur les 120 de la Knesset, contre 33 pour le parti Kahol Lavan ("Bleu-blanc") de l'ancien général Benny Gantz.

En ajoutant leurs alliés naturels et potentiels, les partis religieux et/ou très marqués à droite pour M. Netanyahu, et les formations à gauche ou arabes pour M. Gantz, aucun camp ne parvient à réunir 61 députés, la majorité absolue au Parlement.

Benjamin Netanyahu et Benny Gantz ont tous deux appelé à un gouvernement d'union après le vote de mardi, mais le dirigeant de la coalition "Bleu-blanc" a insisté : seul lui, dont le parti est arrivé en tête, peut le diriger.

M. Netanyahu, qui doit être auditionné début octobre par la justice sur des affaires dans lesquelles il est soupçonné de "corruption", "abus de confiance" et "malversations", cherche à tout prix à se maintenir au poste, qu'il occupe depuis plus d'une décennie.

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