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Soudan: le Premier ministre se rend dans un bastion rebelle, dit oeuvrer pour la paix


Abdallah Hamdok, un économiste de l'ONU devenu Premier ministre du Soudan
Abdallah Hamdok, un économiste de l'ONU devenu Premier ministre du Soudan

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a promis jeudi de parvenir à la paix dans les zones de conflit au Soudan, à l'occasion d'une visite dans un bastion rebelle, la première du genre d'un responsable gouvernemental en près d'une décennie.

M. Hamdok s'est rendu dans la ville de Kauda, dans l'Etat du Kordofan-Sud où des rebelles ont combattu pendant des années les forces du président déchu Omar el-Béchir.

Sa visite survient alors que des pourparlers sont en cours depuis mi-octobre à Juba, au Soudan du Sud, entre le nouveau gouvernement de Khartoum et les rebelles qui ont combattu les forces du régime déchu au Darfour, dans les Etats du Nil Bleu et du Kordofan-Sud.

"C'est une grande occasion pour montrer à notre peuple, à Kauda et à travers le monde, que son gouvernement de transition travaille dur pour parvenir à la paix", a dit M. Hamdok sur Twitter.

Les nouvelles autorités oeuvrent pour fournir "davantage d'aides aux zones affectées par les guerres et marginalisées des décennies durant", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre était accompagné au cours de son déplacement à Kauda par des diplomates étrangers et des journalistes soudanais.

L'ambassadeur britannique à Khartoum, Irfan Siddiq, qui s'est rendu à Kauda, a salué sur Twitter une "visite historique" de M. Hamdok en vue de "rétablir la confiance, améliorer l'assistance humanitaire" et qui signale "de bonnes perspectives pour un accord de paix".

Depuis que le gouvernement de transition est entré en fonction, M. Hamdok a fait de la paix au Darfour (ouest), au Kordofan-Sud (sud) et au Nil Bleu (sud-est) sa priorité, après de longues années de conflits ayant fait des centaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Omar el-Béchir a été destitué en avril par l'armée sous la pression d'un mouvement de contestation populaire inédit. Il a été condamné le mois dernier par un tribunal soudanais à une peine de deux ans en institution pénitentiaire pour "corruption".

Il reste par ailleurs la cible de graves accusations de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes de guerre au Darfour.

Avec AFP

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