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RDC

Subornation de témoins : la CPI confirme la peine de Bemba en appel

Jean-Pierre Bemba le 2 août 2018.

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé mercredi en appel la peine infligée en première instance à l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins, qui lui avait valu d'être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo.

M. Bemba avait été condamné en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d'amende pour avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages dans le cadre de son procès général pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

"La Chambre d'appel a conclu que la Chambre de première instance n'avait pas manqué de se conformer à ses instructions concernant la fixation des nouvelles peines, n'avait commis aucune erreur de droit ou de fait et n'avait pas imposé de peine disproportionnée", a annoncé la Cour basée à La Haye dans un communiqué.

M. Bemba avait fait appel de la peine prononcée contre lui pour subornation de témoins en espérant obtenir l'annulation de sa condamnation, bien que la CPI ait estimé que la peine d'emprisonnement d'un an avait déjà été purgée en raison de son temps passé en détention avant son acquittement dans le procès général.

L'ex-chef de guerre avait été acquitté par la Cour à la surprise générale en juin 2018 des accusations de meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003, pour lesquelles il avait été condamné en première instance à 18 ans de prison.

M. Bemba est rentré dans son pays à la suite de son acquittement, après avoir passé près d'une décennie en détention à La Haye. La condamnation pour subornation de témoins lui avait cependant valu d'être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo en décembre 2018.

En mars, son avocat avait demandé plus de 68 millions d'euros de dédommagement à la CPI, arguant qu'"un homme innocent a perdu 10 ans de sa vie".

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L'armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps d'un Casque bleu

Des casques bleus en patrouille, non loin de la ville de Goma (Archives)

L'armée congolaise a affirmé mercredi avoir retrouvé le corps d'un Casque bleu de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) près de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont partagé ces informations avec nous et nous allons suivre ce dossier conformément à nos procédures", a indiqué de son côté un porte-parole de la mission de l'ONu (Monusco).

L'armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps une date non précisée dans la région de Beni, où elle a annoncé le 30 octobre des opérations contre les groupes armés, en particulier les Forces démocratiques alliées (ADF).

Les Casques bleus ont annoncé depuis lundi qu'ils s'étaient joints à ses opérations, avec leurs éléments de la brigade d'intervention dans la région (Afrique du Sud, Tanzanie, Malawi).

"Dans un camp des ADF conquis par l'armée, nous avons retrouvé les restes d'un Casque bleu tombé au champ d'honneur", a déclaré le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l'armée congolaise, lors d'une conférence de presse. "On a ramassé sa carte militaire (...) Je ne pourrais pas m'avancer sur sa nationalité. L'ONU elle-même se chargera de la donner".

Côté ONU, on indique que "le pays d'origine et la famille doivent être officiellement informés et l'identification va prendre du temps".

"Donc on ne va rien confirmer avant longtemps".

D'origine ougandaise, les ADF sont accusées du massacre de plus de 100 civils dans la région de Beni, en représailles des opérations militaires congolaises.

Ces massacres ont provoqué des émeutes d'habitants contre les autorités et les Casques bleus, accusés de ne rien faire.

Des sources de la société civile ont accusé les ADF d'avoir tué onze personnes, neuf hommes et deux femmes, dans la nuit de lundi à mardi dans le village d'Orototo, dans le territoire de Beni.

"Nous avons enterré les 11 cadavres aujourd'hui en brousse vers 11H00", a déclaré à l'AFP David Muwaz, président de la société civile de la chefferie de Batalinga.

L'armée congolais n'a pas voulu confirmer.

Au total les ADF sont acccusées du massacre de plus de 1.000 civils dans la région de Beni depuis 2014.

Quinze casques bleus tanzaniens ont été tués par les ADF en décembre 2017 dans l'attaque de leur base en territoire de Beni. En décembre 2018, sept autres Casques bleus ont été tués dans une embuscade tendue par des ADF.

Avec AFP

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Les Tshisekedi au front contre le viol et le handicap

Le président congolais Félix Tshisekedi et la première dame Denise Nyakero Tshisekedi à Bruxelles le 17 septembre 2019.

La République démocratique du Congo "ne doit plus être la capitale mondiale du viol", a affirmé Denise Nyakero Tshisekedi, l'épouse du président congolais Félix Tshisekedi qui s'est, lui, engagé pour l'inclusion des personnes handicapées.

"La honte doit être bannie, le crime puni et la justice doit être rétablie", a déclaré la première dame mardi soir à Kinshasa lors d'une cérémonie contre les violences sexuelles organisée par les Nations unies.

Mme Tshisekedi a été désignée "championne de la prévention de la violence sexuelle liée aux conflits" par la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies sur ce sujet, Pramila Patten.

"La RDC a parcouru un long chemin", a déclaré Mme Patten samedi à Bukavu, dans le Sud-Kivu (est) agité depuis 25 ans par des conflits et des groupes armés qui menacent les civils.

A Bukavu, un milicien a été condamné mi-novembre à la perpétuité pour des viols et meurtres commis en 2018.

"Malheureusement, les violences sexuelles sont toujours une douloureuse réalité du conflit", a-t-elle ajouté. "Nous avons constaté qu'en 2019 il y a une augmentation dans les cas vérifiés par les Nations unies. Et donc nous avons du travail".

En octobre 2019, les Nations unies ont "documenté 600 violations des droits de l’homme sur tout le territoire de la RDC, soit une augmentation de 19% par rapport au mois de septembre".

Les agents de l’Etat sont responsables de "55% des violations", ajoute le bureau des droits de l'homme des Nations unies.

Parmi ces violations rapportées en octobre, il y a eu "55 femmes et 24 enfants victimes de violences sexuelles", ajoute l'ONU.

Bukavu abrite la clinique de Panzi du gynécologue congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 pour ses interventions -médicales et juridiques- aux côtés des femmes et des fillettes violées.

Pour sa part, le président congolais Félix Tshisekedi a salué "la citoyenneté des personnes vivant avec un handicap" dans un message télévisé diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, à l'occasion d'une journée mondiale des Nations unies sur ce sujet.

Il a estimé que la création d'un ministère délégué en charge des personnes avec handicap est "un pas" vers "l'égalité des chances".

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