Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Suède: Assange fixé lundi sur son éventuelle détention pour viol présumé

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange,à l'ambassade d'Équateur à Londres le 18 août 2014. REUTERS / John Stillwell

La justice suédoise se prononce lundi sur un éventuel placement en détention "par défaut" du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, poursuivi pour un viol présumé commis en Suède en 2010 et détenu à Londres, prélude à l'émission d'un mandat d'arrêt européen.

L'audience est prévue à 10H00 locales (08H00 GMT) au tribunal d'Uppsala (est), avant une décision annoncée dans la foulée.

La décision des juges sera une étape importante puisque si le placement en détention est accepté, le parquet a indiqué son intention d'émettre un mandat d'arrêt européen afin d'obtenir le transfèrement en Suède de Julian Assange depuis le Royaume-Uni, où il est actuellement écroué.

Mi-mai, la procureure en charge de l'instruction Eva-Marie Persson avait annoncé la réouverture de l'enquête pour viol contre Julian Assange, 47 ans, après son arrestation à Londres le 11 avril.

Une semaine plus tard, le parquet avait demandé son placement en détention en son absence - une procédure légale en Suède - "en raison de soupçons de viol".

L'interpellation de Julian Assange en Grande-Bretagne, suivi de la réouverture de l'enquête en Suède, avait ravivé l'espoir de la plaignante et de son avocate de voir le fondateur de WikiLeaks remis au pays scandinave, en vue d'un procès avant la prescription échéant en août 2020.

Agée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante accuse l'Australien d'avoir engagé un rapport sexuel pendant qu'elle dormait et sans préservatif, alors qu'elle lui avait refusé tout rapport non protegé à plusieurs reprises.

De son côté, Assange a toujours nié les faits, et soutient qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

Il était aussi visé par une plainte pour agression sexuelle à la même époque, mais celle-ci a été frappée par la prescription en 2015.

- "Torture psychologique" -

La réouverture de l'enquête suédoise visant l'Australien relance ainsi un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d'une décennie durant laquelle Julian Assange et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manoeuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis.

Les Etats-Unis reprochent à l'Australien d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d'environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. lls l'accusent également d'avoir "comploté" avec l'ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite sans précédent.

La justice américaine a inculpé Julian Assange le 23 mai en vertu des lois anti-espionnage.

C'est officiellement pour éviter l'extradition aux Etats-Unis que l'Australien s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017.

Mais à la suite d'une demande d'extradition formulée par les Etats-Unis, Julian Assange a été remis le 11 avril aux autorités britanniques qui l'ont immédiatement emprisonné puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Selon Mme Persson, "dans l'éventualité d'un conflit entre le mandat d'arrêt européen et une demande d'extradition de la part des Etats-Unis, les autorités britanniques décideront sur l'ordre de priorité. L'issue de ce processus est impossible à prévoir".

L'audience d'extradition réclamée par les Etats-Unis devait se tenir jeudi dernier, mais a été ajournée à la semaine du 12 juin - les avocats de Julian Assange ayant fait valoir qu'il était en mauvaise santé.

Un rapporteur de l'ONU a affirmé vendredi que Julian Assange présentait "tous les symptômes (de) torture psychologique" à laquelle il a été exposé "pendant plusieurs années".

Le rapporteur a estimé que s'il venait à être extradé aux Etats-Unis, il "serait exposé à un risque réel de violations graves de ses droits humains, y compris de sa liberté d'expression et d'expression".

Avec AFP

Toutes les actualités

Brexit: Macron ne souhaite pas de "nouveaux délais"

Brexit: Macron ne souhaite pas de "nouveaux délais"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:26 0:00

Brexit: après l'accord trouvé à Bruxelles, Johnson s'attelle à convaincre Westminster

Brexit: après l'accord trouvé à Bruxelles, Johnson s'attelle à convaincre Westminster
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:01 0:00

Brexit: accord in extremis, tous les regards tournés vers le Parlement britannique

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, se serrent la main après avoir convenu de l'accord sur le Brexit, le 17 octobre 2019. REUTERS / Francois Lenoir

Les 27 ont donné leur feu vert jeudi à un accord sur le Brexit négocié dans les dernières minutes précédant un sommet européen, mais le Premier ministre britannique Boris Johnson va devoir batailler pour le faire accepter par son Parlement.

"Il semble que nous soyons très près de la dernière ligne droite", a commenté le président du Conseil européen Donald Tusk.

C'est lui qui a annoncé le feu vert des 27, quelques heures seulement après l'annonce de l'accord trouvé dans les derniers instants avant l'ouverture du sommet européen.

Les chefs d'Etat et de gouvernement attendent maintenant que le Parlement européen ratifie le document et "s'assure d'une entrée en vigueur le 1er novembre".

