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Justin Timberlake rend hommage à Prince à la mi-temps du Super Bowl

Justin Timberlake à la mi-temps du Super Bowl, Minneapolis, Minnesota, le 4 février 2018. (Brian Allen/VOA)

Le chanteur américain Justin Timberlake a rendu hommage à Prince dimanche lors de sa prestation à la mi-temps du Super Bowl, qui se déroulait dans la ville de l'artiste décédé en avril 2016.

Comme chaque année, le mini-concert du Super Bowl était très attendu, avec des moyens très importants déployés par la ligue professionnelle de football américain NFL, qui veut faire de sa finale un vrai show.

Convié pour la troisième fois, un record, Justin Timberlake a effectué une prestation très maîtrisée, conclue dans le public par un selfie avec un jeune fan.

A mi-parcours de son spectacle, il s'est installé au piano, alors que se déployait une immense banderole au milieu du terrain. Est alors apparue, projetée sur la toile, l'image de Prince, à mesure que retentissaient les notes de l'un de ses grands succès, "I Would Die 4 U".

"C'est pour vous, Minneapolis!", a crié Justin Timberlake, avant de se lancer dans un duo virtuel avec l'enfant de la ville, où il a passé l'essentiel de sa vie avant de décéder brutalement, à 57 ans, d'une overdose de médicaments anti-douleurs.

Près de deux ans après la mort de Prince, les rumeurs les plus folles avaient circulé à quelques heures du concert de la mi-temps.

Le site TMZ avait évoqué l'utilisation d'un hologramme du chanteur défunt, rumeur démentie par Sheila E., ancienne grande complice de Prince.

D'autres rumeurs, également démenties par le site "Variety", évoquaient la présence du groupe The Revolution, qui accompagna le Kid de Minneapolis durant quelques-unes de ses meilleures années.

Pour le reste, Justin Timberlake a proposé un pot-pourri de ses plus grands succès, de "Rock Your Body" à "Can't Stop the Feeling", en passant par "SexyBack", "My Love" ou le tout récent "Filthy".

Le chanteur de 37 ans vient, en effet, de sortir vendredi son cinquième album, "Man of the Woods". L'opus reprend les ingrédients qui ont fait la gloire du natif de Memphis (Tennessee, sud), avec une tonalité plus introspective néanmoins.

Aucun incident n'est venu émailler dimanche le concert du Super Bowl, un passage qui tenait de la rédemption pour Justin Timberlake, 14 ans après le scandale du "nipplegate".

Alors qu'il interprétait un duo avec Janet Jackson le 1er février 2004, l'ancien du Boys Band NSYNC avait arraché, en direct, un bonnet de soutien-gorge de la chanteuse, révélant un sein et choquant tout un pays.

La séquence, qui avait été préparée par les deux chanteurs, même s'ils ne l'ont jamais reconnu publiquement, avait déclenché un séisme et durablement affecté la carrière de Janet Jackson, bien davantage que celle de Justin Timberlake.

Avec AFP

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L'administration Trump veut prolonger la détention de certains demandeurs d'asile

Arrivée de familles de migrants, escortés par la police des frontières des États-Unis, le 21 juin 2018 à Hildalgo, au Texas.

Le gouvernement de Donald Trump pourrait maintenir en détention les immigrants ayant traversé illégalement la frontière mexicaine jusqu'à l'examen de leur demande d'asile, une procédure pouvant prendre des mois ou des années, rapporte le New York Times mardi, suscitant l'inquiétude des associations.

L'ACLU, la puissante organisation qui défend les droits civiques, a promis de contester cette décision devant les tribunaux.

"Notre constitution ne permet pas au gouvernement d'enfermer les demandeurs d'asile en dehors d'une application régulière de la loi", a critiqué, sur Twitter, l'ACLU.

L'association fait ici référence à une décision complexe, annoncée par le ministère américain de la Justice mardi soir, qui s'appuie sur un cas spécifique.

Pour Judy Rabinovitz, spécialiste des droits des migrants à l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), l'administration veut ainsi "envoyer un message" aux demandeurs d'asile, les prévenant qu'ils "seront détenus". "C'est vraiment indécent", déplore-t-elle, citée par le New York Times.

