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Au moins "2 ou 3 mois" de combat contre le groupe EI en Syrie


Un drapeau du groupe Etat islamique flottant au-dessus des ruines d'une maison de Raqqa, ex-capitale de l'organisation en Syrie, le 18 octobre 2017.

Les combats de la coalition internationale contre les derniers combattants du groupe Etat islamique dans la vallée de l'Euphrate en Syrie devraient encore durer "au moins deux ou trois mois", selon le commandant des forces françaises au sein de la coalition, le général François Parisot.

"Nous sommes encore engagés dans des combats, il y en a pour au moins deux ou trois mois" bien que les derniers combattants de l'EI ne tiennent plus qu'un territoire évalué à "30 kilomètres sur 10", a indiqué le général Parisot au cours d'une téléconférence avec des journalistes du Pentagone.

La zone encore contrôlée par l'EI est située dans la vallée de l'Euphrate, entre les villes de Hajin et de Boukamal, dans la province de Deir Ezzor (est), a-t-il précisé, évaluant le nombre de combattants de l'EI restants à "quelques centaines".

"Dans les prochaines semaines, nous espérons nous débarrasser de cette base", a ajouté le responsable militaire, qui représente la France auprès du commandement de la coalition internationale anti-EI sous direction américaine.

"Ce sera la fin de tout territoire possédé par Daesh ou contrôlé par Daesh", a-t-il ajouté, utilisant un acronyme arabe de l'EI.

Une fois l'existence physique de l'ex-"califat" de l'EI en Syrie et en Irak complètement éliminée, les forces de la coalition internationale contre l'EI resteront sur place pour s'assurer que les djihadistes ne peuvent pas se réorganiser, a-t-il ajouté.

En coopération avec l'armée irakienne et les Forces démocratiques syriennes --coalition de combattants arabo-kurdes alliée des Etats-Unis en Syrie--, "nous voulons nous assurer qu'ils ne pourront pas se regrouper à nouveau".

"Il y aura évidemment une transition, une transition lente", a-t-il ajouté. "Tout ceci ne se fera pas du jour au lendemain".

"Un combattant de l'EI est un combattant de trop", a-t-il poursuivi. "Nous voulons nous assurer que nous les tuons tous".

Le groupe djihadiste a été chassé de l'essentiel des vastes territoires qu'il avait conquis en 2014 en Irak et en Syrie.

Les djihadistes conservent cependant une présence dans le Sud-Ouest, où ils sont la cible de raids du régime syrien et de son allié russe. Des cellules sont également actives dans la province d'Idleb (nord-ouest syrien) et dans le désert en Irak, à la frontière avec la Syrie.

Par ailleurs, la coalition internationale a annoncé mardi que six dirigeants et organisateurs de l'EI liés à des attentats en Europe et en Arabie saoudite avaient été tués récemment en Syrie.

Le Belge Soufiane Makouh, parti en Syrie pour y préparer des attentats contre les Etats-Unis, a été tué par une frappe le 2 juin, a indiqué la coalition dans un communiqué.

Le 12 juin, une autre frappe a éliminé "Simak", un responsable de l'EI lié à une cellule ayant préparé des attentats en Suède. Deux autres combattants directement associés à cette cellule, Abou Awf et Abou Quddamah, ont été tués le 24 juin et un troisième, Sherif al-Ragab, le 26 juin.

Enfin un combattant de l'EI qui préparait des attentats en Arabie Saoudite, Munawwar al-Mutayari, a été tué le 24 avril, selon la même source.

Avec AFP

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