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Sommet de la CEEAC au Gabon: le président Bongo fait son retour sur la scène internationale

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, le 16 août 2019.

Le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba a fait mercredi son grand retour sur la scène diplomatique internationale, 14 mois après son AVC, en présidant mercredi à Libreville un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC).

M. Bongo, 60 ans, a prononcé un discours d'environ quatre minutes devant une centaine des responsables politiques, diplomates et membres de la presse, rapporte une journaliste de l'AFP.

Il s'agit du premier discours prononcé en direct par le président gabonais depuis qu'il a été victime, le 24 octobre 2018, d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l'a considérablement affaibli et laissé absent de long mois, en convalescence à l'étranger puis au Gabon.

"Je voudrais (...) vous souhaiter la plus cordiale bienvenue à Libreville, à l'occasion de ce sommet extraordinaire, consacré à la réforme institutionnelle de notre communauté", a déclaré M. Bongo, debout à la tribune.

Quatre autres chefs d'Etat, sur les onze pays qui composent la CEEAC, avaient fait le déplacement: les présidents du Tchad, Idriss Déby Itno, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, et de Sao Tomé-et-Principe, Evaristo Carvalho.

Cette réforme institutionnelle "doit permettre à notre communauté de s'adapter aux défis de l'heure, et de renforcer son rôle en tant que pilier de l'Union africaine", a poursuivi M. Bongo, s'exprimant sans difficulté notoire mais marquant plusieurs secondes de pause entre chaque phrase.

Le président Bongo assure la présidence tournante de la CEEAC depuis 2015. Cette organisation créée en 1983, qui regroupent 11 pays a pour objectif d'instaurer un marché commun. Ce sommet extraordinaire, annoncé il a quelques semaines seulement est consacré à sa réforme institutionnelle, actant notamment le passage d'un Secrétariat général à une véritable commission sur e modèle de celles de l'Union européenne (UE) ou de l'Union africaine (UA).

Mais experts et diplomates y voient davantage une occasion pour M. Bongo de présider un sommet international avant la fin de l'année, après avoir manqué plusieurs rendez-vous diplomatiques majeurs en 2019.

Une partie de l'opposition estime que le président Bongo, au pouvoir depuis 10 ans, n'est plus en capacité de diriger le pays depuis son AVC.

Durant sa convalescence, le président a essuyé une tentative de coup d'Etat en janvier 2019 et le pays a connu huit remaniements ministériels en un an.

Ces quatre semaines, il a multiplié les apparitions publiques, manifestement en meilleure forme que les mois précédents. Un retour sur la scène médiatique qui coïncide avec le lancement d'une vaste opération anticorruption jusqu'au sommet de l'Etat. Cette dernière a conduit à l'incarcération vendredi de l'ancien directeur de cabinet du président Bongo, Brice Laccruche Alihanga, devenu le véritable homme fort du pays durant sa convalescence, qui a été inculpé notamment de détournement de fonds publics.

Trois autres ministres et 13 hauts responsables du gouvernement et de l'administration proches de M. Laccruche, ont également été placés en détention provisoire.

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Bientôt de l’eau pour tous à Libreville et ses environs

Une femme charge dans un taxi des conteneurs remplis d'eau recueillie dans une source naturelle à Libreville, au Gabon, le 2 février 2021.

Le projet concerne la réhabilitation de 300 km du réseau d’eau et la construction d’un château d’eau à Ntoum.

Aux grands maux les grands remèdes. Les autorités gabonaises ont lancé, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), un vaste plan d’investissement hauteur de 75 milliards de francs CFA destiné à améliorer la desserte en eau potable de Libreville, la capitale, et ses environs.

Le Gabon dispose d’un potentiel considérable de ressources en eau estimé à 170 milliards de mètres cubes par an. Mais paradoxalement, des secteurs entiers de la capitale et de sa banlieue tentaculaire vivent au rythme des pénuries assez récurrentes.

Ces difficultés sont devenues plus évidentes avec la pandémie du nouveau coronavirus. Alors que le gouvernement insiste sur la nécessité d'appliquer les mesures de prévention, la première d'entre elles, le lavage des mains, est difficile, voire impossible à appliquer quand l'eau n'est pas accessible.

"Ce sont là des travaux très importants qui vont aider à améliorer le quotidien des populations", affirme Alain Claude Bilie By Nzé, ministre de l’Energie et des ressources hydrauliques du Gabon. "Lorsqu’on améliore le quotidien en matière d’eau potable, on lutte aussi contre un certain nombre de maladies", ajoute-t-il.

Initiés fin mars, ces travaux devraient durer environ 14 mois, selon les responsables du projet.

Au final, le programme devrait permettre à plus de 300 000 ménages additionnels d’avoir accès à l’eau potable à travers le pays, précisent les autorités.

La jeunesse gabonaise sensibilisée contre le mauvais usage des réseaux sociaux

"Dangers sur le net", une partie de la formation des relais communautaires, à Libreville, au Gabon, le 18 octobre 2021.

Si internet est un outil d’information indispensable, il peut aussi devenir l'espace de toutes les dérives.