Une telle politique, qui n'entrerait en vigueur que dans trois mois, vise à honorer la promesse de Donald Trump de mettre fin à la pratique du "catch and release" (attrape et libère), tant décrié par le président des Etats-Unis.

Jusqu'ici, les demandeurs d'asile arrêtés sur le sol américain pouvaient être libérés sous caution, dans l'attente de l'examen de leur dossier, une procédure qui peut prendre plusieurs mois ou plusieurs années, selon le quotidien de New York.

Avec la mise en place d'une telle politique, ils ne pourront plus être libérés sous caution, d'après le journal, qui indique que cela ne concernerait pas les immigrants déposant une demande d'asile aux ports d'entrée légaux à la frontière.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille et a dépeint les milliers de migrants venus d'Amérique centrale ces derniers mois comme une menace à la sécurité nationale, accusant régulièrement les démocrates de laxisme.

Ces derniers jours, il a menacé de transférer des clandestins arrêtés à la frontière vers des "villes sanctuaires", la plupart démocrates, provoquant l'opposition de ses adversaires politiques.

Avec AFP

Le Congrès exigeait l'arrêt de l'engagement militaire au Yémen, Trump met son veto

Donald Trump, président des États-Unis, lors d'un meeting de campagne à Grand Rapids, Michigan, États-Unis, le 28 mars 2019. REUTERS / Joshua Roberts

Comme attendu, Donald Trump a mis mardi son veto à une résolution du Congrès qui l'exhortait à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen, s'opposant pour la deuxième fois en deux mois à une décision du parlement américain.

"Cette résolution est une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes pouvoirs constitutionnels, mettant en danger des vies de citoyens américains" a déclaré dans un communiqué M. Trump à propos de ce texte adopté par les deux chambres du Congrès au début du mois.

Cette séquence politique avait été perçue comme un camouflet pour le président républicain, compte tenu de sa majorité au Sénat.

Le Congrès avait utilisé une loi votée en 1973 et limitant les pouvoirs militaires du président dans un conflit à l'étranger.

Les Parlementaires avaient appelé à la fin des opérations militaires au Yémen, où depuis 2015, le Pentagone fournit un "soutien non-combattant" à la coalition menée par l'Arabie saoudite, alliée historique des Etats-Unis.

Les rapports entre Ryad et Washington se sont considérablement refroidis après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre 2018, par un commando venu de Ryad.

La réaction tiède de Donald Trump face au jeune prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane --considéré comme "responsable" du meurtre par le Sénat américain-- avait indigné jusque dans ses rangs.

"Nous fournissons ce soutien pour plusieurs raisons. D'abord, c'est notre devoir de protéger la sécurité des plus de 80.000 Américains qui résident dans certains pays de la coalition qui ont été victimes d'attaques de Houthis depuis le Yémen", explique le président américain dans le communiqué, transmis par la Maison Blanche.

- Soutien contesté -

Le Yémen est déchiré par un conflit dévastateur depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir des forces pro-gouvernementales contre les rebelles Houthis.

Ces derniers sont soutenus par l'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient.

Ce conflit a provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU et a fait plus de 10.000 morts. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur et l'engagement américain aux côtés de la coalition dirigée par Ryad est régulièrement la cible de critiques.

"Le Congrès ne devrait pas chercher à interdire certaines opérations, comme les ravitaillements en plein vol", argue le président républicain dans son communiqué.

C'est la deuxième fois que Donald Trump se retrouve obligé d'opposer son veto à un texte voté par le Congrès: en mars, ce dernier avait bloqué la procédure d'urgence qu'il avait décrétée pour débloquer des fonds dédiés à la construction du mur qu'il souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Un blocage parlementaire qu'il avait choisi de contourner en mettant son propre veto.

Depuis les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2018, les républicains ont consolidé leur majorité au Sénat (53 sièges sur 100) mais ont perdu le contrôle de la Chambre des représentants.

Mais le président et sa majorité ont du mal à s'entendre autour de plusieurs sujets extrêmement controversés, comme la guerre au Yémen ou le mur à la frontière avec le Mexique.

Avec AFP

Les difficultés des contrôle aux frontières aux Etats-Unis

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Le rapport du procureur spécial Robert Mueller sera rendu public jeudi

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