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Sommet Etats-Unis/Afrique: Michelle Obama salue les jeunes leaders africains

Il est temps d’exploiter le potentiel des jeunes leaders africains, a estimé Michelle Obama

Dans son allocution au centre Kennedy, ici à Washington, Mme Obama a dit que « ces jeunes gens et femmes sont vraiment extraordinaires ».

Dans un discours à l’occasion du forum « Investir dans notre avenir », un programme sur l’avancement des femmes et des filles en Afrique, la Première Dame des Etats-Unis a salué les 500 jeunes dirigeants africains conviés aux Etats-Unis par l’administration Obama pour prendre part au programme Washington Fellowship. Cette initiative américaine en faveur des jeunes leaders africains (YALI) a été rebaptisée "Mandela Washington Fellows pour les jeunes leaders africains" en l'honneur de Nelson Mandela, l'ancien président sud-africain décédé en décembre 2013.

Dans son allocution au centre Kennedy, ici à Washington, Mme Obama a insisté sur le fait que « ces jeunes gens et femmes sont vraiment extraordinaires. Beaucoup d'entre eux ont à peine la moitié de mon âge et ils ont déjà fondé des ONG, ils ont lancé leur propre entreprise, ils ont atteint des niveaux supérieurs au sein de leurs gouvernements ».

"La passion, l'intelligence et le dévouement de ces jeunes leaders ont inspiré tous ceux, ici aux Etats-Unis, qui ont eu le plaisir de passer un moment avec eux", a-t-elle ajouté.

"Ces jeunes gens travaillent si dur dans leurs communautés. Ils font face à de nombreux défis et obstacles", a poursuivi Mme Obama, et ils recherchent auprès de nous les moyens d’apporter des solutions. "Nous devons apprendre de leurs expériences et de leur expertise."

La Première Dame a rappelé que "ces jeunes développent toutes sortes de nouvelles technologies et stratégies de médias sociaux pour résoudre les problèmes que notre génération n'a pas encore résolus. Qu'il s'agisse d'une application pour lutter contre le cancer du col de l’utérus, ou d’une nouvelle approche vis-à-vis de l'énergie propre - ils arrivent avec des solutions que nous n'aurions jamais pu imagine."

Il est temps d’exploiter leur potentiel, a estimé Mme Obama.

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Destituer Trump? Le dilemme des démocrates

De la gauche vers la droite, les députées democrates Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib, à Capitol Hill à Washington, le 26 février 2019.

Les démocrates américains restaient divisés dimanche sur les risques politiques d'une procédure de destitution du président Donald Trump pour entrave à la justice, un délit qu'ils estiment prouvé par le rapport du procureur spécial Robert Mueller.

Mais, dans l'optique de la réélection en 2020, le camp républicain et le président profitaient du fait que Robert Mueller n'avait lui-même pas recommandé de poursuites pénales pour serrer les rangs et tenter de tourner la page russe.

"C'est une décision très difficile", a dit dimanche le démocrate Adam Schiff, chef de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, la chambre basse du Congrès que les démocrates contrôlent depuis janvier.

"Peut-être que nous irons jusque-là, peut-être pas", a dit le président de cette commission qui serait chargée de lancer les hostilités, Jerry Nadler. D'abord, il faut "évaluer toutes les preuves", a-t-il dit sur NBC.

Selon la Constitution, la procédure d'"impeachment" commence à la Chambre: ses élus peuvent voter une mise en accusation, auquel cas il reviendrait au Sénat de juger le président afin de le destituer ou de l'acquitter. Mais le Sénat est à majorité républicaine...

"Il est certain qu'une destitution échouerait si le parti républicain continuait à faire passer le parti avant le pays et à soutenir le président quels que soient ses manquements éthiques et sa malhonnêteté", a reconnu Adam Schiff.

A quoi bon plonger le pays dans une bataille perdue d'avance, à moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle? s'interrogent de nombreux démocrates.

A ce jour, la sénatrice Elizabeth Warren, candidate aux primaires présidentielles, est la principale figure démocrate à avoir appelé au lancement de cette procédure, mais elle est isolée. Un seul des 17 autres candidats, Julian Castro, l'a aussi fait.

Le sénateur Cory Booker, par exemple, a dit dimanche que l'heure n'était pas venue, et qu'il voulait d'abord avoir entendu Robert Mueller en audition parlementaire. Les autres évitaient le sujet.

- Moral? -

Le rapport Mueller est un extraordinaire document, élaboré grâce à plus de 2.800 requêtes judiciaires de documents, plus de 500 mandats de perquisition et environ 500 témoins interrogés, dont de nombreux membres de l'entourage du président (Donald Trump n'a répondu aux questions des enquêteurs que par écrit).

Le grand paradoxe est que le procureur Mueller détaille sur des dizaines de pages dix tentatives d'entrave à ses investigations, dont quantité de mensonges et de manigances pour induire en erreur la presse et le grand public... Mais il n'a pas recommandé de poursuites, puisqu'un président en exercice ne peut être inculpé, laissant donc au Congrès la responsabilité de tirer les conclusions du rapport.

"Quand est-ce que Mueller est devenu Dieu?" a demandé sur Fox News l'avocat du président, Rudy Giuliani, qui a fait une tournée de victoire dans plusieurs émissions politiques dominicales.

Comme lui, le camp Trump effectue une analyse sélective du rapport Mueller. Il rejette d'une part comme fantaisistes les multiples éléments à charge découverts par les enquêteurs, mais fait valoir d'autre part que le procureur spécial n'a pas conclu qu'un délit avait été commis.

L'unité républicaine n'est toutefois pas totale. Le sénateur Mitt Romney, critique régulier de Donald Trump, s'est dit vendredi "écoeuré par l'étendue et l'ampleur de la malhonnêteté et des errements d'individus occupant la plus haute fonction du pays, y compris le président".

L'ancien candidat à la Maison Blanche faisait notamment référence au fait que l'entourage du président, dont l'un de ses fils, ait accepté de rencontrer des Russes disant disposer d'informations compromettantes sur Hillary Clinton.

"Il n'y a rien de mal à recevoir des informations des Russes. Cela dépend d'où elles viennent", a dit Rudy Giuliani sur CNN. "Il n'y pas de délit".

Mais est-ce moral?, lui a demandé le journaliste.

"Les procureurs ne s'intéressent pas à la moralité", a répondu l'avocat, ancien maire de New York.

Une conseillère du président, Kellyanne Conway, affichait le même pragmatisme: "Les gens se souviendront de cette semaine comme de celle où il a été réélu", a-t-elle affirmé sur ABC.

Avec AFP

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