Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Jean Pierre Bemba demande 68 millions d'euros de dédommagement à la CPI

L'ancien chef de guerre et ex-vice-président Jean-Pierre Bemba lève son point pour saluer ses supporters lors de son retour à Kinshasa, RDC, 31 août 2018. (Twitter/Jean-Pierre Bemba)

L'ex vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, réclame plus de 68 millions d'euros de dédommagement, après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Il a fait une décennie en prison.

L'ancien chef de guerre a été acquitté par la CPI à la surprise générale en juin des accusations de meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003. Il a toutefois été condamné pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

"Un homme innocent a perdu 10 ans de sa vie", a affirmé l'avocat de M. Bemba, Peter Haynes, dans un document transmis à la CPI.

"Le but de cette demande est de tenter de réparer une partie des dommages causés à l'homme et à sa famille par son arrestation, sa détention et les actes accessoires de la Cour et de certains États parties", a-t-il ajouté.

L'ancien vice-président congolais est rentré dans son pays après son acquittement mais la condamnation pour subornation de témoins lui a valu d'être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo en décembre.

Réaction de la population à l'arrivée de Jean-Pierre Bemba en RDC (vidéos)
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

La demande de dédommagement de la défense de M. Bemba intervient alors que les services du procureur de la CPI, fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde, sont fragilisés depuis les acquittements du Congolais et de l'ancien dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo en janvier.

La défense a souligné lors d'une conférence de presse à La Haye que la demande de dédommagement à hauteur de 68 millions d'euros "représente un peu moins de la moitié du budget annuel de la Cour".

S'il devait bénéficier de la totalité de l'indemnisation réclamée "pour la perte de dix années de sa vie", M. Bemba est cependant disposé à verser 22 millions d'euros aux victimes, "afin de fournir des réparations à la population de la République centrafricaine", a indiqué son avocat.

"Pendant 10 ans, les biens de M. Bemba, dont sept avions, trois villas au Portugal et trois parcelles de terrain au Congo, ainsi que deux bateaux, ont tout simplement été laissés à pourrir", alors qu'il était derrière les barreaux à La Haye, où siège la Cour, a déclaré M. Haynes.

Toutes les actualités

Le président de la plus haute cour congolaise dit qu'il n'a pas démissionné

Le président de la plus haute cour congolaise dit qu'il n'a pas démissionné
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:07 0:00

Au Ghana, les producteurs des légumes demandent un soutien financier

Au Ghana, les producteurs des légumes demandent un soutien financier
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les Malgaches reçoivent une assurance pour contrer les pertes de récoltes

Les Malgaches reçoivent une assurance pour contrer les pertes de récoltes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

Voir plus

XS
SM
MD
LG