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Un quotidien fermé après la publication d'un rapport sur la corruption au Soudan du Sud

Lecture du quotidien Nation Mirror dans les rues de Juba le 27 avril 2016. (Photo d'illustration - AFP / Albert Gonzalez Farran)

Le gouvernement sud-soudanais a ordonné la fermeture du principal journal en langue anglaise du pays après que le quotidien eut consacré sa première page à un rapport américain accusant l'élite politique et militaire du pays de s'être enrichie en profitant de la guerre civile.

"Nous avons été convoqués par les services de la Sécurité nationale, et (...) ils nous ont donné un document officiel nous ordonnant de fermer", a déclaré à l'AFP le rédacteur en chef du Nation Mirror, Simon Aurelious, précisant que l'ordre de fermeture avait été émis mardi.

Selon M. Aurelious, les responsables de la Sécurité nationale ont indiqué au Nation Mirror que "le journal s'est livré à des activités incompatibles avec son statut", sans pour autant fournir d'explication plus précise.

Mardi et mercredi matin, le quotidien avait consacré sa première page à un rapport de la fondation américaine The Sentry, co-fondée par l'acteur George Clooney, accusant l'élite politique et militaire du Soudan du Sud de s'être enrichie en profitant de la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013.

Le rapport, dont la présentation à Washington avait été couverte par de très nombreux médias à travers le monde, épingle en premier lieu le président Salva Kiir et son ancien vice-président devenu son ennemi à la tête de la rébellion, Riek Machar.

Le gouvernement a quant à lui qualifié le rapport de "foutaise absolue".

M. Aurelious a souligné que les autorités avaient menacé deux semaines plus tôt de fermer le journal après que ce dernier eut refusé de révéler le nom de l'auteur d'un article très critique envers le gouvernement. Le Nation Mirror avait par ailleurs été fermé pendant neuf mois à partir de février 2015 à la suite d'un article sur les activités de rebelles liés à Riek Machar.

"C'est une nouvelle choquante", a de son côté réagi Alfred Taban, président de l'Association pour le développement des médias au Soudan du Sud. Journaliste respecté, M. Taban avait lui-même été détenu au secret pendant 13 jours en juillet après la publication d'un éditorial au vitriol dénonçant l'échec complet des deux têtes de l'exécutif sud-soudanais, MM. Kiir et Machar.

Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, est le théâtre depuis décembre 2013 d'une guerre ayant fait des dizaines de milliers de morts et marquée par des atrocités, dont des massacres à caractère ethnique.

Quelques jours avant l'annonce de la fermeture de journal, l'ONU s'était inquiétée de menaces ciblant des représentants de la société civile ayant rencontré les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à Juba le 3 septembre.

Avec AFP

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Un chef coutumier et 4 civils tués dans deux attaques à Beni

Soldats des FARDC à Paida, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 7 décembre 2018.

Un chef traditionnel et quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques dans le territoire de Beni, théâtre de violences permanentes dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris des sources militaire et administrative.

"Nous avons repoussé la nuit une attaque des ADF (Allied Democratic Forces, rebelles musulmans ougandais) à Magboko près d'Oicha. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la fuite de l'ennemi que nous poursuivons. Malheureusement, deux civils ont été exécutés", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu (est).

A Eringeti, situé à 30 km de cette première localité attaquée et à 60 km au nord de la ville de Beni, un chef coutumier a été tué avec deux autres civils dont une femme", a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Si à Magboko, l'incursion des ADF ayant fait deux morts a débuté vers 23 heures, pour le cas d'Eringeti, les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cet acte", a précis M. Kibwana.

"Les victimes de Magboko ont été tuées à la machette alors que celles d'Eringeti ont été tuées par balles tirées par des éléments en uniformes non encore identifiés", a souligné Teddy Kataliko, l'un des responsables de la société civile du territoire de Beni.

"C'est inconcevable qu'un chef du village soit abattu dans un milieu où l'armée est déployée", a-t-il ajouté.

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le village de Mukoko déserté à Beni après les massacres (vidéo)
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Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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