Malgré la satisfaction d'avoir arraché un accord dans la dernière ligne droite, personne ne s'est laissé aller à l'euphorie, bien conscient d'un obstacle de taille sur le chemin d'un Brexit ordonné: le vote du Parlement britannique.

Aux côtés du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, Boris Johnson a exhorté les députés britanniques à soutenir l'accord pour "faire aboutir le Brexit sans délai", à la date prévue du 31 octobre.

"Je suis confiant que lorsque les députés de tous les partis regarderont cet accord, ils verront l'intérêt de le soutenir", a-t-il assuré, se disant "très confiant".

Mais l'annonce aussitôt faite, les modifications à l'accord de retrait à peine publiées, le parti unioniste nord-irlandais DUP, allié-clé du Parti conservateur de Boris Johnson, a jeté un froid en affirmant son opposition à l'accord trouvé.

Le DUP, qui compte 10 députés à la Chambre des Communes, a dit ne pas être "en mesure de soutenir ces propositions au Parlement", sur les questions de règlement douanier et du consentement de l'exécutif nord-irlandais au projet de Brexit.

- Corbyn appelle au rejet -

Puis le chef du Parti travailliste, principale formation d'opposition au Royaume-Uni, a appelé les députés britanniques à "rejeter" l'accord entre Londres et l'Union européenne. Selon Jeremy Corbyn, "la meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d'un vote populaire".

Les députés britanniques se réuniront samedi - leur réunion un samedi est une première depuis la guerre des Malouines en 1982 - pour une séance exceptionnelle. Ces deux prises de position rendent toutefois improbable l'adoption du texte.

"Si c'est le cas, nous nous trouverons dans une situation extrêmement compliquée", a averti Jean-Claude Juncker lors d'un point de presse à l'issue de la première journée du sommet.

"Il faudra bien qu'un jour dans cette assemblée (...) on prenne ses responsabilités et que ce qui a été décidé par un référendum, et soutenu par les différents gouvernements avec lesquels nous avons négocié, se mette en oeuvre", a observé le négociateur de l'UE Michel Barnier.

"Nous sommes prêts pour la ratification: logistiquement, politiquement, techniquement. Maintenant, la balle est dans le camp du Royaume-Uni", a déclaré Donald Tusk.

"Je ne sais pas quel sera le résultat du débat à la Chambre des Communes samedi", a-t-il reconnu, "mais si une demande pour un report (de la date du Brexit) est déposée, je consulterai les Etats membres pour voir comment réagir".

Pour Jean-Claude Juncker, l'accord trouvé "signifie qu'il n'y a pas besoin d'une quelconque prolongation".

Le président français Emmanuel Macron a déclaré vouloir "croire que Boris Johnson aura une majorité". Il a reconnu que "la satisfaction s'accompagne d'une légitime prudence".

Les Européens sont quelque peu échaudés par la précédente expérience de l'accord négocié avec Theresa May, rejeté à trois reprises par le Parlement britannique, ce qui avait entraîné le départ de la prédécesseure de Boris Johnson.

Au fil des annonces, la livre a connu une nouvelle journée agitée, gagnant 1% face au dollar au moment de l'annonce qu'un accord avait été trouvé, avant de réduire ses gains.

Le compromis trouvé jeudi modifie l'accord précédemment rejeté et fait disparaître le "backstop" (filet de sécurité) controversé. Cette clause de sauvegarde maintenait l'UE et le Royaume-Uni dans un territoire douanier unique, à défaut d'autre solution pour éviter le retour d'une frontière dans l'île d'Irlande, afin de préserver la paix après des décennies de violences.

- Unité -

Jusqu'ici l'UE était réticente à changer cette partie du texte. Le nouveau compromis établit des règles particulières pour les douanes concernant les marchandises arrivant en Irlande du Nord, qui reste dans le territoire douanier britannique, selon que celles-ci sont destinées à y rester ou à passer dans le marché unique européen.

Il prévoit également un mécanisme de "consentement" des autorités nord-irlandaises sur la poursuite de l'application de certaines règles de l'UE dans la province britannique, après une période de quatre ans suivant la mise en oeuvre de l'accord.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar s'est félicité d'un accord "bon pour l'Irlande et l'Irlande du Nord" qui "respecte une histoire et une géographie uniques".

Il a aussi rendu hommage à l'unité et la solidarité affichées par ses homologues pendant la négociation.

"L'unité que nous avons vue au cours des dernières années est une leçon pour nous pour le futur. Quelque chose que nous conserverons pour les futures négociations", a-t-il salué.

L'accord de retrait, s'il est adopté, prévoit plus généralement les conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l'UE, notamment en matière de droit des citoyens et de respect des engagements financiers. Il introduit également une période de transition jusqu'à décembre 2020 pour un départ en douceur.