Au Gabon, la rentrée scolaire 2021-2022 est placée sous le sceau de la sensibilisation contre les dangers liés au mauvais usage des réseaux sociaux. Pour les organisations de la société civile, la formation des relais communautaires s’impose pour attaquer ce phénomène des temps modernes à la racine.

Simples d’utilisation, ouverts sur le partage d’informations et chronophages, les réseaux sociaux et les plates-formes communautaires dans leur ensemble doivent être considérés par les parents avec une attention toute particulière.

C’est le point de vue défendu par Thierry Boudiendzo, assistant social au centre d’accueil pour enfants en difficulté "Arc en ciel" situé sur la vallée Sainte-Marie à Libreville, la capitale gabonaise.

"Il y a par exemple des adultes qui prennent de fausses identités sur la toile, entrent en contact avec les enfants et abusent d’eux dans tous les sens du terme. La responsabilité de tous les acteurs de la société est ici engagée afin de protéger cette jeunesse vulnérable face aux influences de toutes sortes sur les réseaux sociaux", lance-t-il.

L’apparition en début d’année sur la toile, de vidéos montrant des jeunes filles vêtues de leurs tenues scolaires, montrant leur torse ou s’adonnant à des danses jugées obscènes avait scandalisé l’opinion publique à Libreville.

Ce qui paraissait être un jeu ou un délire de jeunesse entre filles avait débouché sur une série de mesures disciplinaires, notamment l’exclusion temporaire des jeunes mises en cause formellement identifiés par les responsables d’établissement.

Depuis lors, Guy Nguema Ondo, proviseur d’un lycée écorné par ce scandale, a amplifié des règles de discipline applicables à tous les élèves. "Elles ont été punies par le conseil de discipline. Elles ont eu 21 jours d’exclusion. De retour au lycée après cette sanction, elles comme tous leurs collègues sont soumis à une charte de bonne conduite", confie-t-il.

Pour les organisations de la société civile, l’heure est à la prévention car si internet est un outil d’information indispensable, il peut s’avérer aussi un espace par excellence de toutes les dérives. D’où l’urgence de former des relais communautaires pour protéger les jeunes face à ses multiples dangers.

"Aujourd’hui, nous formons déjà les parents qui seront chargés à leur tour de sensibiliser et de former les enfants contre la protection des données", soutient Landry Bekale Mintsa, informaticien.

Le Gabon s’est doté depuis 2011 d’une Commission nationale de protection de données à caractère personnel sur internet. Mais cet outil de régulation peine vraisemblablement à remplir ses missions.

Abus sexuels: pas de plainte contre des Casques bleus gabonais en RCA

Le secrétaire général Antonio Guterres de l'ONU entouré des Casques bleus à Bangassou, en Centrafrique, le 25 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)

L'ONU avait pourtant fait état des allégations d’abus sexuels sur cinq filles.

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a affirmé mercredi à Libreville que la justice de son pays n'avait reçu aucune plainte visant des Casques bleus gabonais, accusés par l'ONU d'exploitation et d'abus sexuels sur cinq filles.

Le gouvernement centrafricain a écrit aux Nations unies en demandant "à ce que nous soyons dorénavant impliqués dans les enquêtes qui sont en cours, tant du côté des Nations unies que du Gabon", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse à Libreville, au Gabon.

"Nos institutions n'ont pas reçu (...) des plaintes de la part des victimes", a ajouté M. Touadéra

Le 15 septembre, les Nations unies avaient ordonné le retrait des quelque 450 Casques bleus gabonais de sa force de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca) après des accusations d'exploitation et d'abus sexuels sur lesquels le gouvernement gabonais a ouvert une enquête.

La Minusca avait invoqué "des allégations d’abus sexuels sur cinq filles" dans une localité du centre du pays et l'ONU à New York avait insisté sur le fait que sa décision était également fondée sur des faits plus anciens.

"Depuis 2015, en tenant compte de ces dernières, ce sont 32 allégations d'exploitation et d'abus sexuels que nous avons enregistrées concernant 81 présumés auteurs de la République du Gabon, tous militaires des contingents actuellement ou anciennement déployés au sein de la Minusca", avait précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric. Il avait ajouté que "six de ces allégations ont été étayées par une enquête".

Si les faits sont avérés, "il faut que des responsabilités soient dégagées, qu'il y ait des réparations pour les victimes", a déclaré le chef de l'Etat centrafricain.

Les accusations d'agressions sexuelles "ne sont aujourd'hui pas fondées", avait déclaré le 7 octobre Jessye Ella Ekogha, porte-parole de la présidence gabonaise.

La Minusca a été déployée par l'ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui a suivi un coup d'Etat l'année précédente contre le président François Bozizé.

Les combats qui ont suivi entre la coalition de groupes armés qui l'avait renversé, la Séléka, à majorité musulmane, et des milices soutenues par le chef de l’Etat déchu, les anti-balakas, dominées par les chrétiens et les animistes, ont culminé en 2014 et 2015.

Au Gabon, le drame des milliers d'"enfants fantômes"

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Assemblée générale de l’ONU: Mahamat Idriss Deby, Ali Bongo et Evariste Ndayishimiye

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