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Sommet Etats-Unis/Afrique: Michelle Obama salue les jeunes leaders africains

Il est temps d’exploiter le potentiel des jeunes leaders africains, a estimé Michelle Obama

Dans son allocution au centre Kennedy, ici à Washington, Mme Obama a dit que « ces jeunes gens et femmes sont vraiment extraordinaires ».

Dans un discours à l’occasion du forum « Investir dans notre avenir », un programme sur l’avancement des femmes et des filles en Afrique, la Première Dame des Etats-Unis a salué les 500 jeunes dirigeants africains conviés aux Etats-Unis par l’administration Obama pour prendre part au programme Washington Fellowship. Cette initiative américaine en faveur des jeunes leaders africains (YALI) a été rebaptisée "Mandela Washington Fellows pour les jeunes leaders africains" en l'honneur de Nelson Mandela, l'ancien président sud-africain décédé en décembre 2013.

Dans son allocution au centre Kennedy, ici à Washington, Mme Obama a insisté sur le fait que « ces jeunes gens et femmes sont vraiment extraordinaires. Beaucoup d'entre eux ont à peine la moitié de mon âge et ils ont déjà fondé des ONG, ils ont lancé leur propre entreprise, ils ont atteint des niveaux supérieurs au sein de leurs gouvernements ».

"La passion, l'intelligence et le dévouement de ces jeunes leaders ont inspiré tous ceux, ici aux Etats-Unis, qui ont eu le plaisir de passer un moment avec eux", a-t-elle ajouté.

"Ces jeunes gens travaillent si dur dans leurs communautés. Ils font face à de nombreux défis et obstacles", a poursuivi Mme Obama, et ils recherchent auprès de nous les moyens d’apporter des solutions. "Nous devons apprendre de leurs expériences et de leur expertise."

La Première Dame a rappelé que "ces jeunes développent toutes sortes de nouvelles technologies et stratégies de médias sociaux pour résoudre les problèmes que notre génération n'a pas encore résolus. Qu'il s'agisse d'une application pour lutter contre le cancer du col de l’utérus, ou d’une nouvelle approche vis-à-vis de l'énergie propre - ils arrivent avec des solutions que nous n'aurions jamais pu imagine."

Il est temps d’exploiter leur potentiel, a estimé Mme Obama.

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Elizabeth Warren confirme sa place dans le trio de tête de la course démocrate à la Maison Blanche

Vue du plateau du débat des démocrates à Miami.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a assis mercredi soir sa stature de prétendante sérieuse à la Maison Blanche lors d'un premier débat démocrate marqué par la crise migratoire et la solide performance de plusieurs "petits" candidats.

Dix démocrates étaient pour la première fois réunis sur un plateau de télévision à Miami, grande ville de Floride, un Etat clé dans les élections américaines.

Jeudi soir, avec une affiche nettement relevée, ce sera au tour du second groupe de prétendants à la Maison Blanche d'entrer en scène. Les deux meneurs dans les sondages --l'ancien vice-président centriste Joe Biden et le socialiste Bernie Sanders-- croiseront le fer avec deux étoiles montantes du peloton de tête -- la sénatrice Kamala Harris et le jeune maire Pete Buttigieg-- ainsi que six autres candidats.

Pourfendeuse de Wall Street âgée de 70 ans, c'est armée d'un programme déjà très étoffé qu'Elizabeth Warren a grimpé à la troisième place des sondages pour l'investiture démocrate ces dernières semaines.

Ses propositions détaillées sur un vaste éventail de sujets sont même devenues objet de plaisanterie, sa phrase préférée en meeting --"j'ai un projet pour cela"-- étant devenue un classique de ce début de campagne.

Bénéficiant de ne pas avoir à partager le plateau avec son rival direct Bernie Sanders, elle a dénoncé "une économie qui marche parfaitement pour ceux qui ont de l'argent mais pas pour les autres".

- Image "déchirante" -

Dans cette ville de Miami où sept habitants sur dix sont Hispaniques, la polémique sur la gestion par le président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique a pris une grande importance dans le débat, après les révélations sur les conditions de vie sordides de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette.

Cette image "est déchirante. Elle devrait aussi nous foutre tous en rogne", s'est indigné Julian Castro, qui espère devenir le premier président hispanique des Etats-Unis.

"Si j'étais président aujourd'hui, je signerais un décret pour annuler la politique de tolérance zéro de Trump", a-t-il lancé.

La politique étrangère, l'Iran, le problème endémique de la violence par armes à feu, le changement climatique... les prétendants démocrates à la Maison Blanche ont critiqué Donald Trump et exposé leurs vues souvent proches, certains petits candidats parvenant à imprimer leur marque, comme Julian Castro.

Proche des 0%, le maire de New York Bill de Blasio a ainsi été le premier à interrompre un de ses rivaux et a lancé plusieurs tirades passionnées, en affirmant vouloir replacer "les travailleurs au premier plan".

La sénatrice modérée Amy Klobuchar a, elle, été chaudement applaudie lorsqu'elle a remis en place l'un des ses rivaux qui affirmait être le seul à avoir voté une loi protégeant le droit à l'avortement.

Le sénateur Cory Booker, seul candidat noir sur le plateau, a multiplié les références aux difficultés encore plus criantes rencontrées par les minorités.

Très attendu en début de campagne, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke n'a lui pas fait d'étincelles.

- "Ennuyeux!" -

Alors qu'il vole vers le Japon pour un sommet du G20, Donald Trump a affiché à plusieurs reprises son dédain pour ses rivaux potentiels, ironisant d'un tweet pendant le débat: "Ennuyeux!"

Mais un sondage le donnait la semaine dernière perdant en Floride face à plusieurs démocrates engagés dans la primaire, Joe Biden en tête.

"Les démocrates ont proposé une prise d'assaut de la société, par un gouvernement radical, qui démolirait le rêve américain", a réagi son équipe de campagne en clôture du débat, vantant la bonne santé de l'"économie Trump".

Un temps éclipsée en milieu de débat, Elizabeth Warren a conclu en rappelant son enfance modeste pour exposer sa vision.

"Je suis dans ce combat car je suis convaincue que nous pouvons faire marcher notre gouvernement, notre économie et le pays non seulement pour ceux qui se trouvent au sommet mais pour tous" les Américains.

Mais certains s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme "Pocahontas" pour moquer sa revendication controversée de très lointaines origines amérindiennes.

A huit mois des premiers votes de la primaire démocrate, il est encore trop tôt pour esquisser un réel pronostic, souligne Kyle Kondik, politologue à l'université de Virginie. Et "la première soirée risque d'être oubliée dès que les grands noms arriveront" jeudi soir.

Avec AFP

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