Si le texte est ratifié, une nouvelle négociation s'engagera: celle du futur partenariat entre l'UE et le Royaume-Uni, en particulier sur le plan commercial.

Avec AFP

Nouvelle nuit de tensions et de barricades à Barcelone

Des manifestants indépendantistes catalans à Barcelone, en Espagne, le mardi 15 octobre 2019. (AP Photo / Bernat Armangue)

Barcelone vivait de nouvelles tensions dans la nuit de jeudi à vendredi, au quatrième jour de la mobilisation des indépendantistes catalans contre la condamnation de leurs dirigeants par la justice espagnole.

Selon les journalistes de l'AFP sur place, des centaines de jeunes, criant "Indépendance", ont monté des barricades enflammées dans le centre chic de la grande métropole catalane et lancé des cocktails molotov sur les forces de l'ordre qui pour leur part ont tiré des balles en mousse sur les manifestants.

Ces nouvelles tensions interviennent à la veille de ce qui s'annonce comme le point d'orgue de la mobilisation contre les lourdes peines de 9 à 13 ans de prison infligées lundi aux leaders séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

Vendredi, jour de "grève générale" en Catalogne, des "marches de la liberté" parties de toute la région doivent en effet converger à Barcelone pour une grande manifestation prévue à 15H00 GMT.

Mardi et mercredi, Barcelone avait vécu de véritables scènes de guérilla urbaine entre manifestants et policiers après de premiers heurts lundi lors du blocus de l'aéroport par des milliers de personnes.

Plus tôt dans la soirée jeudi, une manifestation, à l'appel des militants radicaux des Comités de Défense de la République (CDR), avait réuni environ 13.000 personnes après une manifestation étudiante ayant rassemblé 25.000 personnes dans l'après-midi.

"Les actions que nous menons depuis plusieurs jours sont dues à l'impuissance que nous ressentons car l'Etat espagnol persiste dans son refus (de l'indépendance) et ses menaces et l'Europe dans son silence", a expliqué à l'AFP David, comptable de 23 ans qui n'a pas donné son nom de famille.

Nées de la frustration d'une partie de la base indépendantiste, deux ans après l'échec de la tentative de sécession de 2017, ces violences marquent un tournant pour le mouvement séparatiste qui s'est toujours targué d'être non-violent.

- "Pas de pas en arrière" -

"Il peut y avoir des (manifestants) anti-système ou des gens qui en ont marre de voir que tout est fermé, des jeunes qui se laissent emporter mais les Catalans ne veulent pas suivre cette voie de la violence", a assuré Julio Martinez, pré-retraité de 63 ans, qui manifestait en début de soirée.

Le président indépendantiste catalan Quim Torra, qui a fini par condamner les violences mercredi soir, a tenu un discours de défi à l'Etat espagnol devant le parlement régional.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de faire un pas en arrière dans la défense inaliénable de notre droit à l'autodétermination. La peur et les menaces ne nous vaincront pas", a-t-il lancé en promettant de parvenir à l'indépendance d'ici deux ans.

En prévision des perturbations de vendredi dans cette riche région industrielle, le constructeur automobile Seat a mis à l'arrêt son usine de Martorell, près de Barcelone, tandis que la fédération des transporteurs a recommandé à ses adhérents d'avancer leurs livraisons ou de chercher des routes alternatives.

- Près de 100 blessés mercredi -

Selon le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, 97 personnes ont été arrêtées en Catalogne et 194 policiers blessés depuis le début des manifestations lundi. Sur la seule journée de mercredi, 96 personnes ont été blessées selon les services de secours, dont 58 à Barcelone.

A moins d'un mois des prochaines élections législatives, la droite et le centre exigent du gouvernement socialiste qu'il prenne des mesures exceptionnelles pour rétablir l'ordre public.

Le chef du gouvernement Pedro Sanchez est "dépassé par les événements", a dénoncé jeudi Ana Pastor, une dirigeante du Parti Populaire (PP, droite) qui réclame la reprise en mains par l'Etat de la sécurité, qui dépend en Catalogne du gouvernement régional.

"Il n'y aura aucune impunité", a martelé M. Grande-Marlaska dont le gouvernement a envoyé des renforts policiers mais n'a pas pris de mesures extraordinaires.

Aux commandes du gouvernement régional et dominant le parlement, les indépendantistes ne représentent toutefois pas la majorité des 7,5 millions de Catalans. D'après le dernier sondage publié en juillet par le gouvernement régional, 44% de la population est favorable à l'indépendance tandis que 48,3% y est opposée.

Avec AFP

Brexit : Accord trouvé et aussitôt remis en cause

Brexit : Accord trouvé et aussitôt remis en cause
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:42 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG